Samedi 12 juillet 2008

Oscar Sisto, ex-professeur durant 3 ans à la Star Academy, moliérisé en 93 pour « Mortadela » d’Alfredo Arias et actuel animateur d’ateliers professionnels, organise jusqu’au 28 septembre son propre festival dans son théâtre du 11ème arrondissement parisien.

L’association, qui compte près de 80 membres, accompagne depuis 1999 les spectacles vivants dans une démarche de formation, de production et de diffusion. Au programme de ce festival théâtral à l’ambiance de cabaret : de la magie, des marionnettes, de la danse, des apéros surprises, des parades en plein air et, bien entendu, des pièces contemporaines.

Ainsi, c’est près de 18 spectacles tout public - dont de nombreuses créations - qui vont se succéder rue de Montreuil comme « La cloche et le Papillon » de Joël Grare, « Et Dieu oublia le Prince Charmant » de la Compagnie
En Plein Chœur ou encore « Amour Amor » de Stéphanie Fumex. Côté classiques, il faudra compter en septembre sur Alfred de Musset avec « Un Caprice » ou encore Marguerite Duras avec « La Musica Deuxième ».

Une consécration pour cette association qui organise régulièrement dans l’année des rendez-vous mensuels sous forme de débats ou de projection de courts métrages aux Roches Noires, aux Têtes Brûlées ou encore au Café de Paris dans le cadre du Collectif Prod.

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Lundi 25 février 2008

C’est une réflexion intemporelle autour des relations homme/femme qui attend ici le spectateur. L’oeuvre de John Gray (« Les hommes viennent de Mars… ») y est digérée à travers les réadaptations anachroniques des contes de Perrault et des frères Grimm. L’occasion d’offrir une vision décalée et contemporaine des poncifs du sentiment amoureux.

Prince-Charmant.JPGThème universel autant inscrit dans une réalité fantasmée qu’un stéréotype d’antan, le Prince Charmant continue de fasciner. La jeune troupe En Plein Chœur part de ce postulat pour en analyser les tenants et aboutissants. Cette image héroïque et avenante s’est inscrite dans l’inconscient collectif, sorte d’idéal absolu que la modernité semble avoir oublié. Blanche-Neige, Cendrillon, Adam et Eve… La pièce tente de démontrer que l’Histoire peut se tromper et que Cupidon ne résonne pas forcément en des termes aussi restrictifs. Et si Blanche-Neige était finalement attirée par l’animalité du mafieux ? Et si Adam était au fond prisonnier de son innocente primitivité ?

La pièce sait prendre des contre-pieds intéressants, réhabilitant le coryphée de la tragédie antique comme juge omniscient. Et si certains personnages surjouent parfois pour des raisons comiques, le texte vient rapidement rattraper cette faiblesse. Schéma classique de cette fameuse quête théâtrale du réalisme propre aux acteurs. Le reste est porté par de fins jeux de mots, inscrivant « le théâtre dans un théâtre » et n’hésitant pas à sortir du cadre pour en dynamiser la narration. Pas de codes. Pas de règles. Les préjugés sont bousculés et réinterprétés à contresens sous la houlette d’un charismatique narrateur. On y rit. On s’émeut. Preuve que la compagnie a des jours plus que prometteurs devant elle. Un bon moment.

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par VOUS Mag
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Mercredi 20 décembre 2006

Ancien rock critique et membre de Freddy Coudboule, Thomas Vandenberghe se lance dans un one man show « En Rock et en Roll », inspiré et influencé par son ancien métier. Rencontre avec l'artiste à l'occasion du festival des Bars en Trans.

Comptez-vous proposer quelque chose de différent pour le festival ?
Je vais parler de Rennes : cette confrontation entre les passionnés de musique et les passionnés d’alcool. Moi-même j’y ai succombé l’année dernière aux Transmusicales, entraîné dans un trou noir de 3 jours. Pour moi, Rennes est donc une ville du rock, même si j’associe Niagara à Chinon... La chanteuse était dans mon lycée.

Pourquoi une telle fascination pour Queen ?
C’est plus pour la musique que pour l’image. Le côté opéra rock décalé. Car oui, je suis un fan de rock et en même temps un passionné des mélodies. J’ai d’ailleurs rencontré Brian May, le guitariste. J’avais la main moite. Lui, il se l'est essuyé. Même échec avec Primal Scream ou le chanteur de Weezer. Quand un autiste rencontre un fan coincé, ça ne fait pas d’étincelles... (rires)

Comment votre reconversion a été accueillie ?
Certains petits groupes ont enfin compris que je me moquais d’eux. (rires) Côté confrères, c’est avant tout mon 1er public, d’où le buzz. Vous savez, j’ai toujours été attiré par le comique. Pour moi, les reportages « Spinal Tap » ou « Take Line of the Evil Nation » sont de véritables bibles. Il me manque encore « The Rocky Horror Show » à voir.

