Vendredi 20 juin 2008

Biche Prod est une plateforme de groupes et d'artistes non puristes, provenant de la place nantaise. Dans son sillage : Jukebox, Bernard Menez Social Club, Electrock Sound System, Soul Surgeons, Morpho, Resistenz, Smith&Wesson, Dj Fluke, Dj Barbelivien ou encore selecta Moonboots. Rencontre avec son booker, Butterhands, ancien animateur de la radio associative PRUN’.

Que pensez-vous du principe d'achat proposé par Live Nation ?

La musique, au lieu d’être une proposition d’artistes devient une réponse à des besoins ou des intérêts d’autres acteurs (les intermédiaires divers et variés, la presse, les annonceurs, le public...). D’où la reformation ou le maintien en vie d’artistes dinosaures.


Est-ce symbolique d'un changement de moeurs ?

Cette mutation correspond à un mouvement de concentration de l’industrie du spectacle qui espère ainsi préserver ses intérêts menacés par Internet. Les ventes de disques devenant secondaires, il leur faut trouver d’autres revenus.


Sommes-nous menacés ?

Sont concernés, au premier chef, les gros tourneurs français, car même s’ils se drapent d’un passé d’indé, ils génèrent de l’argent et sont eux même passés dans une démarche « à la Live Nation » : production de concerts, voire de festivals… Il faut être lucide, Biche Prod ne boxe pas dans la même catégorie. Nous ne travaillons qu’avec des artistes émergents, dont Live Nation ne soupçonne même pas l’existence. Par contre, nous ne pouvons fonctionner que grâce à un réseau de salles et de festivals (associatifs, subventionnés ou non). Et c’est dans ce réseau que certains osent encore programmer des groupes émergents. S’ils pâtissent du rouleau compresseur Live Nation, par ricochet, Biche Prod en pâtira aussi.

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par Longueur d'Ondes
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Mercredi 18 juin 2008

Après 8 années passées au sein d’une major avec en charge Marc Lavoine, Damien Saez, Frédéric Lo, Tcheky Karyo, Daniel Darc ou encore Elodie Frégé, le jeune producteur a enfin monté son écurie. Un retour aux sources basé sur le développement humain et le réseau, dit traditionnel.  Premier né de cette nouvelle aventure : le groupe électro rock Silvouplay, refusant l’utilisation du laptop en live.

Que pensez-vous des contrats à « 360° » ?

C'est un modèle qui concerne surtout les projets déjà développés et matures, assurant une assise et un impact certain par des moyens d'exposition et de diffusions importants. Mais bien que la révolution numérique permette de « sauter des étapes », le défrichage nécessite encore des facteurs humains et de proximité qu'une structure comme Live nation peut difficilement proposer. Cela passe par les réseaux locaux, régionaux et nationaux : MJC, tourneurs, bars, tremplins, radios, SMAC
.

Qu’est-ce qui explique cette mutation ?

C’est une course à la maîtrise des contenus par les différents acteurs de la filière. En tout cas d'un certain changement de regard sur le business de la musique et, par la globalisation, une remise en cause des métiers connexes.


Quelles répercutions cela peut-il avoir ?

Le nombre de manifestations et de spectateurs n'est pas extensible à l'infini. Rien ne dit que ces nouvelles pratiques vont assurer une croissance en volume du spectacle vivant. Il y aura un écrémage, sorte de concurrence locale et déloyale, une hausse des prix induit par cet oligopole. Ensuite, si les possibilités d'étapes intermédiaires entre les premiers concerts locaux et les tournées de Zénith se réduisent en nombre, on en réduit aussi indirectement le nombre de projets développés. Pour l’instant, le travail local est préservé, car il ne possède pas le même public, mais les deux sont liés par les premières parties à assurer. Il faut que les acteurs locaux continuent leur audace.

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 16 juin 2008

Madonna, U2, Jay-Z… Tous ont cédé l’ensemble de leurs droits (tournées et futurs enregistrements) à l’organisateur de concerts américain pour une durée de 10 ans en signant un contrat, dit à 360 degrés. Car si le disque est en crise, les concerts génèrent toujours autant de profits. Mais qui est ce nouveau géant international qui squatte toutes les conversations ? Et doit-on s’en méfier ? Explications.

