Tendances

Mercredi 5 août 2009

Hey, gamin... Le mime, c'est un métier pour les braves. Ouais, mon p'tit ! Bac pro poignet ou BEP phalanges, rien n'y fait. Faut de l'expérience. Du doigté. Et sur le ring du cabaret breton des Vieilles Charrues, les bras de fer se sont enchaînés. En playback, bien sûr.

null Sous le chapiteau du Cabaret breton, on a joué des coudes ce soir. Mis des "poings" sur les "i". Car l'Air biniou est un concours aussi fantasque que foutraque.

Et c'est bien le meilleur mime de joueur de biniou qui fut élu. Dans la fureur de la foule et les vapeurs alcoolisées. Dans la poussière et les cris. Commerce écuitable, oblige, tant que le Triskeléctif est respecté.

Chacun sa technique. On humidifie ses doigts. On revêt son habit de couleur, tel le papillon de lumière, souuus les projecteuuurs. On affute l'instrument pour dompter la bête. La chevaucher. Ce soir, c'est un véritable olympique de marcels qui joue, tandis que d'autres restent stoïques comme des menhirs, aussi sexy que des galettes-saucisses roulées dans le ketchup.

Et on fait tourner les serviettes. Comme des petites girouettes. On saute, on trépigne, on accroche l'oeil de la foule pour éviter d'être conspué. On racole. On se donne sur la musique bonne bonne bonne. Pour finalement devenir le king of biniou. Le Che Gevarreck du manche. Le Bob Morlaix du Kreiz Breizh.

Longue vie au roi. Et God save the kouign !


Par Webcover officielle Vieilles Charrues
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Vendredi 10 octobre 2008
Ressentir les effets de la drogue juste en mettant un casque sur ses oreilles, c’est possible. Du moins, c’est ce que prétend et promet le site Internet américain i-doser.com : de la défonce légale sans risque pour la santé. Marijuana, LSD, Ecstasy, Absinthe, … Tout y passe.

« Prenez un casque. Allongez-vous. Ecoutez l’un des quarante mp3 de 35 minutes et regardez les formes psychédéliques sur l’écran de votre ordinateur. La dose prendra effet au bout d’une bonne vingtaine de minutes d’écoute. » La notice pourrait servir d’ouverture à un film d’anticipation, mais il n’en est rien. Les initiatives du genre se multiplient même : le logiciel Gnaural tout d’abord, mais aussi entre autres le site Internet i-doser, se basent sur des « méthodes scientifiquement prouvées et sans risque de synchronisation des fréquences cérébrales », avec pour caution intellectuelle les recherches effectuées en musicothérapie.
 
Comment cela marche-t-il ? Notre cerveau émet des ondes dont l’intensité se mesure en Hertz. Il est difficile de contrôler la fréquence de ces ondes, mais des éléments extérieurs pourraient les modifier. Ces « battements binauraux » fonctionnent de façon simple : de l’oreille gauche vous écoutez par exemple une fréquence de 500 Hz et de l’oreille droite une fréquence de 495 Hz. Le cerveau serait alors influencé par le rythme différentiel des deux émissions, vibrant à 5 Hz et provoquant ainsi un effet sur l’humeur.

 « On connaît aussi le rôle de l’autosuggestion »

Auteur d’un mémoire sur les sons binauraux et interviewée dans le Nouvel Observateur, la psychologue Brigitte Forgeot pense pourtant que les drogues acoustiques sont un pur fantasme : « Je ne crois pas que des sons puissent produire de tels effets. Déjà parce que chaque cerveau est différent et que chaque son, pour être efficace, doit être adapté au cas par cas. […] Et de là à dire que l'on peut recréer les effets précis d'une drogue, c'est ridicule. » Une analyse que confirment les alarmes dissuasives anti-adolescents, du type Sonic Tennager Deterrent, dont seuls les moins de 20 ans peuvent être incommodés.