Nostalgique ?
Non, je suis libéré depuis que je ne suis plus journaliste. Mes participations dans Rock&Folk et MTV Pulse sont plus une récréation. Je viens par exemple de découvrir les Sparks et j’adore… Finalement, j’ai toujours eu 5 ans de retard sur l’actualité. Arcade Fire m’a aussi scotché dernièrement. Sinon, je ne suis pas fan des Libertines. Pete Doherty en nouveau Sid Vicious, je trouve ça galvaudé.

Vous trouvez ça rock, si je vous demande de me pistonner auprès de Philippe Manoeuvre ?
C’est rock, mais c’est très dur... Pour rentrer à Rock&Folk, il m’a fallu écrire un spectacle. (rires)

J’oublie donc les pots-de-vin ?
Essaie quand même…

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par Site web Bars en Trans
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Lundi 7 août 2006
L’exercice était risqué : occuper 55 000 personnes par un spectacle comique. Une hérésie jusqu’alors pour le festival et une initiative qui se doit donc d’être désormais saluée.

Les Français l’ont élu parmi leurs personnalités préférées. Qui d’autre choisir alors pour divertir une foule aussi dense pendant près d’1h20... ? Une entrée sur scène sur fond de James Brown, une veste de survêtement « Allez les Bleus » et une démarche saccadée, l’artiste contraste au milieu de l’immense scène.

Les traits tirés par l’émotion et martelant le même refrain tout au long du show, Jamel ne semble pas y croire : « 55 000 spectateurs ! » Le début fut un brin chaotique à cause d’une initiative pourtant méritante : faire asseoir le public. 10 minutes plus tard, la foule était de nouveau debout. S’en suit une série de scènes de vie issues de la banlieue, entrecoupées d’improvisations en interaction avec une foule dissipée. Le pari est remporté pour peu qu'aucune personne imbibée vous empêche d'écouter le personnage.

Tout c’est ensuite enchaîné assez rapidement : les clichés humoristiques sur les bretons (le bougre s’est renseigné), le discours anti-flics, pro-Cannabis, anti-Sarko, pro-intégration, etc. C’est un Jamel politique qui dorénavant s’expose. Et physiquement, il ne se ménage pas non plus, n’hésitant pas à jouer avec les caméras ou monter sur les enceintes pour narguer de près la foule.

Définitivement, Jamel Debbouze est devenu un petit beur breton.


par Site web Vieilles Charrues
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Samedi 5 août 2006
Rencontre avec Gaëlle et Anaïs, spectatrices et otages improvisés, qui lors d’une pause repas ont subi l’assaut des Paper Men, d'impressionnants guerriers rouges venus d’Asie en prise avec un monstre enrubanné.

Derezo.JPGGaëlle est brune. Anaïs est rousse. Ce sont deux frimousses malicieuses vêtues d’un simple bikini. La première a opté pour une paella dans son assiette. La seconde pour des patates aux lards. Et c’est dans une ambiance roots et champêtre que nos deux amies d’enfance se sont installées sur la pelouse de la Garenne.

Gaëlle : « Nous sommes venues voir la soirée québécoise. Même s’il manque Mes Souliers sont Rouges, on a trouvé l’idée séduisante et originale. »

Anaïs : « On est de vraies fans des Cowboys Fringants. C’est un peu notre groupe ska à nous ! Ca nous rappelle l’ambiance des bars. » (rires)

Gaëlle : « Et puis 5 minutes avant le concert, des types hyper impressionnants ont débarqué à côté de nous. Ils ne bougeaient pas et étaient déguisés comme des guerriers japonais ou mongoles, avec de grands masques rouge et noir. »

Anaïs : « Le pire c’est qu’on est resté pendant tout le spectacle et que l’on a raté la moitié des Cowboys Fringants! Après quelques poses subjectives, ils ont créé une sorte de monstre de papier. C’était très criant de vérité. Le papier chiffonné en boule sur plusieurs mètres ressemblait à d’immenses tentacules. »

Gaëlle : « Un peu comme des nuages, chacun imaginait ce qu’il voulait... »

Anaïs : « Les assaillants se sont mis à dompter et dresser la bête à coups de scotch ou en lui montant dessus. Le tout s’est finit dans un combat final où ils ont déchiqueté le géant imaginaire à coups de bambou de 3 mètres de haut. Vraiment, on s’y croyait en regardant les drapés et les confettis que faisaient le papier en se déchirant . C’était très poétique et finalement, on ne regrette rien du tout… »

Gaëlle : « On s’est même promise de revenir ce soir parler aux membres de l’association Le Fourneau qui gère sur place les Arts de la Rue. C’est dire si on a aimé… » (rires)

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par Site web Vieilles Charrues
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Vendredi 28 juillet 2006
Certains ont fait le choix radical de passer leur journée à la Garenne. Sur place, l’Art Contemporain y fait la valse avec les Arts de Rues...

