Arts / Litterature

Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 22:30

Sacs à mains, chapeaux, vinyles, lunettes et accessoires fantaisistes, bottes à talons et manteaux en cuir... On trouve de tout sur les stands improvisés de l'espace presse. Normal, des brocanteurs vintage ont investi, pour la première fois, l'endroit. Parmi eux, Stéphane et Geoffroy, passionnés de Lucha.

Difficile de les rater avec leurs masques de catcheurs mexicains et leurs babioles bariolées. Jaune, vert, rouge… La macédoine de couleurs a de quoi vous rendre épileptique, style fajitas géantes en prise avec un retour d’acides. Et si les six exposants traînent les mêmes brocantes, les deux compañeros tranchent avec le décor, comme la moustache d’un mariachi flottant dans un verre de téquila. Ca sent l’hormone et la sueur, ouais. La transgression.

"Oui, mais le catch mexicain, c’est rock, justement ! Beaucoup plus flamboyant que la vitrine américaine...", balance le premier, façon uppercut anticipé. "Beaucoup de groupes utilisent cet univers graphique, comme par exemple la vierge de Guadalupe, tout simplement parce que la culture ancestrale et le monopole gauchiste y sont importants. Revendiqués avec force !" Au deuxième d’ajouter qu’ "il existe une vraie connexion avec les arts. Regardez les anciens catcheurs El Santo ou Blue Demon… Ils ont fait du cinéma !"

Il faut dire qu’on ne la leur fait pas. En effet, près de 4 masques de catcheurs mexicains sur 5 à Paris ont été vendus par leurs soins. Oui, mais sur le festival ? "Même si cela aurait certainement encore plus marché dans le village artiste, l’esprit correspondant au public d’ici. Après tout, ne se déguise-t-il pas déjà pour venir ? Pantalon stretch, grosses lunettes de soleil, chemise cintrée, etc. Nous n’en sommes pas loin !"


A côté, les deux compères gèrent le bar La Lucha Libre, dans le 5e arrondissement, avec ring adéquat, commentaires avisés pour haranguer la foule et nourriture épicée. Le bar à tapas accueille même des concerts de surf music, de rock 60’s et dernièrement… Party Ben, le bootlegger. Et pour ceux qui en revoudraient encore, possibilité de se tataner en sumo sur le ring. Et toc !


Oui, mais les gars, honnêtement, entre nous, c’est décoré aussi flashy et kitch chez vous ? "Ouh la non !", répond Stéphane, sourire en coin, "chez moi, j’ai fait un mélange mexicano-japonais, au grand dam de ma femme, histoire de varier un peu, quoi. Ambiance pop dopée au colorant…" 


Ah oui, quand même ! Comme quoi, c’est Valérie Damidot qui va être contente…


Par Webcover Rock en Seine
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 09 2009 22:28

Après Claude Gassian, Philippe Lévy, Jean-Baptiste Mondino, Craig Robinson et Youri Lenquette, c'est autour du photographe Robin d'être l'invité d'honneur de Rock Folio.


nullAu cœur même du festival, une partie des 150 portraits de la série Lift'In, réalisée en marge de l'émission de Canal+, tranche avec les festivaliers qui s'encanaillent et les statues du parc dessinées par Le Nôtre. Pour tous les photographiés, un même cadre : un monte-charge, une lumière blafarde s'extirpant du plafonnier crasseux et, surtout, un temps de pose limité. Les corps en suspens sont cristallisés dans l'instant. Confinés dans un espace restreint. A la fois intime et insaisissable. Que le festival a récréé de toute pièce.


Korn, Franz Ferdinand, The Hives, Ghinzu, Iggy Pop, Queens of the Stone Age, Black Eyed Peas, Portishead ou encore Tricky... Ce n'est donc pas la liste de la programmation de l'année prochaine, mais bien la liste non exhaustive des photos qui sont exposées. Mystèrieux, l'exercice oscille entre la spontanéité et la pose sur papier glacé. Brut. Le corps relâché. A l'affût. Comme une bête apeurée que le chasseur (d'images) vient - enfin - d'attraper.