Jean-Pol Tassin, directeur de recherche de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) renchérit dans Métro : « Pour moi, ce site est un gag explicable. Ecouter pendant environ 35 minutes - c’est long - des sons chaotiques, c’est épuisant pour le cerveau. Ajouté à cela des images hypnotiques et des illusions d’optique, ça vous met dans les choux ! Le but est bien de fatiguer le cerveau, de vous donner la sensation d’être à côté de la plaque, de planer... et donc de diminuer vos facultés cognitives. Et c’est effectivement la caractéristique des drogues, la cocaïne mise à part. […] De plus, des études scientifiques ont montré que les personnes qui savent qu’elles deviennent plus violentes quand elles ont bu, le deviennent effectivement quand on leur dit qu’elles ont bu, même si elles n’ont pas avalé une goutte d’alcool. »

Sur les sites de partage vidéo, les internautes se filment en prenant une i-dose


Mais ce qui semble surtout provoquer l’attrait des ados, c’est avant tout la facilité avec laquelle ils peuvent se procurer ces fichiers audio à la barbe des instances judiciaires et parentales, grâce à son cadre légal. D’autant que le nom de ces i-doses, profitant de l’élan sémantique autour de l’iPod, sont avant tout une provocation marketing à l’image du parfum Opium d’Yves Saint Laurent. Exemples : Cocaïne, Orgasme, Masochisme, … On a déjà fait plus subtile.

Le plus dangereux à court terme se situe au niveau cardiaque. Une tachycardie (accélération du cœur) peut en effet se transformer en accident grave chez un adolescent, tout comme une hyperventilation excessive pendant la dose peut causer un malaise vagal (chute de tension). Tout ça n’est pas non plus sans danger pour le portefeuille. En effet, à l’exception des doses Alcool et Contentement en téléchargement libre, il faut par exemple compter 4,25 dollars pour un MP3 de 45 minutes de Marijuana virtuelle.
 
Inutile donc d'y voir un réel trafic de drogue. L'internaute aurait plutôt tendance à se transformer en pigeon, plutôt qu'en junkie 2.0. Alors qu'est-ce qui explique ce renouveau soudain dans les médias ? L'explication se situe peut-être dans un article de Wikipédia datant de 2004, et traduit en français début avril 2008. Une date à laquelle la frénésie pour ce sujet s'empare des blogs et des forums hexagonaux, et qui correspond au lancement du i-doser français. L'ensemble des blogs attribue alors la découverte des battements binauraux au météorologiste prussien Heinrich Wilhelm Dove dès le XIXe siècle. Une paternité dont seule Wikipédia semble se porter garant.

Drogues et informations : avec le marketing, rien ne se perd, tout se transforme.

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Par Rue89
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Lundi 29 septembre 2008
Hier, instrument médical. Aujourd’hui, accessoire de mode. Exit les anciens culs de bouteilles, les nouvelles montures font désormais dans le tape à l’œil. Et, n’en déplaise à Mac Lesggy, plus c’est gros, mieux c’est.

C’est fini. On ne tente plus de camoufler ses carences optiques sous de discrètes montures, rangeant alors avec hâte la paire dans l’étui dès son utilisation. Au contraire, on affiche sa différence en soulignant et en encadrant son regard. A la manière des personnes fortes qui trompent l’ennemi en portant des vêtements larges ou flashis. Terminées les lentilles, les lunettes sont devenues un élément clé de l’apparence. Assez pour voir sa myopie comme un atout ou porter des lunettes sans autre raison que le look. Mais plus que des modèles classiques, ce sont surtout les grosses montures qui effectuent leur retour : plastiques, écailles, bois, etc. Elles qui justement semblent tout droit issues de la malle à déguisement pour en épouser désormais les codes retro-intello.

Secrétaires polissonnes, graphistes ou étudiants en école d’Art

Il y a tout d’abord les lunettes Nerd, noires et imposantes à la Nana Mouskouri ou à la Marie Colmant (Canal+), celles précisément des informaticiens assidus ou adeptes de modélisme et dont on peine à deviner le regard. Il y a aussi les grandes rondes à la Karl Zero ou Elvis Costello qui adoucissent les traits sous des allures de bonhomie rassurante. Et puis il a ceux qui en ont fait leur marque de fabrique comme Woody Allen ou Derrick, quitte à alimenter les stéréotypes. Car, plus qu’aucun autre accessoire de mode, les gros hublots permettent d’ouvrir le regard et de hiérarchiser un visage en lui donnant du caractère. Ils définissent et signent un style. Mieux, une appartenance à un groupe.

