Mania« Mamma Mia ! » est l’adaptation de la comédie musicale de Catherine Johnson, basée sur le répertoire du groupe suédois. La première théâtrale a eu lieu à Londres, le 6 avril 1999, 25 ans jour pour jour après la victoire d’Abba au Concours Eurovision de la Chanson. A raison de 8 adaptations internationales dans 170 villes, la comédie musicale atteint désormais plus de 30 millions de spectateurs. L’ouverture d’un musée officiel est même prévue à Stockholm en juin 2009, faisant écho de la notoriété de la formation et de leurs 370 millions formats musicaux vendus (cd, mp3, singles, dvd). C’est dire si l’adaptation cinématographique était plus qu’attendue. D’autant que Meryl Streep avait formulé le souhait de faire partie de la distribution théâtrale. L’initiative permet également (et économiquement) de continuer la longue mythologie d’Abba à laquelle rend hommage de nombreux groupes de reprises en l’absence d’une quelconque reformation.
Traitement
Si l’adaptation au cinéma est effectivement calquée sur la comédie musicale, son défaut principal s’en trouve également son meilleur atout. Certains parviennent à rentrer dans le film. D’autres non. Second degré, oblige, version Bollywood américanisé. Car l’énergie du show est conservée, poussant parfois le kitch à ses retranchements les plus extrêmes, là où le film « HairSpray » avait échoué. Oubliez l’ambiance guimauve gnangnan, l’univers emprunte davantage les recettes actuelles du monde urbano-gay ou le décorum glam. C’est une plongée en terres nostalgiques et régressives, rappelant aux fans les moments passés à chanter en chaussettes devant son miroir ou sous sa douche. Pour les moins connaisseurs, à moins d’être allergique ou hermétique au genre, l’euphorie collective peut également fonctionner, faisant (re)découvrir l’incroyable étendue des hits du groupe.
HistoireClin d‘œil aux costumes bouffants d’ABBA, délires romantico-oniriques, les corps presque glabres et les dents blanchies… Rien ne manque. Pas même l’enchaînement successif du répertoire, prétexte à la description de la relation amoureuse. Et si la trame narrative semble parfois (rarement) pêcher, l’énergie est, elle, jusqu’au-boutiste et communicative. Les couleurs évitent les tons pastels ou flashies. Phyllida Lloyd aurait cependant mérité une variation dans ses prises de vue pour s’extirper du carcan de la comédie musicale. Mais peut-être est-ce la volonté de la réalisatrice : n’effectuer qu’une simple adaptation d’une grande fidélité, plutôt que d’en réinventer le traitement. L’exercice est donc efficace, mais pas forcément novateur.
Singers Studio
Constat général : certaines interprétations sont volontairement hystériques, sans pour autant alourdir le propos. Bien au contraire. Le casting est judicieux. Pierce Brosnan et Meryl Streep s’amusent, et nous avec, pour peu que les a priori soient tombés. Sous-estimés, leur timbre de voix étonne même. Tout comme leur énergie, en prise avec des geysers, des drapés de soie et une parodie de Titanic. Dans cette ambiance volontairement excessive, les personnages sont peut-être en une seule dimension, enfermés dans leur stéréotypes psychologiques de gentils loosers sur le retour, mais qu’importe. Là, n’est pas le but du film et le comique de répétition le rappelle. L’ensemble se lit d’un trait. Survitaminé et dopé à la bonne humeur, faisant oublié la faute d'orthographe sur l'affiche.
LIEN
> Site officiel
Louis
Schneider, flic au SRPJ et meurtri par des névroses obsessionnelles, mène une enquête sur un tueur en série marseillais. En parallèle, Justine renoue soudainement avec son passé lorsque Charles
Subra, l’assassin de ses parents 25 ans plus tôt, risque d’être libéré de sa perpétuité pour bonne conduite. S’en suivent alors deux destins solitaires et blessés qui, une fois réunis, vont
tenter ensemble de faire face à leurs drames familiaux. Et du passé, il en est autant question dans le fil rouge du film que dans le casting initial. A l’origine prévu pour Jean-Paul Belmondo,
puis pour Gérard Depardieu, c’est finalement Daniel Auteuil, l’acteur le mieux payé du cinéma français, qui s’est vu offrir le rôle principal.
C’est
l’histoire de ce barbier sanguinaire figé dans la culture populaire. Un barbier anglais du début du 19ème siècle qui tranchait la gorge de ses clients et se débarrassait de leurs corps
avec la complicité de sa maîtresse Ms Lovett. Une légende popularisée par Thomas Beckett Prest (« The String of Pearls »), puis par la comédie musicale de Stephen Sondheim en 1979. Un
mythe qui a même à la fois inspiré Charles Dickens dans ses « Contes des Deux Villes », un film en 1936 ou encore deux téléfilms (John Schlesinger en 1998 et David Moore en 2006). Et si
le projet de Burton commença en 2001, d’autres voulaient également s’essayer à l’exercice comme Alan Parker ou encore Sam Mendes (avec Russell Crowe dans le rôle titre).
Et
concernant Johnny Depp ? Il subsiste des acteurs que l’on prend plaisir à voir jouer avec leur maître : Danny Boyle et Ewan Mcgregor, Guy Ritchie et Jason Statham, Quentin Tarantino et Uma
Thurman, Cédric Klapisch et Romain Duris, les frères Coen et Steve Buscemi, John Carpenter et Kurt Russel, etc. Le compagnon de Vanessa Paradis fait parti de ceux-là. Un acteur qui se surpasse
entre les mains de son marionnettiste... Cependant, Johnny Depp, en proie à une grande inventivité, est par ailleurs condamné aux rôles lunatiques qui ne vieillissent jamais. Un art dans lequel
il excelle, mais dont les nuances commencent étonnamment à être prévisibles : mimiques des lèvres, déplacement saccadé dans l’espace, jeux de mains, … Malgré tout, l’acteur propose un
personnage tourmenté, enfermé dans le ralenti et dont les sourcils restent éternellement affaissés. Une sorte de best-of de ses personnages d’antan pour notre plus grand plaisir, d’où s’extirpe
une violence infantile et introvertie.
La mort vous va si bien













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