Une parenthèse.

 

Par Webcover Rock en Seine
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 07 2009 01:00

L'un est photographe indépendant, ancien bassiste et membre de la web TV An Oriant. L'autre est un ancien professeur de philo de Quimperlé, à la retraite depuis 3 mois. Leur point commun ? Un livre sur les Vieilles Charrues en fin d'année.

null Comment est né le projet ?
Guy de Lacroix-Herpin : J'ai eu l'idée en arrivant ici comme photographe officiel du festival en 2005. Bouquin ? Exposition ? Les deux ? Mon coeur balançait tant les possibilités étaient grandes.
Le but est de démarrer une collection. Un état des lieux personnel et subjectif, marqué par le vécu de l'auteur à la manière de "Paris vu par...". D'où le choix de Marcel pour un premier livre analytique et gonzo. C'est un travail sur la mémoire, hors de la dimension spectacle.

Qu'est-ce que ce festival a de particulier ?
Guy : La médiatisation ! Et puis, c'est un gros public. Personne ne peut se refuser à l'émotion que cela dégage, quel qu'en soit l'artiste.
Marcel Lamer : La mythologie... Les Charrues sont, ici, une sorte de rituel de passage. Il n'y a pas d'agressivité et une douce permissivité. Une libéralisation telle que l'on se demande parfois où est la révolte ? La transgression ?

N'y a-t-il pas également une revanche du Kreiz Breizh ?
Guy : Exactement. On le voit par rapport aux équipements de Carhaix. Puis au mode de consommation du festival. Certains spectateurs ne viennent que pour le site, moins pour la programmation et les conditions climatiques.
Marcel : Il y flotte une idée de fierté retrouvée. C'est tribal. Les comportements sont clairement marqués, tant politiquement que dans sa dimension identitaire. On s'affirme, on s'identifie, on s'approprie l'événement. Fiers, enfin, d'être des fils de ploucs !

Mais l'immersion, n'est-ce pas également révéler les "trucs" des magiciens ?
Marcel : C'est comme décortiquer Baudelaire. On prend conscience des artifices, et l'oeuvre elle-même a ensuite une autre saveur. Comme sublimée.
Guy : Ici, l'environnement est propice à l'humanité. C'est avant tout un festival de rencontres. Avec une qualité d'accueil imparable. Ce sera donc un livre sur l'esprit général. Une synthèse.
Marcel : Attention à ne pas lâcher non plus de gros mots.
Vexillologie, anthropologie, psychologie de groupes, etc. On n'écrit pas une thèse, hein.

Et quel est votre extraterrestre préféré ?
Marcel : Je vais te répondre à la Léo Ferré "L'extraterrestre ? Il est dans mon froooc !"
Guy : Silver surfer. Le seul à avoir la classe...

> Site Internet


Par Webcover officielle Vieilles Charrues
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 14:24
La scène conventionnée de la Ville reçoit l’un des plus célèbres philosophes de la scène internationale.

En parallèle de sa programmation culturelle et multidisciplinaire, la ville du Blanc-Mesnil (93) organise pour la troisième année, quatre rendez-vous avec des intellectuels et des penseurs. L’occasion de s’interroger sur le monde qui nous entoure à travers l’angle de la psychanalyse, du travail, de la philosophie ou encore de la démographie. Le 12 novembre à 18h30, c’est au tour du philosophe Alain Badiou d’ouvrir la nouvelle édition, répondant à l’invitation de Bernard Vasseur, le coordinateur de ces rencontres.

A 70 ans passés, Alain Badiou est certainement l’un des philosophes français les plus connus à travers le monde, depuis le décès de son confrère Jacques Derrida. Mieux, son aura en Amérique latine, aux Etats-Unis ou encore en Asie, participe à sauvegarder une certaine tradition intellectuelle française à la Jean-Paul Sartre, soit un engagement philosophique et politique indissociables.