Les groupes de luxe participent à cet exhibitionnisme promotionnel

Depuis quelques années, les accords de licences avec les industriels de l’optique se sont multipliés pour en mettre plein la vue. Tous squattent le marché, de Tom Ford (ex-Gucci) en passant par Moscot, Yves Saint Laurent ou bien encore Chanel. Les lunettes de soleil s’affichent été comme hiver, sur le nez, dans les cheveux ou en collier façon pendentif en résine-plastique (Anne Lou of London, Tatty Devine. Un seul credo : voir, mais surtout être vu. Avec si possible des Wayfarer vintages de chez Ray Ban, façon Top Gun Sarkozy ou Philippe Manoeuvre. Avec des lunettes stores, style Kanye West. Voir sinon - bien que passées de mode au vu des récents défilés de Martin Margiela, Marc Jacobs ou Luella - des lunettes mouche ou papillon à la Nicole Ritchie. Hop ! Mi-vu, mi-connu.

Les fabricants français de lunettes sont leaders dans l’innovation

En France, les entreprises se sont repositionnées afin de faire face à leurs rivaux historiques italiens, les spécialistes de l’industrie du luxe. Plus que des montures acidulées et interchangeables, l’Hexagonal propose des alliances bois, corne, écaille ou peau de requin aux aciers et plastiques habituels. Presque un bijou, en somme. Mais, revers de la médaille, cette course à l’innovation favorise et contraint au renouvellement régulier des collections. Et c’est sans compter sur le nouvel engouement pour les lunettes de sport. Une croissance logique qui accompagne la progression de la mode sportswear. Et concernant l’avenir, c’est aussi du tout vu ! Réalité augmentée ou améliorée, la technologie va permettre de voir certains éléments en relief et en 3D ou d’afficher des informations sur notre environnement à la Terminator.

Le lobbying des appareils dentaires est en deuil.




Par Rue89
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Lundi 25 août 2008

Grand gagnant des cadeaux de Noël de l’année dernière, l’instrument a confirmé cet été son statut d’outsider sur les plages, non loin des saucisses sur le feu et des surfeurs bodybuildés. Un engouement qui n’a pas attendu l’arrivée de Julien Doré pour prendre de l’ampleur.

Instrument traditionnel à cordes pincées des îles Hawaï, le ukulélé est une adaptation du cavaquinho portugais (une petite guitare répandue au Brésil et arrivée avec les immigrants de l’île de Madère en 1879 pour récolter la canne à sucre). Il n’est alors utilisé que dans les orchestres classiques hawaïens, bien avant que divers courants musicaux ne le reprennent à leur compte, du jazz en passant par la chanson populaire. L’instrument est en effet à la mode dans la première partie du XXème siècle en raison de sa dimension humoristique et/ou exotique. Il existe aujourd’hui différents types de ukulélé : le hawaïen standard en forme d’ananas, celui à résonateur (amplification), celui électrique, sa version banjo et enfin celui polynésien (instrument essentiellement rythmique).

C’est le cinéma qui porta l’instrument à la connaissance du grand public au milieu du siècle : Olivier Hardy dans Sons of the Desert (1933), Marilyn Monroe dans Certains l’Aiment Chaud (1959) et Elvis Presley dans Blue Hawaii (1961). Tous y jouent réellement du ukulélé. Les milieux étudiants américains tombent alors amoureux de cet instrument qui évoque autant les chemises à fleurs que les vacances version vahiné. Au Royaume-Uni, c’est l’acteur et musicien George Formby qui favorise cette médiatisation pendant la Seconde Guerre Mondiale, en participant à des concerts de soutien aux troupes du Débarquement. Puis, virent les précurseurs Cliff Edwards, Israel Kamakawiwo’ole et Gabby Pahinui, tandis qu’en France, c’est le Ukulélé Club de Paris qui en posent les premières pierres fondatrices. Depuis, nombre d’artistes sont tombés sous son charme, de George Harrison (The Beatles), à Jimi Hendrix ou encore Neil Young. Même Woody Allen dans La Rose Pourpre du Caire (1985) et le dessin animé de Disney Lilo & Stitch (2002) en reprennent le cliché exotique.

