Suite du dossier : bilan des festivals 2009.
Gratuité, développement
d’artiste, soutien médiatique, diffuseur subventionné… José Tavares du Festival de Marne (Champagne-Ardenne) note tout de même un certain nombre d’éléments inquiétants au tableau optimiste
de ses camarades. Pour le programmateur, c’est en premier lieu la gratuité qui posera problème à long terme : « Les clauses d'exclusivités existent non pas pour pénaliser l'artiste,
mais pour se protéger contre les déboires de son diffuseur. Comment lutter contre un grand concert gratuit parisien quand l’artiste vient 15 jours plus tard dans une petite salle de banlieue? A
l’image des Wampas, des artistes qui jouent trop souvent sur les mêmes territoires ne peuvent que lasser leur public. (…) Cette gratuité tout azimut fait que les publics se dirigent vers des
grands noms ou des événements exceptionnels. Le public n'est plus fier d'assister à un concert d'un groupe qu’il a l'impression de connaitre, mais se flatte d'avoir été à la grande messe. (…) Il
va être de plus en plus difficile pour les jeunes artistes de se faire une place. Les médias sont pour beaucoup tournés vers les artistes étrangers, anglophones et, en ce moment, scandinaves. Les
artistes français ont intérêt à se tourner vers l'étranger et jouer sur leur "exotisme" français pour exister. (…) Une tendance dangereuse semble s'être dessinée : l'annulation de concerts
dont les préventes sont peu élevées par des structures subventionnées pour le développement d'artistes. Un exemple, Joseph d'Anvers, qui parce que le Cd n'a pas marché, n'a pas été soutenu par la
scène. Le diffuseur subventionné ne remplit donc pas sa mission (…). »
A cela, et en guise de conclusion, Bruno Leroy du festival Bebop (Le Mans) nuance le propos et s’enthousiasme même des possibilités à venir : « Le fait de proposer un final
gratuit à tous les possesseurs de billets Festival nous permet de tabler sur un public des plus divers. Les années qui viennent sont l’occasion d’innover et d’inventer des propositions
artistiques nouvelles pour s’adapter au public et aux problèmes économiques... L’occasion aussi d’inventer des montages financiers (mécénat, co/réalisation…) de manière à combler les désistements
de plus en plus préoccupant des divers pouvoirs publics... »
Pessimistes
et optimistes vont certainement encore se renvoyer la balle pendant quelques années, à mesure que le déclin du marché du disque se poursuivra. En tout cas, si une grande tendance s’est accentuée
cette année, c’est bien à travers la mise en place de mesures autour du développement durable et solidaire : toilettes sèches, gobelets consignés, etc. Tous s’y mettent. Et la signature de
nouveaux festivals comme Astropolis (Brest) ou Rock ‘n Solex (Rennes) à l’Agenda 21 de la région Bretagne déjà partagé par les Transmusicales (Rennes) ou Interceltiques (Lorient) ne va pas
contredire la tendance.
Mieux, une cérémonie des European Festival Awards est prévue au festival/salon EuroSonic Noorderslag à Groningue (Pays-Bas) le 13 juin 2010. Tout un symbole du poids pris par les structures dans
le monde de l’entertainment. De plus, initié avec la mise en place du magazine « Festivals » en 2004, un réseau de 20 festivals indépendants (France, Suisse, Belgique, Espagne,
Allemagne, Danemark, Hongrie et Canada) s’est associé sous une même association - De Concert ! (deconcert.org) - afin de constituer la Fédération internationale de festivals. Le but ?
Un partage d’expériences, une réflexion sur l’avenir et la recherche d’une mutualisation de moyens. La dernière rencontre du bureau a eu lieu au Canada lors du festival de Musiques Emergentes à
Rouyn-Noranda au début du mois de septembre.
Preuve quand même que, si l’avenir est incertain, l’air du temps semble définitivement à la coopération.
> Les chiffres de fréquentation 2009
Sous le
chapiteau du Cabaret breton, on a joué des coudes ce soir. Mis des "poings" sur les "i". Car l'Air biniou est un concours aussi fantasque que foutraque.
« Prenez un casque.
Allongez-vous. Ecoutez l’un des quarante mp3 de 35 minutes et regardez les formes psychédéliques sur l’écran de votre ordinateur. La dose prendra effet au bout d’une bonne vingtaine de minutes
d’écoute. » La notice pourrait servir d’ouverture à un film d’anticipation, mais il n’en est rien. Les initiatives du genre se multiplient même : le logiciel Gnaural tout d’abord, mais aussi
entre autres le site Internet i-doser, se basent sur des « méthodes scientifiquement prouvées et sans risque de synchronisation des fréquences cérébrales », avec pour caution intellectuelle les
recherches effectuées en musicothérapie.
Sur les sites de partage vidéo, les
internautes se filment en prenant une i-dose
C’est fini. On ne tente plus de camoufler ses carences optiques sous de discrètes montures, rangeant alors avec hâte la paire dans l’étui dès son utilisation. Au contraire, on affiche sa
différence en soulignant et en encadrant son regard. A la manière des personnes fortes qui trompent l’ennemi en portant des vêtements larges ou flashis. Terminées les lentilles, les lunettes sont
devenues un élément clé de l’apparence. Assez pour voir sa myopie comme un atout ou porter des lunettes sans autre raison que le look. Mais plus que des modèles classiques, ce sont surtout les
grosses montures qui effectuent leur retour : plastiques, écailles, bois, etc. Elles qui justement semblent tout droit issues de la malle à déguisement pour en épouser désormais les codes
retro-intello.
Les fabricants français de lunettes sont leaders dans l’innovation
Ne pas confondre cidre et cider. Le cidre obtenu après fermentation des pommes n'a rien à
voir avec les 6 millions d'hectolitres britanniques fabriqués avec des concentrés de jus de pommes mélangés au glucose, au sucre, aux arômes et aux colorants.
Au cours du XXe siècle, le
volume des espèces et des variétés de légumes consommés a décliné au fur et à mesure des avancées de l’urbanisation. Le développement de nouveaux modes de production et de distribution a conduit
à restreindre l’offre en matière de diversité. L’exode rural entraînant une baisse de la main d’œuvre et la déprise agricole (abandon de l’activité de culture ou d’élevage) de certaines zones de
faible productivité, l’agriculture intensive et de masse a supprimé les plantes à faible rendement et poussé à investir plus pour palier au déficit.













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