Très estimé auprès de ses collègues et des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, le philosophe s’est interrogé tout au long de sa vie sur le rôle de la vérité, sur l’individualité dans la communauté et sur la lutte des classes à travers un militantisme radical. Car Alain Badiou ne renie rien, de ses positions « ultragauchistes » - comme il aime à se définir - jusqu’à son pamphlet « De quoi Sarkozy est-il le nom ? » dont il a vendu plus de 20 000 exemplaires.

Au « Je pense, donc je suis » de Descartes, Alain Badiou répond par un « Je pense, donc je fais. » Définitivement. Et c’est déjà un grand coup de pied dans la fourmilière.

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> Site officiel





Par Journal du Blanc-Mesnil
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 10 2008 01:00
Jusqu’au 23 novembre, la Biennale d’Art Contemporain « Art Grandeur Nature 2008 - Zones Urbaines Partagées » accueille des artistes qui s’interrogent sur l’évolution du territoire de la Seine-Saint-Denis, et notamment le lien qu’il entretient avec l’individu. Parmi eux : le « graphiculteur » Olivier Darné.

Depuis quelques années, l’artiste développe ses recherches autour de la « pollinisation de la ville » : le Rucher Expérimental sur le toit de la Mairie de Saint-Denis, les Butineurs Urbains sur les trottoirs de Paris et d’Aubervilliers ou bien encore la ruche Bee-box suspendue dans le quartier de Stalingrad à Paris et depuis juin au Forum du Blanc-Mesnil dans le cadre de la résidence départementale.

Car, hormis la comparaison élaborée dans Les Fourmis de Bernard Werber, qui mieux d’autre que l’abeille pour symboliser l’interaction entre l’individu et la société ? L’insecte s’organise en colonies grâce à une intelligence collective, subdivisant le travail par l’intermédiaire de castes. Olivier Darné interroge ainsi le visiteur sur notre productivité en explorant le tissu urbain pour en révéler les richesses. Le miel apparaît alors comme une malicieuse métaphore de notre or, entre monde sauvage originel et réalité urbaine.

Déjà initiateur de courses d’abeilles ou de siestes sous les ruches, l’artiste a conçu deux installations au Blanc-mesnil : Les Chambres Fortes. Un pavillon recueille et amplifie tout d’abord le bourdonnement incessant des ouvrières affairées à leur labeur à la Cité Pierre-Sémard. Un ballet indéfectible dont la production est visible dans un coffre-fort, sur place ou au Forum, et sous forme de pots étiquetés.

Bien plus qu’une réflexion sur notre nécessité de travailler, c’est également l’occasion, en pleine grisaille hivernale, de ne plus avoir le bourdon et de s’offrir ainsi une seconde lune de miel.

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> Le parti poétique
> Biennale




Par Journal du Blanc-Mesnil
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 09 2008 01:00

3 ans et 57 rencontres ont permis de dessiner avec justesse la relation qu’entretienne les artistes avec la chanson. Entre sociologie, psychologie et Histoire, les 820 pages de ce livre offrent un panorama complet des différentes typologies de chanteurs d’Aznavour à Kent, en passant par Agnès Bihl, Michel Fugain ou encore Yves Jamait.

Que sont les Editions Tirésias ?
Nous ne sommes pas un éditeur indépendant, mais « parallèle », car nous avons des obligations envers un imprimeur que nous ne pouvons sous-payer. Ce sont nos choix qui font la différence. Nous sommes donc différents, oui, mais pas plus indépendant qu’un autre. Nous travaillons sur la mémoire, sur le sens des mots. C’est un rôle social que nous accomplissons depuis 89. Certainement l’une des raisons pour laquelle notre bureau est le moins tagué du 18ème parisien.


Ce livre est-il une déclaration d‘amour ou de la didactique ?

Il appartient à la mémoire collective. Il n’y a pas de résistance sans poème et il n’y a pas de vie sans chanson. La chanson est la chose la plus universelle et intemporelle. Elle nous évoque des souvenirs heureux, malheureux ou historiques. Et c’était encore plus saisissant quand la chanson n’avait ni image, ni métier. Elle n’était alors qu’un rêve sur papier, distribué dans la rue.


