Edito

Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 01:00


2012 : et une décade de plus pour le magazine gratuit. L’un des derniers indépendants, ce bimestriel, affichant 100 000 exemplaires à son compteur (répartis entre la France, la Canada, le Luxembourg et la Belgique), n’a en rien perdu de sa vigueur et continue de défricher les musiques actuelles de l’espace francophone. 
      


Mais qu'est-ce que Sur la même Longueur d'Ondes (L.O.) ? La réponse est géovariable, sans cesse en mouvement, preuve que la musique est matériau vivant qui ne cesse de se renouveler. Une revue qui, sans jamais se noyer, n’hésite pas à nager à contre-courant, traitant ainsi en majorité les autoproduit et faisant appel à son propre réseau de diffusion. Et trois composantes essentielles :

UN NOM
Presque un slogan, emprunté à un album de Diane Dufresne daté de 1975. Dufresne ? La chanteuse québécoise, ses costumes excentriques et son goût pour la mise en scène ou la peinture. C’est assez symbolique de l’ambiguïté que voulait entretenir le magazine, lui-même à cheval entre deux continents et avec une volonté pluridisciplinaire. D’un clin d’œil, cette phrase-titre “Sur la même Longueur d’Ondes” est rapidement devenue une envie, la nécessité de drainer une large communauté - “du même avis” - délaissée par les médias traditionnels. Comme une promesse, une réponse francophone à nos cousins du magazine Rolling Stone (dont le titre fut, lui, emprunté à Muddy Waters).

UNE PHILOSOPHIE
Rédaction ? Plutôt un “collectif”. Un rassemblement d’individualités (photographes, journalistes, musiciens, écrivains, plasticiens, animateurs radio…) autour d’un projet commun. Un savant mélange d’expériences et de générations aux goûts très hétéroclites. Assez pour se revendiquer multiculturel et s’éloigner des diktats du journalisme lambda. Et si certains ont déjà pu tâter le caractère entier de certains de ses collaborateurs, n’est-ce pas, là encore, logique ? Ici, les choix ne se justifient pas par le contexte, mais les tripes. Ici résistent quelques passionnés et autres insoumis ! Un Adn plutôt “rock”, finalement. Car Longueur d’Ondes est à l’image du monde qu’il défend : une horde d’enthousiastes, une “famille” d’auteurs qui multiplient les projets internes et externes. C’est au contact des autres que l’on s’enrichit ? Le magazine en est l’illustration.

UNE IDENTITÉ
C’est surtout l’un des derniers magazines indépendants ! Qui subsiste musicalement aujourd’hui pour défendre les petits, les artistes en développement, les oubliés et indépendants ? Un bon tiers du magazine propose à chaque parution des entrevues et des chroniques avec des artistes autoproduits ! Ces trois axes (nom, philosophie, identité) sont les pierres fondatrices de l’édifice. La raison qui anime la rédaction, la motive. Ils expliquent, au fond, l’essentiel : l’économie vacillante autant que les coups de gueules, les coups de cœur et la réelle différence avec la concurrence.

UN MAGAZINE ?
Ca fait 30 ans que l’on vous ment...
C’est un esprit ! Un savoir-vivre et une façon d’être ! Que vous en partagiez les choix éditoriaux ou non, à travers son indépendance, au fond, c’est aussi la vôtre qui se joue.


> Nouveau site web
Illustration : Florent Choffel

 
 

Par Dossier presse LO
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 01:00


C’était le 8 mai 2005. Le Wall Street Journal publiait l’article « Faîtes-moi des électrochocs, les Ramones sont devenus mainstream. » 2011, l’imagerie du quatuor punk américain sert à transformer en homme-sandwich les clients de magasins de fringues à bas prix. Oui, oui. Rien ne se perd, tout se transforme… Rigolez, allez ! Viendra un jour où votre vieille sera affublée d’un pull cœur croisé à l’effigie de la bestiole d’Iron Maiden.


Quoi qu’il en soit, force est de constater que le rock a su dépasser le simple exercice de style. De courant musical libertaire à philosophie de vie, il a contaminé tous les bastions cultureux : photo (allez donc voir Rockfolio), vidéo (idem avec Rock en Clips), dessin (Rock’Art), voire littérature (Bibliothèque Rock). Pas mal pour une musique remplie de loosers, de putains, d’autistes, de poètes, de junkies et autres génies.


