Mais alors que la crise financière et la baisse du pouvoir d’achat aurait pu faire craindre le pire au live en provoquant la frilosité des spectateurs, les festivals ont maintenu le cap, atteignant même pour certains quelques records (voir encadré). C’est par exemple le cas des Vieilles Charrues, de Rock en Seine, du Main Square et de Fnac Indétendances qui ont explosés leurs chiffres, tandis que leurs collègues des Francofolies, 3 Eléphants, Les Escals ou Les Suds ont maintenu leur affluence…
Pour Christophe Platel du Paleo (Nyon / Suisse), « les billets ne s’étaient même jamais vendus aussi rapidement : 2h30 pour près de 200 000 billets ! Cumulés au
chiffre d’affaire exceptionnel des bars, (…) nous nous orientons certainement vers une des meilleures éditions que nous ayons vécues. » Même constat pour Jérémy Frère d’Au foin de la
rue (Saint-Denis-de-Gastines / Mayenne) : « Cette augmentation est très nette, puisqu'on a doublé notre affluence par rapport aux 10 dernières années. Ceci dit, notre programmation
a sérieusement été revue à la hausse avec un budget doublé par rapport à 2008 (…) et une vraie fidélisation du public du fait de l’ancrage rural de l’association. »Est-ce pour autant une tendance qui ne se confirme qu’auprès des festivals de plus de 30 000 visiteurs ? Art Session qui s’occupe du festival Musiques à Pile (Saint-Denis-de-Pile / Gironde) se refuse au clivage : « Nous ne pensons pas que la hausse de la fréquentation des gros festivals soit un handicap. (…) Nous conservons une vraie proximité entre les artistes et le public. La prise de risque que nous prenons avec certains artistes émergents nous permet de proposer et d’offrir une alternative face aux grosses machines. » Liz Millereau de La Guerre du Son (Landresse / Doubs) est du même avis : « A condition de cultiver une identité forte et une programmation qui sort du lot, les petits festivals ont un rôle primordial à jouer, notamment pour la diffusion des groupes locaux. » Le festival revende même son « refus de s'inscrire dans une surenchère du nombre d'entrées au bénéfice d'un accueil plus humain et d'une ambiance intergénérationnelle qui contribue pour beaucoup à notre succès. »
Alors à quoi est due cette excellente forme des festivals ? Pour Fred Lachaize du Reggae Sun Ska festival (Cissac Médoc / Gironde), c’est avant tout la récompense « d’une implication dans la vie locale » autant qu’une reconnaissance envers « les festivals qui ont pignon sur rue et qui sont là depuis des années. » Se rangeant derrière l’avis de Jean-Noël Escudié de Localtis.info, Jérémy Frère d’Au foin de la rue va même plus loin en invoquant « le non-départ en vacances des Français » qui aurait eu raison du « côté économique (un billet pour une dizaine de concerts) et libérateur des événements en ces temps de morosité ambiante. » Les festivals, un dérivatif à la crise ? Si l’idée semble effectivement crédible et si la fréquentation en hausse des musées et des cinémas semble le confirmer, aucune véritable étude sociologique ne peut pour le moment étayer cette thèse.
Et quand est-il de la grogne de ces dernières années sur l’augmentation des cachets des artistes, les contrats d’exclusivité et autres hégémonies étrangères du type Live
Nation ? Si personne ne s’aventure désormais à prononcer officiellement le nom de la société américaine, le paysage musical semble tout de même avoir franchi un cap. Jean-Jacques Toux des
Vieilles Charrues (Carhaix / Finistère) dit « ne pas souffrir des contrats d’exclusivité parce que nous avons la taille suffisante et que nous avons une configuration de fête
populaire au large spectre. Les Charrues ne sont pas là pour faire du profit et, cette année encore, nous avons reversé 80 000€ à une centaine d’associations, fonctionnant
proportionnellement avec peu d’argent public et de partenariats privés. » Pour autant, le programmateur admet « être parfois pénalisé par de gros festivals en Europe de l’Est qui fixent
des prix sur lesquels nous sommes obligés de nous aligner. » Christophe Davy aka « Doudou » de Rock en Seine (St Cloud / Ile-de-France), la
Garden Nef Party (Angoulême) et du Printemps de Bourges relativise également : « L’inflation s’est vraiment faite il y a 3 ans. Il n’y a pas eu d’évolution depuis,
dans un sens comme dans un autre. En France, il y a de toute façon une bonne résistance à la surenchère. Et puis, même concernant les exclusivités, le phénomène reste mineur. Quand le groupe ne
joue que dans ton unique festival pendant l’été, généralement c’est aussi parce que ça l’arrange… »> Quel avenir pour les festivals de musique ?
