Interviews

Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 01:00


colors-beats-dre-casque-audio-skate--600x250.jpg

Suite de l’état des lieux effectué par des confrères radiophoniques sur l’industrie musicale, dans le cadre des 30 ans du magazine Longueur d’Ondes.


// Scène française
F. Zegut « J’ai été l’un des premiers défenseurs du métal sur une grande radio privée et généraliste… Quand Longueur d'Ondes a été créé, je diffusais déjà du Metallica. Tout le monde crachait dessus, alors qu'il n'existe pas de musique… intelligente ! Aujourd'hui, il y a parfois un tassement de la création, notamment dans le metal, mais il reste quand même des groupes de rock comme B R OAD WAY à Saint-Étienne. En terme de rock, ces types ont tout compris ! Notre problème, c’est juste notre manque d’éducation musicale. L’inculture nous oblige à faire de la redite. Même des Anglais qui viennent enregistrer en France avec notre matériel arrivent à faire swinger différemment les amplis ! »
B. Lenoir « J’ai le sentiment que la musique est morte, mais peut-être parce que je suis un vieux con… La création est inexistante et les épiphénomènes dominent. En France, on sait faire des textes, mais nous restons peu original dans la musique. Par chance, j’ai toujours privilégié le fond à la forme – Murat, Dominique A, Miossec… –, mais, même dans ce domaine, les auteurs se font rares. L’industrie s’est cassée la gueule toute seule. Nous n’avons pas eu besoin de l’aider. » 
C. Crénel « En France, on reste pas mal aidé, malgré tout. Je refuse ce discours pessimiste ambiant qui voudrait qu’il n’existe plus rien d’excitant. C’est vrai que les Anglo-Saxons possèdent une dimension laboratoire, mais l’alternative existe : Phyltre à Avignon, Odezenne à Bordeaux, Disiz à Evry… Certains ne bouclent pas les fins de mois, mais, au moins, ils font de la musique pour les bonnes raisons. Même parmi les plus connus, d’Oxmo Puccino à No One Is Innocent et Stupeflip, la scène ne se porte pas si mal, notamment côté hybridation. Bien sûr, si on ne fait pas l’effort de chercher, on sombre dans la sinistrose… »

// Contestation
B. Lenoir « Je déplore que beaucoup d’artistes veulent gagner de l’argent avant une simple envie d’exprimer quelque chose. Que reste-t-il de l'époque Radiohead / Noir Désir ? Pas la contestation en tout cas, chacun reste dans sa bulle. »
C. Crénel « Qui a dit qu’il y avait besoin de guitares pour la subversion ? Les gens n’ont que Noir Désir en bouche… Pourtant, peu se rappellent que – avec leur paranoïa des médias – dès que tu leur tendais un micro, il n’y avait plus personne... Je ne suis pas fan de ce militantisme « tous-pourris ». Si on te donne la parole, prends-la ! Et, en la matière, l’électro et le hip-hop ont depuis longtemps repris le flambeau !  Et puis, être militant, ça peut aussi faire de la musique, tout simplement. Exister, c’est tout. C’est déjà tellement dur d’en vivre. »
F. Zegut « Le hip-hop est, ou était, aussi dans la revendication pour prendre la place du rock, ne l’oublions pas… Moi, je pense que le dénominateur commun reste la jeunesse. Chaque révolution passe par cet âge. C’est la jeunesse et la création de nouveaux instruments qui relancent la machine, en attendant que cette génération vieillisse et laisse la place à une autre… qui parfois, OK, peut se faire désirer. La musique ne devrait rester que de l’émotion. »