Basée à Beverly Hills en Californie et créée en 2005 d’une scission de Clear Channel Communications, Live Nation (LYV) est la première société mondiale de spectacles sur scène. A sa tête : Michael Rapino, possédant les prestigieux contrats de Barbara Streisand, Joe Cocker, George Michael, Coldplay ou encore Van Halen. La multinationale possède un chiffre d’affaire de 3,7 milliards de dollars, emploie 4 400 salariés et s’adresse à plus de 60 millions de spectateurs chaque année. C’est actuellement l’un des plus importants producteurs de concerts au monde et la deuxième entreprise de gestion de salles (Fillmore Auditorium de San Francisco, Wemblay Area à Londres, Nikon Theater à Jones Beach).

Et si l’on parle autant de Live Nation aujourd’hui, c’est en raison de la future concurrence que cela pourrait induire en France sur le marché des festivals. En gérant la carrière des artistes à 360 degrés, la société produit ainsi les futurs albums de son catalogue en se substituant aux labels, organise les concerts, la billetterie (grâce à Eventim), les produits dérivés et les contrats publicitaires qui en découlent. C’est donc toute la chaîne, de l’artiste au spectateur qui est maîtrisée. En Europe, ce sont trois festivals belges (Rock Werchter, TW CLassic, I Love Techno), le plus gros organisateur de spectacles espagnol (Gamerco) et le rachat en France de Jackie Lombard Production (Rolling Stones, Depeche Mode, Ricky Martin) qui lui assurent une assise sans précédent. Dernier en date : le Main Square Festival d’Arras. L’organisatrice, France Leduc, a signé un partenariat avec Herman Schueremans, fondateur de Rock Werchter et pilier de Live Nation Europe. Résultats ? Des exclusivités avec notamment Metallica et les Chemical Brothers face au festival des Eurockéennes de Belfort, actuellement en proie aux sueurs froides.

Devant cette surenchère et ces exclusivités, beaucoup de festivals cèdent à une politique inflationniste pour tenter d’attirer plus de têtes d’affiches. Selon la République du Centre, la Route du Rock a dû casser sa tirelire pour obtenir les Smashing Pumpkins en 2007, soit 45% de son budget et l’actuel montant de leur déficit : 120 000€. L’auditeur dépensant moins pour l’achat de produits musicaux, un report du budget s’exerce ainsi sur le spectacle. Les artistes le savent et font gonfler les prix, comme par exemple Radiohead qui se produit pour environ 400 000€ alors qu’un groupe international moyen culminait à 80 000€ il y a deux ans. Rentabilisé par l’ensemble de sa tournée et les retombées annexes, Live Nation tire son épingle du jeu en réduisant ses coûts et en exerçant une sorte de « commerce équitable libéral » que seuls les Ogres de Barback arrivaient à maintenir dans le milieu indépendant.

Mais à bien y regarder en France, le problème semble surtout inquiéter les festivals de plus de 40 000 spectateurs et les 5 à 7 tourneurs qui font de l’international. Certains de ces tourneurs ont d’ailleurs déjà la main sur des salles ou des festivals... Quant aux petits tourneurs français, ils ne sont pas inquiétés directement, vu que Live Nation ne fait pas dans le développement d’artistes. Alors réelle menace ou peur de l’hégémonie américaine ? Fait à noter, la filiale française possède une boîte postale sans numéro de téléphone où un coursier achemine tous les jours le courrier vers des bureaux dont l’adresse « doit rester confidentielle ». On croit naviguer dans un mauvais pastiche de Micheal Moore...

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 31 mars 2008

undefinedDéfinition : joueur occasionnel habitué aux jeux simples
Opposition :
hardcore gamer

Age :
12-35 ans
Sexe :
majorité féminine
Population :
145 millions de personnes aux Etats-Unis

Moyenne du temps de jeu :
1h à 5h par semaine
Mode de jeu : solo (avec une préférence pour la gratuité)
Console : Nintendo DS (68 millions d’exemplaires)

Site :
Popcap (6 millions de visiteurs par mois)
Marché publicitaire : 400 à 700 millions de dollars en 2010 (Etats-Unis)


par Role Playing Game
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Mercredi 13 février 2008

On estime qu'environ un milliard de cartes sont expédiées chaque année à l'occasion de la Saint Valentin. Un chiffre attribué à 85% aux femmes et battu uniquement par celles envoyées pour Noël. Du courrier que reçu la fille du geôlier du martyr (d’où le nom du billet), jusqu’au Saint arrangeant secrètement des mariages en plein âge médiéval, les légendes sont nombreuses. Explications.