C’est surtout l’année dernière que le ukulélé a connue un regain extraordinaire de popularité. Exit les clichés festifs, l’instrument fait ce coup-ci son retour grâce à son prix bon marché, sa polyvalence dans les registres musicaux et son statut d’instrument « oublié ». Ainsi, les clins d’œil se multiplient : Julien Doré justement, Paul McCartney, Mareva Galanter, Thomas Fersen, Yael Naim, Eddie Vedder (Pearl Jam), Mathias Malzieu (Dionysos), ou encore les traditionnels anti-folk Devendra Banhart et Herman Düne. Le Divan du Monde a même organisé le Paris Uke Fest, accueillant en mai dernier les futures égéries de la scène underground française et outre-atlantique. C’est dire.

Après les artistes, le public
Mais plus qu’un mimétisme musical - chaque artiste succombant tour à tour au charme du ukulélé -, l’instrument apporte un vent de fraîcheur bienvenu parmi les productions radiophoniques ultra léchées. Cet enthousiasme s’explique tout d’abord par cette envie collégiale de mélodies légères, naturelles et spontanées. Un renouveau issu des fondements punk, dans sa version la plus acoustique et loin de toute agitation médiatique. Une sorte de musique bio alternative aux propriétés déstressantes, qui oscille entre le mouvement bobo et celui de métropolitains dissidents. Un retour aux sources.

L’occasion également de se réapproprier certains titres en les revisitant de façon humoristique. Idéal pour un apprentissage rapide du fait de ses 4 cordes et de sa petite taille, le phénomène s’empare désormais du public, comme c’est souvent le cas, avec un certain décalage. Et les nombreux sites ou forums d’aide sur Internet laissent croire que chacun en possède un exemplaire. Profitant du relais des plateformes d’échanges vidéo, les parodies sont même en phase de battre celles habituelles du monde du jeu vidéo (thème de Tetris, Mario). Citons pour simple exemple l’irrésistible « Smells Like Teen Spirits » ou « The Good, the Bad and the Ugly » par le Ukulele Orchestra of Great Britain.

La ukulélé mania répond par la même occasion à la génération bootlegs et ses versions alternatives font le bonheur d’illustrateurs sonores comme Dj Zebra ou d’une Béatrice Ardisson (Paris Dernière). Parfait pour redonner une seconde vie à certains standards oubliés. Enfin, c’est l’effet inimitable que offre visuellement l’instrument qui séduit un plus grand nombre : un musicien au corps soudainement surdimensionné qui donne au ukulélé des airs attendrissants de jouets pour enfants. Illusion d’optique garantie.

A quand la réintégration du triangle ?



Par Rue89
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Lundi 21 juillet 2008

Pour lutter contre l’érosion du marché de la bière en déclin depuis 25 ans, les principaux brasseurs mondiaux misent sur le cidre et ses dérivés. En France, c’est Kronenbourg qui a dégainé son Apple Frost - Cider on Ice - en mai dernier et qui compte sur les festivals de l’été pour l’implanter.

Ne pas confondre cidre et cider. Le cidre obtenu après fermentation des pommes n'a rien à voir avec les 6 millions d'hectolitres britanniques fabriqués avec des concentrés de jus de pommes mélangés au glucose, au sucre, aux arômes et aux colorants.

En France, c’est la Normandie qui demeure la 1re région productrice de pommes à cidre (300 000 tonnes par an), lançant dernièrement le programme écologique « Innovacidre » avec l’aide des régions Bretagne et Pays de la Loire. De nombreux praticiens en vantent les vertus curatives, notamment pour stimuler le métabolisme, aider à la perte de poids et réduire les troubles digestifs ou les risques de calculs rénaux grâce à ces propriétés détoxifiantes.

Selon le dernier rapport de la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, le cidre est de loin la boisson alcoolisée la plus souvent consommée chez les 11-13 ans. Un record qui s’estompe à partir de 15 ans. La boisson s’est en effet banalisée en raison de sa relative teneur en alcool, sa réponse au goût amer de la bière et sa plus grande utilisation en cuisine, permettant de se marier avec de nombreux plats.


En 3 ans, la vente de cider a été multipliée par 10 outre-Manche


En 2007, le marché de la bière en France est en recul de 3,5 % (soit 19,56 millions d’hectolitres, contre 20 millions l’année précédente). Le fruit cider pèse 425 millions de livres, soit 1,3% du marché des alcools. En Grande-Bretagne et en Irlande, les consommateurs sont 5 fois plus nombreux par rapport à ceux du vin et 10 fois plus important que ceux de la bière. Les lignes sont donc en mouvement côté brasseurs et le cidre / cider apparaît comme une occasion de reconquérir le marché.