Une bonne chanson, c’est quand la créature échappe à son maître ?

Exactement. Nous accompagnons la chanson. Nous nous l’approprions. Elle raconte notre vie. Mais c’est aussi à travers un interprète que l’on s’identifie. Nous avons d’ailleurs été surpris des références des artistes. Pour tous, c’est Ferré. Puis seulement Nougaro, et enfin Brassens. Très peu Brel et jamais Gainsbourg. Etonnant.


Comment s’est effectué le choix des intervenants ?

Nous sommes partis de Mireille Mathieu, puis avons envoyé près de 300 courriers. N’étant pas aussi connu que Gallimard, les artistes qui ont répondu présents partent d’une démarche sincère. Ils n’ont plus rien à prouver, à part l’envie « d’être ». C’est un instant de nudité total et nous avons ainsi accompagné leur réflexion. Didier Wampas, par exemple, était à la fois étonné et content qu’on lui pose la question « Pourquoi chantez-vous ? », car c’est pour lui un choix profondément politique.


Des souvenirs marquants ?

La poésie contemporaine d’Allain Leprest, la finesse de Mandelson, les questions existentielles d’Akhenaton, la joute verbale sur Ferré avec Thiéfaine… Le public reste souvent avec une image préconstruite de l’artiste. A chaque rencontre, nous avons réussit ici à découvrir l’homme…


Un autre artiste insaisissable, que vous avez rencontré pour ce livre, c’est Loïc Lantoine…

Il est davantage non saisissable qu’insaisissable. Loïc porte la souffrance et la nostalgie des banlieues Nord d’antan. Il se réclame de la sphère populaire et ouvrière. Même similitudes que Patrick Sébastien : quand Loïc veut ne pas passer pour un intellectuel, l’autre fait en sorte qu’on le prenne pour un con. Pourtant, les deux ont le respect du travail et une connaissance pointue de la chanson.


Quelles similitudes avez-vous trouvé dans les parcours de chacun ?

Il semble difficile de vieillir pour une femme. Certaines ont souvent été roulées dans la farine, réduite à un jeu du corps et un objet de désir. C’est frappant de voir la rage qui habite Keny Arkana, sa volonté de sortir de sa condition féminine. A l’inverse, Gilles Servat a un discours intéressant sur le genre des mots. Chez lui, la mère est masculin.


Qu’ont pensé les artistes de cette démarche ?

Guizmo (Tryo) a gardé de nous un souvenir heureux. Akhenaton nous a même fait visiter la montagne où il se promène à vélo, avant de repartir aussi vite qu’il nous est apparu. Beaucoup, comme lui, ont pu s’exprimer sur leurs origines étrangères. C’est une véritable relation de fierté qui a été le socle de leur cheminement. Pour Cali, je pense que ses photos sur scène ne sont pas si étrangères à notre venue. Il y en a même un qui nous a dit : « Ma maison n’est plus la même depuis votre passage... »

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Photos : Tit


Par Longueur d'Ondes
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 01:00

Oubliée la crête gélifiée, le noir et le fluo, les slims ou les singlets moulants. Au printemps dernier, les adeptes de la Tecktonik ont vu d’un mauvais œil l’arrivée en France du Melbourne Shuffle. Nouvelle lubie, nouvelle danse et mode vestimentaire, le Melbshuffle est aux pieds ce que la Tecktonik est aux bras.

La Street Dance - appellation générique pour ces danses venues de la rue - fait son grand retour dans les médias grâce notamment à son exploitation dans les clips Rap ou R’n’B. Dans ce contexte de réappropriation et de métissage, deux principaux mouvements américains avaient par ailleurs donné le ton, dépassant leur simple statut initial. Il y eu par exemple le New School (ou New Style), exploitant à son avantage des mouvements rapides et combinant d’autres danses comme le Popping, le Boogaloo ou la Wave Dance. Puis, nous pouvons noter entre autre le Krump (ou Clowning), mélangeant dans un esthétisme tribal des figures acrobatiques. De beaux exemples de synthèse d’héritages culturels, soulignant chaque fois l’importance sociologique liée à ces émergences et la mutation de l’espace public en un gigantesque terrain de jeu.