Dès l’Antiquité, février était synonyme d’amour et de fertilité. C’était le mois de Gamélion, consacré au mariage de Zeus et Héra. Dans la Rome Antique, le 15 février célébrait Lupercus (Dieu de la fertilité) en effleurant les jeunes femmes avec des morceaux de chèvres sacrifiées. Le fait d’être touché était censé faciliter l’accouchement. Enfin, il est mentionné trois martyrs nommés Valentin pour la date du 14 février dans la religion catholique. Si aucune histoire ancienne ne relate avec certitude le rapprochement entre ces Saints et la fête actuelle, les ressemblances entre les différentes cultures est frappante.

Ce que l’on sait au moins de façon sûre, c’est que le pape Gelase Ier a autorisé cette pratique aux alentour de 498. La légende raconte que cette mesure visait à contrecarrer la célébration de Lupercus (« les lupercales »), car ce qu’il ne faut pas oublier c’est que toute fête chrétienne est un reliquat de fête païenne (un but sanitaire ou social). En l’occurrence, le jour de la Saint Valentin a longtemps été la fête des célibataires et non des couples. Afin d’épurer son calendrier catholique de tous ses Saints, l’Eglise a supprimé ce jour en 1969.

La St Valentin dans le monde
En Chine, le 14 février génère une grosse activité commerciale chez les jeunes depuis les années 80. Pourtant, il existe une autre fête traditionnelle des amoureux le 7 du 7ème mois du calendrier lunaire. Au Japon, les femmes offrent des chocolats (« Girl Choco ») à la gente masculine, tandis que les hommes offrent un linge blanc le 14 mars (« Jour blanc ») dont la valeur est généralement 3 fois supérieure à celle des chocolats. Pour beaucoup de femmes, ce cadeau est une obligation courtoise, notamment envers leurs collègues masculins. Enfin, la Saint Valentin provoque de vives critiques en Inde, au Pakistan et en Arabie Saoudite où l’on dénonce l’influence occidentale de cette pratique.

Ce que tout le monde s’accorde cependant à penser, c’est qu’il n’est bien sûr pas nécessaire d’attendre la fête des amoureux pour prouver ces sentiments. Mais si certains en ont encore besoin, alors pourquoi pas ?


par Samuel Degasne
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Mercredi 31 octobre 2007

Oui, le Jack-o'-Lantern, célèbre citrouille édentée, est principalement fêté au Canada, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’Halloween vient d’une fête païenne celte autrefois fêtée en France. Une célébration qui nous apprend, non pas à nous moquer de la mort, mais à prendre du recul sur celle-ci pour mieux vivre sa vie et se séparer du deuil. C’était avant que l’Eglise Catholique n’impose son calendrier et sa morale…

 
Halloween.jpgLes clichés ont la peau dure... Alors que personne ne se plaint du "sapin de ¨Noël" médiatisé par les allemands (et inspiré des Celtes) qui contient lui aussi son lot d'offres commerciales du même genre, l'inconscient collectif reste persuadé qu'Halloween est une fête américaine qu'il faut bouder pour son origine et ses repercutions... Pourtant, Halloween est inspirée de Samain (ou Samonios en Gaule), fête vieille de plus de 2500 ans et qui a notamment perduré chez les Celtes du Nord (Irlande, Grande Bretagne) en raison de leur évangélisation tardive (vers le VIème siècle). Et il aura fallu plusieurs centaines d’années pour intégrer la Toussaint à nos célébrations : déplacement de la fête des Saints en novembre par le pape Grégoire III (Vlllème siècle), création de la Toussaint comprenant le jour et la veille par le pape Grégoire IV (vers 840) et choix du 2 novembre comme Jour des Morts par Odilon de Cluny (1048).