// Internet & Piratage
F. Zegut « En 99, je faisais déjà une émission sur Internet. J’ai été voir les maisons de disques pour leur expliquer : il se passait un truc incroyable ! Résultat ? Les types ont préféré créer des lois alors qu’ils étaient assis sur un tas d’or… »
B. Lenoir « Internet a apporté son lot de projets, mais ça reste astucieux et sympathique. C’est tout. C’est du homade, de la bidouille. Il y a peu d’ambitions. Ah si, le Moyen-Orient… Voilà un coin qui bouge ! »
Valli « Internet est un leurre, car l’artiste touche que dalle, même si je suis d’accord avec le fait que les gens ont toujours peur des nouveaux formats ou supports. Au moins, ça a permis aux jeunes d’avoir une culture extraordinaire. Moi, je suis en tout cas encore attaché à l’objet CD. J’aime sa sensualité. Et écouter un ordinateur supprime toute idée de convivialité et de partage. Le piratage ? Soyons honnête, je l’ai déjà pratiqué. MegaUpload ferme ? Cinquante autres ouvriront ! Oui, c’est mal de penser comme tel, mais j’essaie parfois de me persuader que Neil Young a peut-être raison : le piratage, au fond, n’est-ce pas comme écouter la radio du XXIe siècle ? »
C. Crénel « Au début, tu te dis que le piratage c’est cool, mais franchement, je suis musicien. Ca me fait chier de voir des revenus potentiels partir en fumée par les temps qui courrent… Alors, oui, je suis contre. Pas politiquement correct ? Peu importe. Et pourquoi est-ce que ça a aussi mauvaise presse ? Après quelques années de raccourcis démagogiques, notamment de la part de Pascal Nègre, les gosses ont envie de se rebeller. On peut les comprendre... Si depuis le début, on leur avait expliqué que ce n’est pas pour donner plus d’argent aux majors, il n’y aurait pas eu une telle habitude à la gratuité. »

// Festivals
B. Lenoir « Il y a plus de spectateurs dans les festivals ? Normal, les gens sont de moins en moins exigeant… Et puis faut dire que des types qui bidouillent... c'est bien, mais pas forcément bons sur scène ! Tout ça reste éphémère... Suffit de regarder les anciennes affiches des festivals pour se rendre compte que peu sont restés. »
J.-L. Foulquier « Les Francofolies ? 20 ans, c’était la meilleure date pour arrêter. Au-delà, j’aurais été condamné à la surenchère, alors que le plus intéressant dans un festival, c’est l’esprit de la fête, les mélanges. Tout a grossi et je ne m’en sentais pas capable : j’aime l’esprit de l’entreprise familiale tenue par l’hypothèque de la maison. En finir avec cette vie, ça a été comme m’enlever un gros sac à dos. Mes filles se sont imaginées que j’en déprimerai, mais ça n’a pas été le cas. Quand je suis descendu pour la dernière fois de scène, j’étais soulagé. Léger. J’y assiste en tant que spectateur et ne suis intervenu que pour défendre le festival lors de l’affaire Orelsan. Je ne supportais pas que l’on parle de censure… »
Valli « Attention à la culture best-of des festivals… On n’éduque pas forcément le public par ce biais, pendant que les petites salles qui défrichent sont prises à la gorge… Oui, entretenir sa curiosité, c’est dur. Moi-même, je me force ! Mais n’est-ce pas ce qu’on appelle justement la culture ? Posez-vous la question de ce que vous voulez refléter. De la façon dont vous voulez agir et consommer… »

// Avenir
F. Zegut « Que ce soit la série de Disney Hannah Montana qui donne à ma fille envie de faire de la guitare n’a aucune importance. Seule la finalité compte. Et je mets au défi certains groupes français de faire de la pop aussi clean ! »
C. Crénel « Les petits labels ont bien compris qu’il fallait un contenu enrichi : achète mon album et tu auras des partitions, des bonus… C’est là-dessus qu’il faut miser. Il faut impérativement bichonner sa « fan base ». Et si ça oblige à repasser par l’artisanat, tant mieux ! »


> 1re partie du dossier
> 30 ans Longueur d'Ondes




Par Longueur d'Ondes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 01:00


colors-beats-dre-casque-audio-2.jpg

Depuis 82, le nom du magazine 
Sur la même Longueur d'ondes - inspiré d'un album de la québécoise Diane Dufresne - multiplie parfois les quiproquos. Car de ce nom, certains n'en retiennent que sa version réduite "L.O." (pour les intimes). Oui, mais voilà : il est parfois arrivé que le facteur lui-même fasse la confusion avec le syndicat ouvrier du même acronyme... Les autres ? Ils n'évoquent qu'un court "Longueur d'Ondes". Là encore, on ne compte plus le nombre de coups de fil croyant que ledit magazine avait un lien avec le monde radiophonique...