Le contexte économique explique aussi cette nouvelle démarche. Pour lutter contre la fusion du nouveau leader mondial InBev (Stella Artois) / Anheuser-Busch (Budweiser), le groupe Heineken / Carlsberg a acquis la moitié du groupe anglais Scottish and Castle (Strongbow) et le numéro 1 en France : Kronenbourg. Le géant hexagonal ne s’est alors pas fait attendre pour préparer sa riposte.

Son dernier né (et preuve de ce renouveau) : le cider Apple Frost, une boisson fermentée à base de jus de pomme, servie sur des glaçons et accompagnée d’un concentré de jus de poire. Vendu par pack de 4 dans les 4,20€, les bouteilles de 33 cl avoisinent les 5°. Et avec un marché du cidre estimé à 1 million d’hectolitres par an, le brasseur strasbourgeois espère donc en vendre 25 000 pour l’année 2008 d’après les tests réalisés dans 150 points de ventes français.


Kronenbourg estime que le marché des 18-35 ans est désormais mûr


Le groupe poursuit ainsi son recentrage après la cession des Tavernes de Maîtres Kanter et de sa filiale Elidis. Si l’opération marche et que la croissance équivaut celle de la Grande-Bretagne, l’Apple Frost proposera des déclinaisons de formats et de goûts. Enfin, le produit sera fabriqué à partir d’avril 2009 sur le site d’Obernai (Alsace), malgré tout menacé par une centaine de suppressions de postes d’ici à 2010, selon Le Figaro Economie.

Malgré l’échec du X-Cider en avril 97, le brasseur français retente donc l’aventure en s’inspirant des produits irlandais (Magners, puis Bulmers) plus fermentés, alcoolisés et marketés que la boisson traditionnelle. Certains barmans reprochent dors et déjà le prix supérieur de 27 cent au litre par rapport au réputé Strongbow (dont la croissance est de 19% par an), et ce, malgré les glaçons fournis. Il y a 11 ans, c’était Pernod Ricard qui avait malmené la marque en sortant un produit similaire. Qu’en sera-t-il pour cette année ?

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Vendredi 16 mai 2008

Restaurants gastronomiques, étalages de marché, sites Internet spécialisés… Tous réintègrent désormais avec audace des légumes anciens ou oubliés dans leurs menus. C’est ainsi le grand retour du panais, du topinambour ou encore du salsifis, tombés en désuétude depuis plusieurs décennies.

Au cours du XXe siècle, le volume des espèces et des variétés de légumes consommés a décliné au fur et à mesure des avancées de l’urbanisation. Le développement de nouveaux modes de production et de distribution a conduit à restreindre l’offre en matière de diversité. L’exode rural entraînant une baisse de la main d’œuvre et la déprise agricole (abandon de l’activité de culture ou d’élevage) de certaines zones de faible productivité, l’agriculture intensive et de masse a supprimé les plantes à faible rendement et poussé à investir plus pour palier au déficit.

Il ne faut pas négliger non plus les conséquences des pénuries en temps de guerre qui poussèrent à la surconsommation de certaines variétés, provoquant par l’abondance un dégoût relatif et post-traumatique. Les affres de la restauration collective ont, elles aussi, parfois participé à certains bannissements dans les nouvelles générations. On estime ainsi aujourd’hui que sur l’ensemble des variétés comestibles cultivés il y a cent ans, près de 75% ont disparu.


Une situation inquiétante dans un monde qui bascule vers l’obésité


Quelques irréductibles remettent au goût du jour ces légumes oubliés tels que le crosne du Japon, le cerfeuil tubéreux, la carotte jaune longue du Doubs, la pomme de terre suédoise bleue, la betterave chiogga, l’arroche des jardins rouge. Certains ont d’ailleurs bénéficié d’un effet de mode comme le retour d’Halloween en France. Ainsi, les cucurbitacées, le pâtisson, les coloquintes ou le potimarron connaissent depuis dix ans un nouvel engouement en automne, envahissant aussi bien les décorations que les assiettes.