Concernant l’origine d’Halloween, les Celtes croyaient que les mauvais esprits profitaient des nuits plus longues de l’hiver pour tourmenter les vivants. Cette peur ancestrale de la nuit était commune à beaucoup de traditions. La nuit a en effet toujours été le refuge d’êtres surnaturels ou aux pouvoirs magiques dans l’imaginaire collectif, d’où le nombre de films d’horreurs qui s’ancre sur cette peur. C’est aussi pour cette raison que de la nourriture est donnée en offrande pour apaiser les esprits et que les enfants se déguisent pour passer inaperçu parmi eux. Le noir y symbolise la nuit et la mort, tandis que l’orange évoque les lueurs de l’aube et de la citrouille de Jack-o’-Lantern (un esprit farceur condamné à errer après ses démêlés avec le diable).

Allo oui ? Ici trouille
Après la christianisation des populations européennes, la tradition s’est donc naturellement exportée au XIXème siècle avec les immigrants catholiques. Les Celtes fêtaient alors pendant 3 jours le changement d’année aux environs du 1er novembre, ainsi que la fin des récoltes et l’arrivée de l’hiver. Le renouveau actuelle  d’« All Hallow’s Eve », c’est à dire la fête de tous les saints (« Hallow » étant une forme archaïque du mot « holy »), fait encore réagir l’Eglise catholique. C’est ainsi que pour rappeler l’importance de la Toussaint (1er novembre) et le Jour des Défunts (2 novembre), le diocèse de Paris a inventé en 2002 la manifestation Holy wins (« Ce qui est saint est victorieux ») auquel des centaines de personnes participent chaque année.

Une démarche qui n’est pas sans rappeler la création de notre calendrier actuel et de ses jours fériés religieux, ayant pour objectif à l’époque d’atténuer l’engouement des fêtes païennes et d’imposer la religion catholique. Car chaque fête religieuse, y compris Noël, correspond à une ancienne fête païenne, donc « hérétique ». Pourtant le sens de ces manifestations est, au-delà des considérations religieuses dont il faut s’absoudre pour ne pas sombrer dans la mauvaise foi, un parti pris personnel face à la mort. Chez les uns, elle est une fatalité naturelle qui met en valeur notre vie, chez les autres elle est une continuation de notre existence et une représentation traditionnelle du deuil (à garder à l’esprit). Pourtant, il serait illogique de voir une forme d’irrespect dans l’une de ces deux représentations.

D’autres manifestations internationales traitent du même rapport à la mort comme la Nuit de Walpurgis en Europe du Nord, la Fête des Fantômes en Chine et la Nuit des Morts au Mexique. Et si ceux qui voulaient justement exercer un retour aux valeurs et aux traditions, pour remettre les brebis égarées dans le droit chemin, s’étaient tout simplement trompés de fête ? Car historiquement et chronologiquement, notre patrimoine ne semble pas être là où on pense...

LIEN
> La Saint Valentin : oui ! Mais pourquoi ?



par Samuel Degasne
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Vendredi 10 août 2007

En période estivale, chacun porte une plus grande attention à sa propre couleur de peau ou les parties dénudées des peoples sur papier glacé. Et puis, tapis dans l’ombre de certains pays touristiques, le déficit des femmes pourrait, selon Le Monde, atteindre 200 millions en 2025…

 
gynecide.jpg
Hein ?
Le terme gynécide, généralement employé par les féministes, désigne l’ensemble des actes masculins perpétrés en référence à une tradition morale, religieuse ou ethnique. Le but ? Infliger une indélébile sanction physique ou morale, afin de bannir certaines femmes d’un rang social admis. Si aucune généralisation n’est à attribuer à une quelquonc nation dans sa globalité, l’existence de ces pratiques est tout de même à évoquer. Quant à l’auteur, il n’est pas obligatoirement inconscient de ses actes, mais son contexte local et sa pression sociétale peuvent cependant et malheureusement dicter certaines situations.
 
Le crime d’honneur
Certains pays islamiques (Pakistan, Egypte, Jordanie) pratiquent le meurtre prémédité pour laver le déshonneur (adultère, refus de mariage, etc). Ces crimes, couverts par les lois rigoristes, sont rarement punis dans leur lieu d’origine et considérés comme appartenant à la sphère privée. Lois civiles protégeant la vie d’un individu font pourtant parties des progrès humanistes. En outre, de nombreux mythes mettent en garde contre les proportions de la vengeance.
 