Mais au-delà même du Melbshuffle, de nombreuses danses avaient bien évidemment capitalisé sur les mouvements des pieds et des jambes. Le JumpStyle belge, par exemple, consiste en un enchaînement de sauts sur une rythmique appuyée. D’autres variantes sont connues, à l’image du Hardjump, y intégrant des notions plus ou moins chorégraphiées. Enfin, plus récemment, le Footworkin’ (ou Jurkin’) de Chicago et ses refrains accélérés sur des beats acides donnait dans le remix Riverdance du Break Dance traditionnel.


Le courant est né au début des années 80 au sein de l’underground australien


Le Melbshuffle (ou Shuffling, Melbourne Shuffle) est issu, comme son nom l’indique, de Melbourne. Mais si les Djs étrangers nomment ainsi le style pour illustrer son croisement entre « la danse du poulet et celle du robot », c’est seulement en 92 que le mot  apparaît en Une du journal The Age. Bien que ringardisé dans les années 90, le style a finalement fait son grand retour grâce aux nombreuses vidéos des plateformes d’hébergement en ligne.

Les mouvements de base combinent le Moonwalk et un martèlement du pied. Certains danseurs n’hésitent d’ailleurs pas à recouvrir le sol de poudre de talc pour faciliter la sensation de glisse. Plus rarement, quelques variantes intègrent les bras ou des sauts pour compléter ces pas stylisés. Au niveau vestimentaire, les danseurs utilisent principalement des phats (pantalons larges et évasés en bas) pour cacher les pieds et des sweats à capuche ou des casquettes. Dernièrement, certains ont même opté pour des pantalons corsaires, afin de mettre davantage en valeur leur jeu de jambes.

Côté musique, la composante principale était à l’origine le triptyque Jazz / Acid / House. Au fur et à mesure, c’est la très populaire Transe Music du début des années 90 qui pris le relais, puis finalement le HardStyle et l’Electro à l’arrivée de la House Minimale. Très prisé en Hollande, en Belgique et dans le Nord de la France, le HardStyle (130-150 bpm / battements par minute) est également utilisé pour le JumpStyle et la Tecktonik.


Les aficionados sont en majorité métropolitains avec une moyenne d’âge de 15 ans


Si la France connaît un retard relatif en la matière, le Melbshuffle a lui déjà gagné le Japon et l’Allemagne depuis quelques années. Il est également présent dans quelques raves parties du Royaume-Uni et de la Thaïlande (Koh Phang Ngan). Des compétitions sont même organisées en Lituanie ou en Malaisie et un documentaire intitulé « Melbourne Shuffler » est sorti en DVD en Australie à la fin de l’année 2005. Dans le Sud de la France, la danse se développe grâce à quelques boites de nuit, telles que l’Inox Electronic Club à Toulouse ou encore le Barlive à Montpellier.

Suite aux nombreuses critiques à l’encontre de la Tecktonik, le contexte actuel pourrait bien favoriser l’émergence du Melbshuffle en France. En effet, au-delà du débat portant sur son cigle de l’aigle héraldique propre aux empires (de Charlemagne en passant Napoléon et les nazis), le terme « Tecktonik » est en France une marque déposée par Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin, de la discothèque Metropolis à Rungis. Il est donc impossible d’organiser une soirée employant ce terme sans un accord préalable, contrairement à la majorité des mouvements de danse. Enfin, depuis décembre 2007, TF1 Entreprises est devenu l’agent international de la marque. Certains danseurs veulent ainsi se détacher de cette dénomination « Tecktonik » et choisissent volontairement l’appellation Danse Electro pour éviter toute récupération.