Surtout la preuve que le rock reste un matériau vivant, ouais ! Et c’est justement cette vivacité qui permet l’émergence de puristes ou d’amateurs occasionnels, de rois déchus ou d’escrocs magnifiques, qui favorise les découvertes ou les débats enflammés. C’est cette réalité à laquelle rend hommage Rock en Seine en faisant le tour du domaine.


Un festival ne reste peut-être qu’un best-of, qu’un morceau immergé de l’iceberg, mais il vous reconnecte au réel. A l’émotion. C’est un shoot d’adrénaline à vivre en live. A avaler d’un trait, le souffle court. Un concentré dionysiaque qui permet d’oublier son quotidien. Bref, un accélérateur de vie qui ne peut se contenter de la chaîne hi-fi ou de l’enceinte de l’ordi.


Foo Fighters, The Kills, Arctic Monkeys, Interpol, Archive, Deftones…
Magnez-vous, qu’on vous dit ! Il se peut qu’un jour, eux aussi, finissent sur un t-shirt de supermarché. Oui, mais voilà. A vos gosses, à vos potes, bombant le torse et plissant le sourcil en regardant l’horizon, vous pourrez leur dire : « J’y étais, petit. J’y étais. » Le reste ? Le reste n’aura foutrement aucune importance.

 

C’est ça, être rock.

 



 


> Blog Rock en Seine

PS : Pour les absents, et ce depuis 2007, suivez l'actualité du festival à travers la RockCover, son blog officiel. Comptes-rendus des concerts, interviews des artistes, focus sur les révélations, anecdotes en direct des coulisses, vidéos d'ambiance, photos, archives des autres éditions... Bref, retrouvez le parc de Saint-Cloud 24h/24 depuis le blog, l'application mobile et le Facebook du festival.



Par Blog Rock en Seine
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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 01:00

Scorpions, Snoop Dogg, David Guetta, Supertramp, Cypress Hill, Lou Reed, PJ Harvey, The Chemical Brothers…
Que l’on aime ou non, qu’on en pleure, qu’on en rit, qui aurait cru que ces artistes feraient un jour une pause dans le Kreiz Breizh ? Personne, allons ! Et c’est la même ritournelle (bretonne) qui est chantée chaque année depuis la création du festival en 1992.

Vieilles-Charrues-2012.jpg
Mais loin d’être un aboutissement, la 20ème édition est surtout un cap (breton ?). Un horizon qui espère en reprendre 20 de plus. Avec l‘appétit vorace des grands enfants. Car, cette année encore, de nouveaux records sont à inscrire dans la mythologie du festival : 212 000 entrées payantes (soit 260 000 personnes sur le site, 14 000 de plus qu'en 2010) ; 175 000 billets vendus en seulement trois jours ; et la 2ème fois (avec 2001) que le festival est complet.

Anniversaire pluvieux, anniversaire heureux ? Faut croire... C'est toute une fierté qui s'exprime ici chaque jour : la fierté d'être bénévole, de soutenir l'activité locale, économique et artistique. La musique ne reste peut-être que du bruit organisé, mais vu les émotions suscitées, la passion qui en découle, les frissons ressentis – et ce, quelque soit son âge, son origine, sa culture – on ne peut que regretter de ne pas déjà être à demain.

21ème, nous voilà ! On a hâte…



Comptes-rendus de concert

// House of Pain // Misteur Valaire // Dj Zebra // David Guetta // The Inspector Cluzo // Shaka Ponk // Adam Kesher //




Par Facebook Vieilles Charrues
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 01:00

Plus de places ? C’est ballot, dirons certains... Mais pas si désespéré, répondrons les autres ! Car cette année, les Vieilles Charrues investissent d’autant plus la Toile : Facebook, Twitter, application smartphone… A tous les orphelins du pré de Kerampuilh, une session de rattrapage est offerte 24h/24.

Vieilles-Charrues2011.png « On n’a pas tous les jours 20 ans » dit un peu facilement la chanson populaire. Et de Lorie à Amel Bent, de Serge Lama à Pierre Bachelet, de Juliette and the Licks à Placebo, tous ont chanté cet âge qui sied bien au teint du festival. Putain, 20 ans ! 20 ans, c’est encore l’insouciance, mais c’est aussi un vin de réserve qui se bonifie avec le temps. C’est un pont entre les générations autant qu’un anniversaire imparable comme événement. 