Même la recherche scientifique a recommencé à valoriser les vertus de végétaux oubliés et sous-estimés, faisant davantage état de leurs vitamines, de leurs minéraux et de leurs fibres. De récentes études, relayées notamment par le livre "Alternative Medicine and Rehabilitation" en 2003 sur les atouts antioxydants des polyphénols (des molécules organiques), offrent des perspectives intéressantes dans le traitement et la prévention du cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives.


Influence perceptible dans l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique


Les cuisiniers, en particulier ceux de la cuisine gastronomique ou traditionnelle, se sont eux aussi réapproprié certaines saveurs, en offrant de nouvelles perspectives culinaires à leurs plats. Cardons, tétragone, ficoïde, pissenlits, orties sauvages, salicorne, nèfles, baies de sureau… Chacun sollicite ces sensations oubliées jusqu’alors, en combinant les couleurs, les formes, l’originalité et la nostalgie d’antan. Des chefs comme Marc Veyrat ont pris l’habitude de se fournir dans les sous-bois, louant les qualités de la menthe sauvage, du crocus sylvestre, de l’oxalis ou autres baies et champignons peu utilisés.

Effet garanti: la curiosité des consommateurs urbains est attisée


Pourtant, le problème n’est pas récent et certains militent depuis des années pour ce retour. Bernard Lafon, par exemple, est à la tête de sa ferme "Oh légumes oubliés" depuis 1977. Ce producteur de Sainte-Marthe (à 15 km de Bordeaux) est un amoureux de la biodiversité et des plats de son enfance. Il réhabilite, valorise et vend des pâtissons, du pourpier, du sureau, du vergus du Périgord, du navet noir ou encore de l’amour en cage. Il s’agit actuellement d’un des lieux les plus visités de la Gironde.

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Par Rue89
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Vendredi 11 avril 2008
C’est désormais possible d’habiter dans un commissariat, un pub ou une chapelle. Conséquence d’un assouplissement de la loi ? Non. Depuis 15 ans, Camelot Property se charge de repérer des lieux inoccupés en attente de rénovation ou de destruction en échange d'un contrat de gardiennage. En France, c’est Lancelot qui assure le relais du groupe européen.


Cherche locataire pour ancien hôtel désaffecté: 159€/mois." L’annonce pourrait être une blague de mauvais goût, si la formule n’avait pas séduit plusieurs pays européens. Il faut avouer qu’habiter un lieu hors du commun en guise de logement temporaire a de quoi rendre jaloux tout amateur d’émissions de décoration.

L’initiative vient de spécialistes de la prévention d’occupation illégale. Le premier bureau s’est ouvert aux Pays-Bas en 1992. La société s’est par la suite développée au Royaume-Uni, en Belgique, en Irlande et désormais en France. Le panel d’habitations va de l’usine désaffectée au centre commercial en cours de réhabilitation, en passant à l’école en démolition ou le château bientôt mis en vente.

Des gardiens improvisés, qui évitent l'arrivée de "vrais" squatteurs

La solution est idéale pour ceux qui déménagent souvent ou ceux qui ne peuvent payer les prix du marché immobilier local. En échange d’un prix dérisoire, les gardiens improvisés -pour la plupart de vrais candidats au logement ou des bobos en mal de sensations- préviennent de tout acte de vandalisme, de problèmes de tuyauterie ou de toiture, et de la présence de squatters non autorisés.

Aux Pays-Bas, 8 000 personnes vivent ainsi, confirmant le potentiel européen autour de plus de 35 000 logements de ce type. En France, ce serait entre 50 000 et 60 000 personnes qui seraient intéressées, avec une quinzaine de bâtiments qui seraient disponibles fin 2008.

Pour postuler, il faut justifier d’un emploi fixe et de fiches de salaires des derniers douze mois. Attention enfin, les enfants et les animaux ne sont pas acceptés, seules l’eau courante et l’électricité sont assurées et une inspection mensuelle est effectuée par l'agence.

Etymologiquement, le terme même de "squat" est intéressant. Venant de l’anglais "s’accroupir", il définissait l’action d’occuper un lieu inhabité. L’emploi est intervenu lors de la conquête de l’Ouest américain, au XIXe siècle. Par extension, le squat a connu un essor contemporain sans précédent en Europe, comme en témoigne la centaine de squats barcelonais, leur légalisation aux Pays-Bas et en Italie ou ceux abritant des artistes à Paris.