Enfin, en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh, on n’utilise pas la traditionnelle lapidation, mais le vitriolage. Ces attaques populaires au produit chimique (généralement de l’acide chlorhydrique) ne provoquent pas la mort, mais une défiguration profonde échappant à toute statistique. On aura tout vu…
 
Le droit à naître
Le poids démographique de la Chine porte par exemple atteinte aux naissances féminines. Un contexte qui a pris une tournure singulière depuis la révolution culturelle (enfant unique). A ce propos, l’Etat chinois a rappelé dernièrement sa volonté de maintenir cette situation. La carence va également rendre difficile la possibilité de créer une famille, autant qu’elle discrédite la condition féminine. Certains pays d’Asie sont ainsi sujets à une stratégie natale : perpétuer un patrimoine, prise en charge des parents, etc. Une fille est considérée comme une charge économique. Nombreuses sont donc les histoires d’infanticides, de disparitions (26 millions en Inde) ou d’IVG à 90% de sexe féminin.
 
D’ailleurs, le saviez-vous ? Une prière juive du matin débute par « Merci mon Dieu de ne pas m’avoir fait femme ».

LIENS
> Les hommes battus
> Les girls en colère
> Les poitrines au sein de l'
Histoire


par Croque-Madame
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Mardi 26 juin 2007

Si les nuages ne le laissent pas deviner, c’est pourtant bel et bien l’été… Si, si ! Entre deux bourrasques et trois crachats, le temps semble donner raison aux grincheux séniles. On transpire peut-être, mais uniquement dans les transports en commun. Alors, pendant la pause estivale, pourquoi ne pas innover ? Ségo, nous voilà !

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Avant ?
Cette année, vous hésitiez entre plusieurs destinations. Première option : pôpa-môman. Journée marathon avec un levé quasi militaire, suivi d’une belotte en guise de goûter, des interrogatoires sur votre célibat (ou futur mariage) et un coucher digne de l’hospice... L’année dernière, vous aviez cru faire mieux avec un petit séjour entre pôtes. Finalement, l’ambiance était retombée aussi sec. D’un côté les dragueurs invertébrés, de l’autre les radins (tant financiers que sur la vaisselle), puis ceux trop habitués à leur précieux confort… A croire que même parmi les meilleurs amis, il reste un nombre non négligeable de personnes avec qui nous n’habiterions jamais.
 
Que reste-t-il ? L’option camping ? Chenille endiablée avec un couple allemand, apéro quizz avec des postiers de Dunkerque ou concours de pétanque contre la meute des professionnels de la chaise pliante… Argl ! Sentant le coup venir, vous vouliez opter pour la solution supérieure : une location dans le Sud avec môsieur. Mais ô surprise, le séjour n’est pas conforme à son descriptif pourtant alléchant : vis-à-vis sur le gros-voisin-tout-nu, un compagnon étrangement pressé d’aller sur la plage et des conversations qui s’amenuisent au fur et à mesure que votre peau se dore.

Demain ?
Pour se rendre utile, partez avec le Cosame ! Loin d’offrir une simple aide humanitaire aux pays d’Europe de l’Est, d’Afrique ou d’Asie, le programme permet depuis 98 d’échanger ses connaissances avec les autochtones : former à la couture les femmes de Ouagadougou (Burkina Faso), conseiller les cuisiniers de Bucarest (Roumanie) ou les ébénistes de Jodhpur (Inde), il y a de quoi rendre jaloux votre entourage.
 
Et ceux qui refuseront de travailler pendant leurs vacances peuvent se replier vers l’écotourisme. Le Kenya, l'Équateur, le Népal, le Costa Rica et Madagascar, l’ont bien compris. La conservation des espèces, l’immersion dans la nature et la mise en place d’un marché équitable représentent la principale source de leurs devises.
 
Alors quoi ? Vous allez passer une nouvelle fois pour un Bobo ? Peut-être… Mais à la machine à café en rentrant, il y a de fortes chances que, pour une fois, ce soit vous qui ridiculisiez votre collègue partie au Maroc.
 
LIENS
> Cosame
> Fédération Ecotourisme
> Les Sexo-écolo-activistes


par Croque-Madame
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