Mais au fait, que faisaient donc les groupes, programmés en 2011, à la création du festival ? Dr. Dre balançait son album « The Chronic », propulsant la carrière du p’tit Snoop Doggy Dogg ; Pulp tapait du pied, torse-nu sous une veste en daim, dans le clip « Babies » ; Jean-Louis Aubert poursuivait son échappée en solitaire avec son cd « H » ; Eddy Mitchell recevait la Victoire de la musique du meilleur concert de l’année ; David Guetta épousait sa femme… Cathy ; Cypress Hill montait sur sa première scène (au festival de Lollapalooza) ; Yannick Noah venait, un an auparavant et au rythme de « Saga Africa », de mener l’équipe de France à la victoire en Coupe Davis ; Lou Reed sortait l’album « Magic and Loss » ; The Chemicals Brothers enregistraient leur premier morceau « Song to the Siren » ; et PJ Harvey inaugurait sa carrière avec son opus « Dry ».

La plupart, à l’image du festival du Kreiz Breizh, menait ainsi leurs premiers combats, affutait leurs arguments et rentrait de plein pied dans l’Histoire. Facebook, Twitter, application smartphone, site Internet… C’est pour cette raison que l’équipe de la webcover des Vieilles Charrues relaiera 24h/24 toutes les dernières actus, les concerts et anecdotes des coulisses EN DIRECT du festival. Car ici, c’est chaque jour, et petit à petit, un peu de la mémoire collective qui s’écrit.

« On n’a pas tous les jours 20 ans », disait machin ? Tu m’étonnes, ouais. Et c’est peu dire, mon gamin.




Par Vieilles Charrues
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 01:00

 

Groupe à mèche, rock français, quatuor parisien… Avouez qu’il y a de quoi se twister les amygdales ! Et pourtant. Et pourtant méfiez-vous de leur p’tites gueules de gendre idéal. Les Clock n’ Works sont du genre à flatter par devant la belle-mère, mais à claquer le fessier de la voisine ou à pisser dans la soupière dès que la vieille a le dos tourné. Le type même qui écrase sa clope dans la purée, avec un sourire en coin. Sûr de son effet.

Clock-n-Works_1.pngEux, du rock à papa ? Plutôt des orphelins du genre, ouais. Voire des bâtards magnifiques. Et pourquoi pas ? Car si certains y trouvent des relents old school, les sales gosses d’Orsono Records sont loin d’avoir une approche scolaire. Bien au contraire ! Il n’y a pas que les rosbifs pour ressusciter les solos, faire culbuter classe et décadence, brutalité et mélo. Oui. Les Frenchies – aussi – sont capables de faire monter la cote, le poing en l’air et l’autre main dans une culotte.

2008 : 1ère date au Gibus parisien, avec un tremplin Emergenza comme amuse-gueule, dont ils ressortent vainqueur, et une envie d’y aller ras-la-gueule. Mais après une vautre mémorable en étape internationale, c’est décidé : Clock n’ Works cultivera la vengeance. Et pas de celle qui se mange froide. De celle qui vous bastonne la panse, vous ruine le futal et vous fait claquer du talon avec joie. New Morning, Scène Bastille, Elysée Montmartre, Flèche d’Or, festival off du Printemps de Bourges… En seulement quelques mois, ces Frenchies se découvrent érotomanes de la scène. Premiers émois.

Dire que tout à commencer sur Paris… Kevin se rêve en guitar hero. Max prend le micro. L’un écrit sans les cris. L’autre chante, grimace, hurle et trépigne. Vit. Met en musique les mots. In English dans le texte, en guise de propos. Puis vint ensuite les balbutiements dans une chambre de bonne, les jams improvisées dans les soirées entre potes…
Mais attention, pas de « the » devant le nom, mais un « n’ » polisson qui joue les trouble-fêtes. Pourquoi d’ailleurs ce nom ? Pour son rock réglé comme du papier à musique, magistral, avec pour entête le leitmotiv « Classe et brut ». Reste plus qu’à intégrer un bassiste (Jérome) et batteur jazz (Vivien). Les idées sont alors balancées sur la table comme on distribue les cartes, avec une insolente martingale.