Aujourd'hui, le magazine fête ses 30 ans. Quelle autre date pour prendre à notre charge cette arlésienne et s'en amuser ? Faisons justement un bilan de ces 30 dernières années de l'industrie musicale avec nos confrères... de la radio ! Après tout, l'objet est le premier support de diffusion des artistes sur lesquels nous écrivons tous les deux mois. Une entrevue d'autant plus intéressante et complémentaire quand, de ces animateurs radios rencontrés, l'un a créé un festival en parallèle, l'autre est devenu une véritable marque, l'une est née outre-Atlantique et était chanteuse, un autre a travaillé à la télévision et le dernier reste l'un des derniers gardiens du temple. Idéal pour observer la scène en tant qu'arbitre.



// Contexte personnel
B. Lenoir « Je me suis arrêté parce que j’ai toujours été dans le doute. Que Mick Jagger tortille encore du cul à 70 ans le regarde. Moi, je me vois mal donner mon avis sur de la musique de types de 20 piges. Du coup, ça fait 8 mois que je n’écoute plus de musique. De toute façon, je n’écoute plus de musique. Après avoir enchaîné l’écoute d’une centaine de nouvelles chansons par jour, cette pratique est devenue indissociable de mon ancien métier. Plus de job ? Plus de musique ! Ca me ferait trop mal. Et, pas besoin de me faire mal tout seul, le monde de la musique cesse tout envoi courrier dès que vous êtes loin de leurs yeux… Il y a plus classe comme enterrement. »
J.-L. Foulquier « Ce qui est drôle, c’est que Lenoir a travaillé pour moi comme programmateur… Nous avons été les premiers à passer « Histoire de Melody Nelson » de Gainsbourg en entier et avant 20h ! Le lendemain, le bougre a débarqué pour voir la gueule des types qui avaient osé… Ca a été le début de longues nuits ! Ce type d’anecdotes n’est plus permis aujourd’hui. Regardez le traitement réservé à Alain Leprest… Que ce type ait été interdit d’antenne publique, alors que c’est justement son rôle de soutenir, me révolte encore aujourd’hui. »

// Evolution du métier
F. Zegut « C’est toujours difficile d’exploiter la nostalgie… Bien sûr que le monde a changé, mais il y a également du positif dans l’évolution des moyens de diffusion. OK, au départ, c’était l’euphorie : création de la bande FM, etc. Puis, les rotations sont arrivées sur NRJ... Moi, je vais vous étonner, mais je ne suis pas contre ces outils ! A la seule condition que l’on fasse preuve de largesse et que l’on y mette les moyens. Au fond, la FM a apporté quoi ? Des formats et une bande de joyeux drilles… Mais pas forcément des passeurs de témoins. Pour ma part, j’ai toujours refusé d’animer l’après-midi. Le soir est un cocon qui permet toutes les découvertes…
J.-L. Foulquier « Ce métier vous broie. On vous remercie du jour au lendemain, sans une coupe de champagne. Ma méthode pour oublier ? Couper tous les ponts. C’est le seul remède pour s’épargner l’amertume. Du coup, on redevient simple auditeur. Recommencer ? On m’a proposé… Mais, que voulez-vous, quand on a connu la Rolls, difficile de se mettre au volant d’une voiture de ville… Et si c’est pour recoucher avec sa femme tous les soirs, à quoi sert-il de la quitter ? »
B. Lenoir « Les passionnés ont désertés les médias pour laisser la place au commerce. Moi même, je fus une marque, mais bien malgré-moi. J’ai toujours essayé d’être dans la spontanéité, l’authenticité, et sur 350 « Blacks Sessions », il n’y a que 10 plantades… Notre mission est de jouer les intermédiaires entre un artiste et son public, d’accompagner son développement. »
C. Crénel « Même si tu appartiens à un gros médias, l’important est d’être un cheval de Troie : exploser le schéma de l’intérieur ! Regardez comment les bloggeurs obligent les pantouflards à aller sur le terrain. Pourquoi ? Parce que ce sont des passionnés, non des blasés. »