A l’écart de la frénésie des fosses des grandes scènes se situe la clairière de la Garenne. On s’y restaure, on s’y prélasse et on y discute entre deux happenings. Pris en sandwich, le public assiste à des tranches de spectacles.

Maria et Julie : « Nous avons vu Mazalda qui nous a joué une sorte de remake classique des fanfares des Balkans. Très sympas quand on est assis sur l’herbe avec une petite boisson jaune à bulle. »

Romain : « Une De Plus m’a à la fois plongé dans la poésie et la terreur. J’ai beaucoup aimé le côté marionnette humaine avec cette idée latente d’enchaînement. Par contre, les masques en bois inexpressifs me faisaient frissonner. »

Jacky & Ruth » : « Nous avons beaucoup rigolé avec le très trash Makadam Kanibal. Le mec aspirait un préservatif par le nez et le ressortait par la bouche. Il gobait une louche entière, jonglait avec des haches et pire, l’eau sortait de sa bouche par les percings de ses joues. Vraiment hallucinant. »

Sophie : « J’ai été assez dérouté par le résultat de la résidence Tessot-Gay/Lavant. C’était très art contemporain. Une lecture de texte sur fond de guitare écorchée, cela faisait vraiment penser à Nous N’avons Fait que Fuir de Noir Désir, surtout avec les illustrations derrières. Quoi de plus normal, d’un autre côté, avec l’ancien guitariste du groupe. »

Manu, Fabien et Nicolas : « Didier Super, c’était énorme. Un vrai contre-festival. Nous n’avions jamais vu autant de personnes à la Garenne. Ce mec est un vrai punk à la Professeur Choron ou Gogol 1er. Beaucoup plus risqué et marrant que le classique Raphaël qui passait en même temps. »

Et pour ceux qui décideraient d’aller faire un saut de ce côté du site, ils pourront toujours s’initier à la Lutte Bretonne sur l’espace réservé à cet effet. Qu’on se le dise...


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par Site web VIeilles Charrues
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Samedi 8 avril 2006

One woman show déjanté et aux grimaces improbables

Audrey n'a pas son pareil pour tordre son visage, hurler et imposer un rythme effréné à son corps. Une ambiance familiale au café-théâtre devant une assistance préférant écouter le caustique Gilbert, maître des lieux, qu'un match de football au stade. Sans le moindre temps mort, la comédienne survole une palette assez complète de la femme : future mère hystérique, attachée de presse complaisante, adolescente boutonneuse, chanteuse lyrique au physique ingrat ou enfant naïf. La belle a su faire preuve d'originalité et dépasser la moyenne des productions du genre.

Des mimiques survoltées
Ainsi, le public est convié à lancer des roses en plastiques sur scène, après qu'elles furent savamment distribuées par un assistant improvisé. Mieux, Audrey nous livre un sketch irrésistible où elle mime une partie de jambe en l'air à la sauvette dans une réserve de supermarché. Au milieu de la représentation, une saynète au rire jaune sur le divorce vu par les enfants remet les pendules à l'heure et tranche avec la personnalité excentrique de l'artiste. Enfin, elle conclue le spectacle par un best-of des réjouissances et salue son public au bord de la porte de sortie. Sourire en coin et robe mi-cuisse, Audrey vous décoche un regard malicieux et pétillant. Un bon moment.

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par Le Progrès
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Mardi 28 mars 2006

Le lyonnais est de retour avec un nouveau spectacle au Complexe du Rire

L’humoriste s’était fait connaître dans les pièces « Proposition délirante » ou « La boulette ». Issu du duo lyonnais les « 2 autres », Thierry Marconnet s’émancipe et se lance en solo le temps d’un spectacle après avoir reçu quelques prix en France et en Belgique. Le résultat est en dessous de ses précédentes prestations.

Un spectacle gentillet
Tout d’abord, le comédien n’est pas encore totalement à l’aise sur scène, problème généralement dû au démarrage d’une série de représentations. Ensuite, malgré quelques calembours bien sentis, les chutes tombent rapidement dans le déjà-vu et la facilité : cameraman de Koh-Lanta, avocat louche, cancre timide, chanson à trois accords ou personnage de demeuré en fil rouge. Le pire arrive dans un sketch avec les noms des joueurs de l’Olympic Lyonnais, exercice que l’on aurait cru réservé aux poésies de Bruno Masure. « 1 autre » manque cruellement de rythme et de gags, mais à voir la mine sincère de l’artiste, on serait presque tenté de tout lui pardonner.


par Le Progrès
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