Clock-n-Works_2.pngAvec un 1er E.P. promo et autoproduit « No Time To Meet The Pastor » (2010), Clock n’ Works prouve que l’énergie peut se faire autant sensuelle que rageuse. Explosive et impulsive. Naturelle. Le 18 avril, deuxième acte : l’E.P. « However You Wanna Call It » est livré avec la montée de sève printanière. Ecoutez voir le single « Oh Yeah right ». Ca sent la plage, baby. La pin-up en grenouillère et la bagnole, lancée à toute balle, avec l’autoradio comme b.o.
Et du compact « Mister Hides » en passant par le mélodique « King Of Radio », difficile de passer à côté de ce rock garage dopé aux spasmes pop. Les harmonies vocales viennent vous butiner les cages à miel le temps d’un coup de cul sur la piste. Primal. Frénétique et nerveux. Le tout ayant été enregistré entièrement en live, avec l’aide d’Arnaud Bascuñana (M, Déportivo, No One Is Innocent, Bumcello, Luke). Excusez du peu.

Mais là où Clock n’ Works remet les pendules à l’heure, c’est assurément sur scène. Les rouages de la minuterie sont précis, avec pour seule prétention d’être chez soi. Où qu’ils soient. Ca grimace, ça frappe le rythme du pied comme une épileptique majorette. La basse, loin de jouer les midinettes, rend les coups. La guitare s’embrase et les riffs jouent les saute-moutons à chaque coup. Juste un terrain de jeu, au fond. Une expérience physique. Intense et à fond. Le pied…

Et vous, vous attendez quoi pour abattre vos derniers préjugés ?

Orsono-Records.png// Infos
Promo EP « No time to meet the pastor » (2010)
First EP « However you wanna call it » (18 avril 2011)
> Site web
// Management / Label
Thomas @ osornorecords.fr
+ 33 (0) 1 77 18 89 07
> Site web
// Booking (Daka Tour)
guillaume.benfeghoul @ gmail.com

// Photos
> Benoit Courti



Par Orsono Records
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 01:00

30 ans... 30 ans ferme, sans rémission, pour ceux qui savaient au début qu’il y avait une fin.

noir-desir.jpgLe groupe bordelais, à la trajectoire unique en France, a toujours été un corps. Corps à corps, corps défendant, à corps perdu, esprits de corps… Toutes les définitions – et variations – semblent lui convenir, tant l’unité fut motrice de leur action. Car, bien plus qu’une simple addition de membres, ce collectif a toujours fait preuve de cohésion. Dans les interviews (rarement en solo), tout d’abord. Dans l’adversité (Vilnius) et ses actions de soutien, ensuite.

Et qu’est-ce que cela peut être d’autre qu’un corps quand Barthe (le batteur) parle à l’AFP de son refus de « maintenir le groupe en respiration artificielle » ? Oui, mais voilà... Pour un corps né dans l’urgence, quoi de plus normal que le confinement, voire l’emprisonnement, eu raison d’une certaine idée de la liberté… Ce corps qui, longtemps lutta contre son adolescence, était parcouru d’une incroyable intensité, guitares convulsives en avant et les esprits agités.

30 ans d’amitié(s) ont donc rendu l’âme (à qui elle appartient), mettant fin à un coma lourd et pesant. A des années de survie. A une infinie attente dont on ne sait si elle aurait réussi à provoquer une énergie. Au fond, presque un service rendu, quand on y pense. Une euthanasie. Car du Mexique à l’Europe de l’Est, Cantat a sans cesse trouvé réconfort dans la fuite. Souhaitons-lui de repenser à vivre et de retrouver cette liberté. Pour lui.

Reste un lourd héritage, davantage à poursuivre qu’à entretenir. Car le rock ne s'embarrasse pas de nostalgie, il se vit... Point. Brûlons nos idoles, les best-of qui s'affairent et soyons désinvoltes. Surtout : n’ayant l’air de rien. Au fond, le meilleur hommage que nous puissions faire à un corps et un cri qui su – jusqu'au bout – rester sincère.


Par Samuel Degasne
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 08:00

Le festival est fini, ouais. C’est le retour direct au bercail, les pieds endoloris, le jean odorant et les esgourdes remplies pour un an. Alors, quelle a été la tendance de cet été ?

Rock-en-Seine-2011.jpg Ce fut le 8e défilé du festival. Un défilé attendu avec impatience chaque année et qui définit et redéfinit les diktats du genre. Dans l’assistance endimanchée, tout le gratin était représenté : Marco Prince, Dominique A, Philippe Manœuvre, Mareva Galanter, Zazie, Daniel Darc, Jack Lang et 105 000 autres habitués de cette traditionnelle fashion week de Saint-Cloud. La frange est basse et les lunettes ensoleillées – malgré le décor nuageux – dans un lieu qui affiche complet depuis une semaine.

Du côté des défilants, on retiendra le passage de Skunk Anansie dans une relecture du chat pogoté, celle streetstyle de Cypress Hill et son joint enfumé, les épileptiques Foals et la mèche dégoulinante de son chanteur. Puis ce fut le tour du joyeux et pacifiste K’Naan, une version acoustique de Jonsi tout en couleurs et un Massive Attack hypnotique s’approchant de la haute couture. Enfin, chez Eels, on porte une barbe soutenue pour servir au mieux une voix rocailleuse, tandis que Roxy Music évite le kitch pour viser le vintage et que les - trop brefs - Arcade Fire multiplient les prismes de lecture.

Le tout en direct sur Internet et sur les mobiles, pardonnez du peu.

Et les 10 ans ? Pas maintenant, gamin ! Mais on pourra toujours se consoler avec l’édition de l’an prochain.

Rock you, babes ! 

> Webcover officielle Rock en Seine 2010 

 

Par Webcover officielle Rock en Seine
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 01:00

Anticonformistes 50’s, hippies pacifistes 60’s, punk anarchistes 70’s, clinquants bruitistes 80’s, je-m’en-foutistes 90’s ou recycleurs hors-pistes 00’s… Chaque génération a écrit sa propre playlist de l’histoire du rock. 

30-AOUT-2009_3429b-copie-1.jpg Pourtant, et si tout a été dit, on en oublie le plus souvent l’essentiel... Le rock est un courant révolutionnaire, certes, mais il est avant tout communautaire. Un « Born to be wild » devenu lien social plus qu’un mouvement musical. Un engagement, une invitation à un excès dionysiaque et bestial.



Quand le chanteur Ian Dury invente en 77 la maxime « Sex, drugs and rock’n’roll », le musicien veut avant tout résumer la liberté absolue du style, autant que son pouvoir libérateur. Et fédérateur, justement. Rien de plus logique, donc, d’avoir vu ce lifestyle contaminer d’autres secteurs : de la photo (Rock Folio) en passant par le dessin (Rock’Art), la peinture (Le Mur), la vidéo (Rock en clips), la littérature (Bibliothèque rock) ou tout autre support se cherchant une contre-culture.





Alors, quoi ? Le noir terni du rock d’aujourd’hui sent le délavé ? Conneries ! Les Britishs, après avoir enflammés Jeanne d’Arc, ont bien le droit de mettre à sac un style dont ils possèdent les clés. Et la survie du rock cache peut-être une indigne vieillesse, mais cet élan ne s’embarrasse pas de nostalgie. D’histoires frelatées. De trônes délaissés. Oui mon p’tit, l’important n’est plus seulement d’être contre, mais d’être ensemble. Et pour cela, le rock ne se collectionne pas, mais se vit.





Un festival possède justement cette dimension cathartique, ce besoin de communion qui, exhortant les tensions, les neutralise. Ce besoin d’évacuer une pression, période de crise oblige. Et nul doute que les Blink 182, Cypress Hill, Massive Attack, Queens of the Stone Age, Stereophonics, Arcade Fire ou Eels vont en jouer les catalyseurs. Tous ont une leçon, un rythme, une attitude à communiquer. C’est le goût du risque. Histoire de comprendre, une fois l’heure, de qui nous sommes les fils.





Le blog officiel de Rock en Seine a été créé il y a 4 ans dans ce but : un web reporting en temps réel avec concerts, interviews, chroniques des coulisses et photos à l’appui, sans abonnement, consensus, ni publicité fortuite. Juste quelques journalistes dans un exercice de style poussant plus loin cette communion. Avec pour nouveauté cette année un relai rapide de l’information sur une application iPhone et Androïd.


Le « Let’s rock » d’Elvis résumait à lui seul cet état d’esprit. Une formule courte et condensée qui sonne en creux l’idée de s’enfiler le rock d’un seul trait, d’une seule lampée. Avec le râle de circonstance qui vous passe les os au shaker ou vous hache les émotions en pâté. Mais de surtout lui laisser le temps, et le soin, d’agir sur nos destinées.





Thérapie de groupe(s), disions-nous l’autre année ? Yeah ! C’est encore vrai en 2010.



Et vous savez quoi, les enfants ? Ca commence maintenant...

 

Par Webcover officielle Rock en Seine
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