// Industrie musicale
Valli « Aujourd’hui, les jeunes groupes pensent qu’ils peuvent se passer de directeurs artistiques. Pourtant, il y a besoin de se recentrer sur l’essentiel : la création. OK, Eddie Barclay a permis de faire prendre conscience aux groupes qu’ils pouvaient se faire une marge, Steve Jobbs a dématérialisé la culture, mais ce n’est pas une raison pour supprimer les structures. Ce sont des garde-fous qui disposent malgré tout d’une vision globale. »
J.-L. Foulquier « En 30 ans, la façon de produire a effectivement incontestablement évolué. Ce que j’ai détesté par-dessus tout ? Quand le programmateur projette ses propres goûts. La subjectivité, c’est bien. Mais il ne faudrait jamais oublier la mission principale de ce métier : la découverte, l’accompagnement, se fédérer autour d’une promesse. »
C. Crénel « Le système se devait d’exploser ! Journalistes passifs, monopole des labels, artistes s’auto-formatant… Aujourd’hui, au moins, tout est remis à plat : les médias se sont pris un coup de pied au cul et les grands modèles se sont scindés en plusieurs structures. Du coup, les maisons de disques se réorientent vers ce qu’elles savent faire : des gros hits ! Et les petits labels ? Ils maîtrisent davantage les outils. Les choses se sont un peu plus rééquilibrées, même si le nouveau modèle met un peu de temps à se mettre en place. Les paillettes, ça pervertit. La crise a permis de les purger, de réfléchir à d’autres modèles. »
Valli « Il faut aller au Marché international de l’édition musicale à Cannes pour voir les tronches d’enterrement des types de l’industrie… Vous savez, même quand, comme moi, on fait une émission sur l’anti-marketing, ça reste du marketing ! »


> Suite du dossier
 

 

Par Longueur d'Ondes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 01:00


Les années 2010 ? Le retour du groupe à mèche. Et pour preuve : 1/ Quadricolor est un groupe de chevelus ; 2/ ces jeunes rockeurs niçois sont prêts à exploser, n’attendant plus que la signature d’un label.

Leur crédo ? Un pont tendu entre électro-pop anglaise et psychédélisme américain, meilleur remède pour réconcilier la vieille Europe et le nouveau continent. Les paroles ? In english, dans le texte, et écrites par un parolier... Bref, depuis 1 an, le quatuor commence à se faire un nom, malgré son pseudo potache emprunté à une célèbre réplique de l’émission tv Popstars (merci Bruno Vandelli). Il faut dire que depuis le tremplin de Rock en Seine en 2010, les p’tits ont parcouru du chemin ! « C’était notre plus gros concert. L’année suivante, nous avons enchaîné pas mal de MJC, le Prix Deezer 2011 et sommes enfin devenus intermittents du spectacle. Hé oui, notre bac date quand même de 2009 et nous habitions encore il y a peu chez nos parents ! »

Groupe de lycée, donc ? « Pas du tout, nous nous sommes rencontrés – hormis le batteur – au conservatoire. » Hum… Ambiance studieuse, nous présumons. Voire des stakhanovistes du son, plus habitués des studios de répétition ou d’enregistrement que de la scène… Sourire : « Pas obligatoirement ! La scène et le studio méritent tous les deux un apprentissage. Nous nous refusons de faire un choix. D’autant que, si le disque physique vend moins, il est tout de même écouté. L’un complète l’autre et inversement. » Mais ce premier album ? « C’est en cours, mais nous ne sommes pas pressés. On a tellement vu des types de notre génération aller trop vite… Nous avons déjà pas mal évolué, murit. Finie l’expérimentation, nous connaissons nos capacités. Et, en soit, c’est déjà la preuve d’une certaine maturité... »



> Page MySpace


 
Par Longueur d'Ondes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 01:00


Quand les dj’s concepteurs de la compilation « Swing Party » (Wagram) évoquent le genre...

« L’explosion de l’électro-swing pourrait s’expliquer à travers un regain de nostalgie, pourquoi pas, mais surtout parce que certaines bandes-son (passées dans le domaine public) ont pu être réutilisées à moindre coût par des producteurs… La différence avec Caravan Palace, et ce qui en explique le succès, c’est que sont des musiciens. Mieux ! Deux des membres du groupe sont des danseurs de swing... Le processus de création est donc différent : une sorte de théâtralisation très festive, colorée et des brassages qui sonnent plus naturels.

De plus, étant donné que l’électro-swing joue à la fois sur le tableau rétro et happy, tout en étant très mélodique, le genre peut à la fois satisfaire les cadres (principaux acheteurs), les publicitaires (diffuseurs) et les clubbers (utilisateurs). D
’ailleurs, petite anecdote au passage : la chanson de Patricia Kass « Pigale » a été écrite par Caravan Palace (bien qu’ils ne soient pas crédités sous cette forme). 