Face à cette surenchère, le ton est donné. La Street culture du Melbshuffle aura-t-elle raison des fins commerciaux de la Tecktonik ?

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> Analyse de la
Tecktonik


Par Rue89
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 05 2008 01:00

11 nominations aux Laurence Olivier Awards (Société des Théâtres de Londres), 7 aux Theatregoer’s Choice Awards (Prix du public) et 8 Tony Awards… L’adaptation du film homonyme et coloré de John Waters bat tous les records. Joué depuis octobre 2007 au Shaftesbury Theatre à Londres et depuis 2002 au Théâtre Neil Simon de Broadway, la comédie musicale a déjà généré plus de 135 millions d’euros. A quand la France ?

En 1962, la rondouillette Tracy Tumblad tente d’intégrer le casting d’une émission télévisée populaire, grâce aux conseils de ses amis black. Une love story naît alors de ce contexte où se mêle ségrégation, opposition white trash et société consumériste. L’histoire a ainsi tout de la fable universelle et intemporelle à la Bollywood, entre castes sociales et ethniques. Au sommet de ce mécanisme pyramidal subsiste des Etats-Unis 60’s en proie à un ennemi commun : la différence. Un antagonisme présent au sein de l’Amérique profonde, tant chez les prolétaires et les obèses qu’à travers une immigration non assimilée. La jalousie haineuse et les chants prennent alors prétexte à toutes les situations.

Meilleure comédie musicale 2007 ? Les critiques britanniques ne s’y sont pas trompées. Dans cette joyeuse récréation kitch et régressive, les décors sont criards, les sourires sont forcés et les mèches gominées comme tout épisode d’Happy Days sous acide. Très vite, on se laisse emporter par l’énergie communicative de l’excellent casting vocal, qui parvient même à en effacer la vedette. De la blonde arriviste en passant par la grosse rêveuse, le gentil black, le bellâtre timide, la mégère jalouse ou encore la frigide en éclosion, les personnages sont volontairement caricaturaux pour cloisonner les ambiances et rappeler la naïveté d’antan. La Soul, le Funk et le Big Band donnent des airs de boom déjantée - inspiré par le Buddy Dean Show - où les déhanchés et les claps dans les mains remportent allégrement la mise. Sans temps mort, le casting anglais est si parfait (dont un postiche de The Supremes) que l’on en vient à être profondément tatillon et guetter, en vain, le moindre faux pas. En prime, Michael Ball, le travesti anglais jouant le rôle de la mère de Tracy, apporte un décalage bienvenu et irrésistible, confirmant le second degré de cet ovni. Effet garanti, même chez les inconvertis du genre.

En France, et ce malgré les nombreuses récompenses, on peut se poser légitimement la question de savoir si une adaptation aurait autant de succès. Tout d’abord, la légèreté des paroles Soul et leurs traductions dans la langue de Molière pourraient malmener la tradition du parolier francophone en guimauve édulcorée. En effet, nos patriotes éprouvent le besoin - somme tout inédit en Europe - d’intellectualiser les œuvres à tout prix et de fuir toute culture populaire. Une méfiance qui ici devrait être plus accrue en raison du remake récent réalisé avec John Travolta. Ensuite, l’hexagone voue un amour particulier aux Etats-Unis dans son inconscient collectif, en particulier pour cette époque guimauve qui ne développe que peu de nostalgie chez les réfractaires de l’ère Elvis. Difficile donc de s’identifier directement dans cette ode à la tolérance et à la liberté dont la désuétude évoque presque l’imagerie gay. Enfin, les comédies musicales françaises peinent à décoller malgré leur qualité (Cabaret, Roi Lion) quand les mêmes adaptations sont jouées depuis des années à Londres ou Broadway. Et si les comédies françaises sont en France des tremplins, c'ets à l'étranger une récompense pour les acteurs expérimentés. Que l’on se rassure, dans ses références et ses faits, l’exception culturelle française existe et résiste toujours. Mais est-ce toujours un bien ?

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Par Samuel Degasne
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