Cependant, si l’on connaissait le squat par nécessité (précarité), à vocation culturelle (ateliers/workshops), libéral (zone de gratuité/free shops) ou politique (anarchisme, mouvement autonome), l‘action de Camelot Property s'intègre dans la tendance des "vacances horizontales".

Un dépaysement social, pour redécouvrir la ville

Le principe, initialement new-yorkais, consiste à prendre un congé non loin de son habitation usuelle, afin d’investir notamment l’hôtellerie de luxe ou le logement humanitaire. Ainsi, les initiés accèdent à un dépaysement social, découvrant leur ville sous un autre jour.

Le squat réitère également la notion de propriété d’usage, revendiquant par ce mode une maigre dépendance à l’argent au profit de son temps de vie. Il peut donc autant se révéler être un espace de résistance qu’un lieu d’expérimentation de l’autonomie (sociale et économique).

Lancelot France propose donc une forme de lutte contre le mal par le mal. L’occasion également de mettre un peu de piment dans son quotidien et se rassurer sur son refus de l’uniformisation sociétale. Preuve une fois encore que, hors de sa valeur fiduciaire, l’originalité a tout de même un prix.


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Par Rue89
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Lundi 27 août 2007

C’est fini. La traditionnelle poche blanche à bretelle est, elle aussi, désormais inscrite au rang des espèces en voie d’extinction. Certains en ont d’ailleurs vu prendre la fuite, se retirant en pleine nature pour vivre une retraite heureuse. Pendant ce temps-là, dans l’ombre, la relève s’organise…

 
Sac-Plastique.jpg Hein ?
Bien que pratique et économique (pour le consommateur), le classique « pochon » en polyéthylène n’avait rien d’écologique. Et si en Irlande, c’est une taxe qui régule l’affaire, il a fallu attendre 1995 et Michel-Edouard Leclerc pour médiatiser le problème en France. Résultats ? L’Etat a même fixé à 2010 la destruction de tous les sacs plastiques non biodégradables (malgré les réticences de la Commission Européenne).
 
Il faut avouer que la situation avait dégradé le paysage de zones comme la Corse ou Mayotte. Car, pour rappel, 500 sacs sont distribués par seconde, soit plus de 150 millions de déchets atterrissant sur le littoral français. Allez expliquer ça aux mammifères marins qui meurent en confondant l’objet avec une méduse… D’autant qu’il faut 400 ans pour décomposer un sac. Mais le souci ne se situe pas seulement à la destruction du sac de caisse, mais à sa fabrication (pétrole raffiné, encres, etc.).
 
Solutions ?
Tout ça profite à la star des années 60 : le cabas. Et à ce propos la créatrice anglaise Anya Hindmarch a visé juste avec un cabas écolo. Depuis, l’objet estampillé « I’m not a plastic bag » est relayé par de nombreuses stars : Scarlett Johansson, Claudia Schiffer, Jessica Alba ou encore Kate Beckinsale. Créé en association avec le mouvement militant « We Are What We Do », l’objet – presque introuvable - est actuellement l’une des meilleures ventes du magasin Colette.
 
Mais détrompons-nous, la guerre ne s’effectue que contre l’industrie du jetable et non contre celle du plastique. Car le traditionnel sac n’est utilisé que 20 minutes en moyenne et ne représente que 4% de la consommation de pétrole. Il s’agit donc d’une lutte symbolique et visuelle (le sac plastique étant l’objet le plus présent dans le monde). On étudie aussi pour l’instant des répliques en polyéthylènes oxo-biodégradables ou à l’amidon de maïs. L’Australie, l’Inde, la Nouvelle Zélande et les Philippines tentent eux de rattraper l’avance de San Francisco, Kinshasa et du Canada. Et même Schwarzenegger s’y met ! C’est dire…

A vous le look « arty-écolo » du dernier chic quand, sous les yeux de vos amis jaloux, vous sortirez votre nouvel ami le cabas… du coffre de votre gros 4x4.

LIENS
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Vacances participatives : après les forums… 
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Absinthe : le retour de la Fée Verte 
>
Fat Admirers : les hommes préfèrent les (très) grosses

Par Croque-Madame
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