Enfin, et pour conclure, si l’électro-swing n’est pas autant développé dans certains pays (comme par exemple l’Allemagne et l’Angleterre, du moins dans une classification aussi précise), cela s’explique par les copyrights de certaines zones économiques : certains samples n’étant pas encore tombés dans le domaine public, on ne peut pas les diffuser, contrairement à la France... Eh oui, rien ne se perd, tout se recycle ! »


> Site Internet 


 

Par Longueur d'Ondes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 01:00


Blonde ? Oui, mais pas trop ! De son vrai nom Bettina Kee, la chanteuse a tout d’abord assuré les claviers pour Bashung, Von Poehl ou Arthur H avant de se lancer en solo, version piano. In english dans le texte, Ornette donne dans le sincère, le personnel, et soigne son esthétisme à coup de pinceaux aux couleurs vives. Sa pop fraîche – et plus sophistiquée qu’elle n’y parait – ramène un peu de soleil mérité en cette rentrée. Rencontre avec une perfectionniste qui a compris, avec la sortie de son premier album, comment occuper régulièrement l’espace des réseaux sociaux à coup de photos et de vidéos décalées.

Des souvenirs de Bashung ? 
Ca s’est passé si vite ! La semaine auparavant, je regardai le DVD « La Tournée des grands espaces »… Un homme assez peu bavard. Le type même qui met à l’aise, mais reste dans sa bulle. Qui, en studio, se laisse pousser dans ses retranchements, puis file de temps à autre regarder la télé.

Et toi justement, comment procèdes-tu ?
J’arrive plutôt avec des idées précises, même si la basse vient parfois jouer les trouble-fêtes en m’orientant dans une autre direction. De toute façon, même quand je veux faire triste ça sonne lumineux. Au fond, j’aime le concept de l’obscurité avec une note d’espoir au bout du tunnel. 

Comment s’effectue l’adaptation sur scène ?
C’est plus dépouillé, car impossible de multiplier les couches de voix comme sur l’album. Mais être seule, ça donne une liberté. Une liberté à laquelle on s’attache. On a l’impression d’être en dialogue avec le public. Et, avec le temps, j’ai parfois presque l’impression que le répertoire est neuf ! De toute façon, je déteste avoir la même set list dans les concerts. Je trouve que c’est le respect minimum à avoir envers les personnes qui reviennent te voir…




 

> Site officiel
(photo : Nicolas Messyasz)




Par Longueur d'Ondes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 03:00


Une clope à la main, une bouteille d'eau dans l'autre et les lunettes noires de rigueur, Monsieur Rock a fait de son corps une marque vivante, un logo, à l'instar d'un Ardisson ou d'un Lagerfeld. Mais pas seulement : impossible de passer à côté de cette voix nasillarde, et au Franglais caractéristique, sans reconnaître le bonhomme... L'occasion d'une interview sur le fil, juste avant le passage des BB Brunes sur scène.


BB Brunes, les baby rockers... C'est fini toute cette polémique ?
Fin de l'histoire, ouais ! Mais c'est normal...  A chaque nouvelle scène sa polémique, avec l'éternelle rengaine : les vieux contre les jeunes. Nous, on a l'habitude à Rock & Folk. C'était la même chose avec le punk... Voyez, je suis tout en cuir. Ma peau a appris à endurer ! (Rires) En tout cas, je suis fier d'avoir été là au 2ème concert des BB Brunes, au Gibus, quand maintenant ils vendent plus de 350 000 albums.

Vous êtes ici pour des concerts particuliers ?
La rédaction vient vérifier les dires des attachées de presse dithyrambiques... (Rires) Jim Jones Revue, Wu Lyf... Cage the Elephant ! Voilà d'ailleurs un jeune groupe américain qui passe enfin à la radio. Après la mort des Mötley Crüe, des Guns ou du Velvet, on se dit que leur nation a encore de beaux restes.

Vous aviez appris le décès de Kurt Cobain dans l'avion. Et celui d'Amy Winehouse ?
Ca a été très vite ! Une télévision m'a appelé ce fameux samedi après-midi. J'ai été tout de suite vérifier l'info sur Internet : c'était vrai ! Je suis passé en direct à 17h. La pauvre n'a eu le droit qu'à un seul jour de gloire. Dès le lendemain, tout le monde reparlait de DSK... C'est la dure loi de nos nouveaux moyens d'information.

