Morbleu ! A ceux ne pouvant flouer le plancher breton, les Vieilles Charrues enrôlent et prouvent qu’il est encore possible de
s’affranchir des frontières pour pourfendre les conventions.
A
l'abordage... Des lourds galions comme Motorhead, Ben Harper ou ZZ Top en passant par les régates en solitaire de Christophe Maé, Yaël
Naïm ou Vanessa Paradis, le voyage promet quelques bourrasques et son lot de prisonniers. L’armada est fin prête à l’assaut aux côtés des résistants du Cabaret Breton, de l’équipage hip-hop et
des Arts de la Rue, donnant à la flotte des airs d’Arche de Noé. Sans cesse à la recherche d’un trésor - émotionnel -, les découvertes du festival ont également toujours rassasié à mesure de leur
quête, prouvant que les talents de demain sont gardés en vue du haut de la vigie.
Eternels perturbateurs des desseins mondiaux, les pirates furent autant un contre-pouvoir face à l’impérialisme marchand qu’une romantique vision de l’aventure. Mais on en oublie souvent
l’étymologie grecque, signifiant « entreprendre ». Qui mieux alors que les Vieilles Charrues pour en revêtir l’étendard ? L’origine même du festival en justifie
l’appellation : quelques cochons grillés il y a 15 ans et dont les remous sont encore perceptibles. Un vent de liberté. Un cap infaillible dont la figure de proue est une résistance en
terres conquises.
Et malgré une rupture totale avec la société de leur époque, les pirates ne remirent pas en cause les fondements même de leur ordre. Au contraire, ils se sont rebellés contre l’injustice et la
globalisation, s’illustrant depuis l’Antiquité par leur approche imprévisible et leur principe indéfectible. L’association a respecté un même code d’honneur, mouillant son encre sur le site de
Kerampuilh et soutenant l’Espace Glenmor avec un nouveau capitaine à son bord. De la lutte contre la fermeture de l’hôpital de Carhaix jusqu’à l’aide de 5 000 matelots bénévoles ou
l’approvisionnement en lait des boucaniers du Ker Breizh, jamais l’action de l’association n’a failli. Jamais.
Sur le fond également. L’événement lèvera une nouvelle fois le voile sur ses secrets de navigation pour en partager équitablement le butin. Pour sa 5ème année, et ce, avant tout le
monde, une webcover informera les moussaillons heure par heure des batailles et intempéries sonores. Cap sur les comptes-rendus, les interviews, les indiscrétions, les vidéos, les photos et les
chroniques en breton...
Avis aux futurs aventuriers : pas de quartiers !
LIENS
> Webcover officielle
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Autres éditions
par Webcover Vieilles Charrues
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Le sentez-vous ? Nous sommes à une époque charnière. Un moment aussi excitant qu’effrayant car nul ne peut en prédire l’issu. Des révolutions, il y en a pourtant eu : l’arrivée de
la cassette audio, la bande FM, le vidéo clip... Puis Internet a changé la donne.
Les choses ont-elles vraiment changées pour autant ? On pille la toile à la recherche de la dernière sensation, comme chez n’importe quel ancien disquaire. L’accès à l’information s’est
développé considérablement, mettant la culture à portée de clics. Instituant une proximité avec l’artiste, les internautes ont pris le relais des anciens fanzines papiers. Mieux, le MP3 et le
streaming ont réintégré une mobilité dans l’écoute et permettent enfin de sortir du format de stockage standard d’un album.
La différence, c’est l’avènement d’un mode Shuffle. Les styles jouent à saute-mouton sans réelle filiation, tandis les groupes sont consommés de manière orgiaque au mépris de l’unité d’un disque.
Résultat ? D’excellents hybrides, mais aussi la victoire de singles surmédiatisés. Certes, on écoute plus, mais pas mieux par manque de temps et paresse. En soit, le symbole de nos propres
goûts et contradictions. Au mieux, la preuve qu’il faut continuer de soutenir l’initiative de défricheurs comme Zyva Music.
LIEN
> Site officiel
par Zyva Music
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Le monde de la musique est en pleine mutation. Personne ne semble contredire
ce fait. De là à prétendre qu’il s’agit d’une ère nouvelle, il y a une marge. En tout cas, jamais les artistes n’auront eu autant de relais médiatiques, amateurs ou non, que maintenant. Un souffle de
liberté certain, relayant le support CD à la simple anecdote pour mettre en valeur le bouche-à-oreille des réseaux sociaux. Dans cette jungle, l’art reprend ses droits, sous de multiples formes ou
expressions. Et le live apparaît comme un socle salvateur et rassurant. Qu’importe la taille du disque dur, les « J’y étais » remportent définitivement la mise…
Les Bars en Trans sont à l’image de ces changements. Car si certains styles de musique ont depuis longtemps capitulés au profit du marketing, le festival prouve à l’inverse que la créativité,
l’indépendance et l’audace sont pourtant toujours là. Et même pire, ils s’en retrouvent renforcés… Pour preuve, il faut avoir vécu les concerts de Zoë Avril ou encore de la Maison Tellier pour
comprendre que la conquête de l’Ouest prend les formes d’un nouvel Eldorado. Il faut avoir lu dans les yeux pétillants de Fortune, Dj Moule, I am un chien ou Hindi Zahra pour admettre qu’il était
possible de digérer des références et de dépasser le postulat du simple recyclage.
Nouvelle génération ? Non. Les vieux tiennent la barre et donnent aussi la leçon. Syd Matters, Asa, l’ex-chanteur de Jesus Lizard, le guitariste des Louise Attaque, celui de dEUS et de
Ginzhu, ou encore Rubin Steiner… Chacun a su se mettre en danger, repartir de zéro et démontrer que rien n’est figé ou déterminé. Une philosophie noble, tolérante et humble dont, au-delà même du
résultat musical, nous pouvons nous inspirer tous les jours. Car le festival possède cette dimension « humaine » indescriptible qui va bien au-delà du dynamisme qu’elle influe dans le
centre-ville rennais. Et à ce titre, l’aide d’étudiants de Sciences Po Rennes et de la Fac de Musicologie sur le blog du festival illustre une nouvelle fois cette culture du terrain, de la
transmission du savoir et de l’explosion des codes.
Merci à ces bénévoles. Merci à vous. A l’année prochaine.
PHOTOS, COMPTES-RENDUS :
> Blog
par Bars en Trans
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Ils sont nombreux à être passés ici. Nombreux à s’y être fait connaître. Et chaque soir, c’est la même rengaine : des attaques rageuses des cordes, des
clapotis électro, deux balles folk dans le bastos et quelques roucoulades plaintives pour le dessert. Sentiment d’urgence. De tension. Course contre le rythme et les styles. La révolution ? C’est
ici. Dans le centre-ville rennais. Et ça fait 22 ans que ça dure.
On se titille à l’hormone. On s’hydrocute à l’émotion. On revendique son amour pour la vie à coup d’uppercuts dans les gencives. Yaourt dans la bouche, pantalon slim, essences viriles, mèches
dégoulinantes ou invectives provocatrices… Qu’importe. La sincérité est là, insolente et obscène, et elle se vit en live. Incontestablement. De quoi vous renvoyer dans les cordes, avec un goût de
liberté et de souffre sur les lèvres.
Allons donc, oubliez vos préjugés sur la nouvelle scène française. Ici, ça griffe, ça mord et ça se fait les dents pour reprendre le pouvoir. Ca taillade les riffs dans un gigantesque jukebox
schizophrène, la jarretelle aguicheuse et l’oeil libéral. Ca vous fait claquer la larme ou le talon selon l’humeur et explose votre vécu à renfort de missives survoltées. Car oui les Bars en
Trans, véritable festival dans le festival, c’est tout ça à la fois.
Et qu’on se le dise… Cette année ? C’est pire.
LIENS
> EN DIRECT : blog 2007
> Edito 2004, 2006
> Compte-rendu 2005
par Bars en Trans
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65 000
spectateurs sur trois jours, des sessions acoustiques improvisées en off, une pléiade de stars venue anonymement de Jack Lang à Axel Bauer en passant par Katerine ou Marco Prince (FFF), des
artistes en devenir (Rodeo Massacre, I Love
UFO, Pravda…), des partenaires rivalisant d’originalité pour leurs stands (Levi’s, Imagine’R…), un blog retransmettant l’événement heure par heure, des
festivaliers s’extasiant devant les expositions temporaires (Asso Le Mur, Craig Robinson) et une météo de plus en plus clémente… Tous les éléments étaient réunis.
Et ceux qui doutaient de l’existence d’un prétendant au trône du rock ont bien compris qu’il existait un bon nombre d’enfants illégitimes pouvant à leur manière assurer la fonction.
The Hives, se réappropriant l’Histoire à son avantage, a rappelé que l’urgence reste l’une des plus belles énergies. Entre invectives
provocatrices et attaques fiévreuses, le groupe a prouvé qu’il ne suffisait pas de n'être qu'anglais et quarantenaire pour être efficace. De son côté, Unkle a su réconcilier tous les styles et sensibiliser les uns aux genres des autres à travers de massives envolées électriques. Tool a constitué une expérience visuelle intense, exhortant l’esthétisme en premier plan à coups de massues. Enfin, dans le contexte rock actuel en proie au
doute, quelle plus belle conclusion que Björk ? Sautillant comme un cabri sur scène, invoquant des bourrasques
sonores et des clapotis électro, l’Islandaise a tracé la voie à suivre.
Car aussi improbable que cela puisse paraître, vous aussi, autour du feu, s’adressant à vos petits enfants, vous pourrez dire fièrement : Oui, j’y
étais !
A l’année prochaine.
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> Blog du festival
par Blog Rock en Seine
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Vaste témoin du siècle achevé, qui mieux que le rock pour résumer nos vies ? A la fois amant obscène, grand frère bagarreur
et père protecteur, le style a depuis longtemps prouvé que sa philosophie dépassait le cadre même de la musique.
Comme lui, nous avons grandi, muri et évolué… Du pillage irrévérencieux de 2 Many Dj’s, en passant par l’expérimentation romantique d’Emilie Simon, la fièvre bruitiste de
Mogwai, le conservatisme grinçant d’Arcade Fire, la révolte juvénile de CSS, le métissage schizophrène d’Amy Winehouse, l’émeute acide de Jesus and Mary Chain, la fièvre sereine de Faithless ou
la théâtralisation baroque de Bjork... Il est facile de s’y identifier.
Tous correspondent au moins à une écoute, une anecdote ou une humeur de notre vie. Et ne dit on pas justement à ce propos « Etre
rock » ? Ce courant de liberté intergénérationnel qui a traversé les âges. Cet esprit sans complexe ni code qui refuse que l’Histoire s’écrive par avance. Le rock a gagné tous les
secteurs culturels, de la bande dessinée à la littérature, le cinéma ou la mode. Il a su prouvé que nous pouvions dépasser notre quotidien, emprunter aux modes d’expressions ethniques ou
esthétiques. Un message qui fédère toutes les couches sociales au grès des époques. Un lien affectif et politique qui prouve que la culture n’a pas à être noble ou légitime.
Etre rock, c’est donc sans conteste faire preuve de tolérance et s’attaquer au monde d’aujourd’hui pour réussir celui de demain. Et ça
fait 50 ans que ça dure…
Bon festival.
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// A suivre // EN DIRECT pendant le festival
> Rock en Seine 2005 : Pixies
par Blog Rock en Seine
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Manger, c’est grossir. Boire, c’est vomir. Fumer tue. Péter pue. Coucher, c’est mourir... Et puis quoi encore ? Pas de brimades chez les
bagads. On garde le sourire. Car en terre de marins, nous n’avons pas peur des embruns.
Mon bon môsieur, le temps n’est peut-être plus ce qu’il était... Pingouins dans les champs, hiver méchant ? Par pour autant. Allons, ce
ne sont pas les rares averses en pointillé qui vont perturber ici des descendants de pêcheurs. Bien au contraire ! Ici et là, ça travaille son levé de coude. On participe à l’effort de guerre en
favorisant l’écoulement de la production locale. On philosophe sur le prix du menhir et le cours de la galette. Ambiance Hell’s Riders d’Alan Stivell à la mode de chez nous.
Dans les verres, les bulles s’improvisent un ring de catch au son des basses. Et si précipitations il y a, c’est davantage sur scène. Une pluie de matériel inonde les lieux, faisant de l’artiste
un Pac Man en proie à ses techniciens-fantômes. L’association Tilt a, elle, disposé ses néons sur le terrain, transformant les lieux en flipper géant. Et dans un gigantesque carnaval coloré,
chacun tient le pavé (vert) de pied ferme avec drapeaux improvisés (avec des strings), chapeaux bigarrés et parfois même quelques curieux étendards comme cette poupée gonflable qui harangue la
foule.
Et côté musique, c’est aussi le démarrage en trombe. Et ne vous inquiétez pas. Dame
Nature a été blacklistée à l’entrée du festival. Pas de baisse de moral. Tout le monde a le sourire. Non mais oh ! Il manquerait plus que ça soit la goutte d’eau qui fasse déborder la
vase...
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> Anecdotes artistes backstages
par Site web Vieilles Charrues
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Certains mal avisés auraient pu comparer les festivals avec les zoos. D’un côté les spectateurs, de l’autre les artistes. La
réalité est-elle si différente ?

La foule qui se presse aux grilles, l’œil à l’affût des curiosités
exotiques... Les festivaliers sont venus de loin, pic-nique dans la besace et parapluie à la main, guettant les gestes de leurs héros... Les similitudes sont amusantes. D’un côté les badauds, de
l’autre la fosse aux lions (musiciens), sorte de parade parfois bestiale de tous les différents spécimens musicaux de la planète. Pour autant, les zoos et les festivals ont fait évoluer leur
mission. Il ne s’agit plus d’offrir quelques grognements en pâture, mais plutôt de protéger des espèces peut-être amenées à disparaître.
On fait le plein d’émotions et l’inattendu surgit derrière chaque morceau. Dans ce bestiaire, on retrouve les classiques qui ont fait le succès de ces institutions : les jeunes loups assoiffés
(Arcade Fire, Justice, Kasabian), les éléphants garants d’une certaine tradition (Bryan Ferry, Aznavour, Peter Gabriel), quelques singes présents pour amuser la galerie (Katerine, Tryo) et même
un jaguar (Joey Starr). Tous, à leur manière, sont présents pour retranscrire fidèlement leur milieu naturel.
Mais aujourd'hui seulement, l’un des invités surprises est la pluie fine. Si l’élément nous rapproche de la nature, nos pieds, eux, s’en seraient pour une fois bien passés. Les rôles s’en
trouvent donc inversés et gageons qu’exceptionnellement, c’est l’artiste, au sec, qui devant la foule assemblée, s’en trouvera amusée.
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par Site web Vieilles Charrues
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