> Festivals : les chiffres de 2009
Burnes to the USA.
Burp ! Buffet avant le concert, dîner au catering artiste, concert, puis rebelotte un buffet dans la nuit. Et enfin le petit déjeuner pour plus d'une centaine de personnes...
Bruce Springsteen aurait-il eu peur de manquer ? Résultat : le cathering prod' a eu le droit au surplus ce matin. Tournée de croissants pour tout le monde !
Coin
coin ! "Maintenant, on va vous péter la gueule !" ont hurlé, hilares, les membres de Birdy Nam Nam lors de leur concert hier soir.
Disque
platine. En conférence de presse, le groupe l'Angle Mort a reçu le dvd collector de la série Hélène et les garçons.
Fin 2008, le marché français du jeu vidéo
devrait culminer à 3 milliards d’euros. Rien que ça. Soit une augmentation de plus de 15% par rapport à 2007 et un nombre de consoles vendues atteignant les 5 millions d’exemplaires pour l’année
en cours. Avec près d’un foyer français sur deux désormais équipé d’au moins une console, la fracture numérique est en nette diminution, même si de grandes disparités informatiques subsistent sur
le territoire. Et l’activité est encore plus spectaculaire outre-atlantique. Car loin d’être une exception nationale, NPD affirme que le marché américain devrait atteindre fin 2008 les 21,3
milliards de dollars, soit une hausse de 24% en 12 mois. Gloups.
Toutefois, Sony et
Microsoft espèrent malmener la suprématie de Nintendo avec l’engouement actuel et futur pour la haute définition. La Wii n’étant pas compatible avec ce format d’image, la guerre des
consoles n’a pas dit son dernier mot. Prochains chantiers : axer davantage les consoles de salon sur les connexions Internet, les portails communautaires, les jeux indépendants et les
plateformes de téléchargements de contenus numériques. « Home », le nouveau projet de Sony, devrait dans les prochains mois montrer sa capacité ou non à galvaniser les foules. En
attendant, Nintendo continue son offensive avec le succès de ses Guitar Hero, offrant un revival rock logique, et la déclinaison de ses légendaires licences. Car au regard du succès des suites
(Fallout 3, Metal Gear Solid, Call of Duty : World at War, Gears of War et Grand Theft Auto IV), les joueurs se sont peu-être jetés sur les nouvelles consoles, mais ils sont malgré tout restés
prudents concernant l'achat de nouveaux titres.
Une plainte pour « Mise en danger
d’autrui » peut être déposée si l’insalubrité est constatée et validée par les services de l’Hygiène, étant donné qu’en cas d’accident c’est le propriétaire qui est responsable. Une fois l’arrêté
irrémédiable, il est donc tenu de reloger les locataires et se voit imposer des obligations de rénovation ou de remise aux normes.
Pourquoi le rôle de la
municipalité est-il restreint ? C’est un retour aux chiffres de 2002. La crise économique et la baisse du pouvoir d’achat ont entraîné une hausse des crédits. Les prix stagnent ou ne baissent
qu’à 5% au grand maximum. Il y a trois ans, les intérêts bancaires étaient fixés à environ 4,5%, maintenant ils sont à plus de 5,5%, surévaluant le prix de l’acquisition finale d’une propriété.
Ainsi, le marché du logement sature. Et le manque de terrain des villes ou la recherche de rentabilité des promoteurs n’arrangent pas la situation.
Que pensez-vous du principe d'achat proposé par Live Nation ?
Que pensez-vous des contrats à « 360° » ?
Basée à Beverly Hills en Californie et créée en 2005 d’une scission de Clear Channel
Communications, Live Nation (LYV) est la première société mondiale de spectacles sur scène. A sa tête : Michael Rapino, possédant les prestigieux contrats de Barbara Streisand, Joe Cocker,
George Michael, Coldplay ou encore Van Halen. La multinationale possède un chiffre d’affaire de 3,7 milliards de dollars, emploie 4 400 salariés et s’adresse à plus de 60 millions de
spectateurs chaque année. C’est actuellement l’un des plus importants producteurs de concerts au monde et la deuxième entreprise de gestion de salles (Fillmore Auditorium de San Francisco,
Wemblay Area à Londres, Nikon Theater à Jones Beach).













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