Vous voilà devenu monsieur « nécrologies » !
Oui, c'est vrai... (Rires) D'un autre côté, je suis là depuis 40 ans ! Le public a besoin de référents, de témoins. Mais de toute façon, que dire ? Que dire sur ces artistes qui vendent des millions d'albums à 20-23 ans... Difficile de rester sociable après ça ! La drogue et tout le tralala qui s'en suit... Comment voulez-vous que les mecs arrêtent ? Fuck, quoi.

 

> Rock & Folk




 



Par Blog Rock en Seine
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 01:00

Claude-Guyot.jpgQu’est-ce que le Fair ?
Une association créée en 1989, à la demande du Ministère de la Culture. Le but : soutenir et aider au démarrage des carrières de 15 artistes ou groupes musicaux domiciliés en France.

Comment se concrétise cette aide ?
Par un soutien financier et juridique, par l’achat de matériel, par une présence sur une compilation gratuite, par des formations sur la gestion de carrière ou sur les techniques de voix, et par du conseil en image ou bien en management. Le Fair, c’est une pierre dans un gros tas de cailloux sur lequel se hisse l’artiste.

Quelques noms passés par votre structure…
Il y en a eu tellement ! Têtes Raides, Suprême NTM, IAM, Sinclair, Katerine, Dionysos, Louise Attaque, Cali, Olivia Ruiz, Renan Luce, Cocoon … Dernièrement, l’une de nos plus belles fiertés est la signature de Frànçois & The Atlas Mountains chez le label Domino Records à Bristol (Angleterre). C’est la première fois qu’un Français signe avec le label d’Artic Monkeys, de Franz Ferdinand et de The Kills. 

> Site web


 

Par 20 Minutes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 01:00

Jean-Daniel Beauvallet, fondateur des inRocKs lab (ex-CQFD)

JDBeauvallet.jpgQu’est-ce que le concours Les inRocKs lab ?
Une plateforme de découverte pour artistes musicaux indépendants (Ndla : non signés sur un label), qui bénéficient ainsi d’une mise en avant par le biais du journal, et de dates de concert. Cela faisait 8 ans que cela existait sous le nom CQFD, mais nous avons décidé de rebaptiser l’opération pour donner plus de cohérence et de visibilité à cette marque. Cela permet ensuite, pour les artistes, de démarcher plus facilement.

Comment est née l’idée ?
On ne savait plus quoi faire des maquettes que l’on recevait. De plus, il existait trop de groupes qui ne parvenaient pas à sortir leur album ou à trouver des dates de concerts. Pour preuve, nous avons reçu plus de 7 000 albums lors de la première édition ! Alors quand un directeur artistique me demande si je n’ai pas un artiste sympa sous la main, je lui réponds : « Que les labels fassent leur travail ! »

Quelques exemples de groupes ?
Cascadeur, Pauline Croze, Syd Matters, Stuck In The Sound, GaBLé… Le but du jeu est de donner la parole aux personnes qui ont des choses à dire, à exprimer. Exemple : nous étions assez mitigés sur le groupe Brigitte, mais le concept était suffisamment intéressant pour être mis en valeur. Le spectre est donc large.

A gagner : 5 jours d’enregistrement à Londres, une première partie au concert de clôture du concours et un stage d’une semaine sur la gestion de carrière avec le Fair. Nomination du vainqueur, parmi 20 finalistes, en novembre 2011 > Site web


YAA--FionaTerror.jpgYAA (Toulouse) :
« Nous faisons de la pop électro-trash, dans le genre rugueux et sauvage. Pour nous, Les inRocKs lab sont une formidable opportunité. Mêmes nos mères sont très fières ! Nous avons sorti un 4 titres à l’occasion du Printemps de Bourges et nous comptons profiter de ce buzz pour faire nos preuves sur scène. Les concerts sont toujours vecteurs de rencontres et de voyages… L’important est de prendre son temps avant la sortie de notre premier album. Les habitudes de consommation de la musique ont changé et nous tenons à respecter ce rythme en sortant régulièrement des maxis. »

> Site web


 

Par 20 Minutes
Publié dans : Interviews - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

QUI ?

QuiX.gif

QUOI ?

Quoi1.gif
Quoi2.gif
Quoi3.gif
Quoi4.gif
Quoi5.gif
Quoi6.gif
Quoi7.gif
Quoi8.gif
Quoi9.gif
Quoi10.gif
Quoi11.gif
Quoi12.gif

OU ?

COMMENT ?

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés