Oscar Sisto, ex-professeur durant 3 ans à la Star Academy, moliérisé en 93 pour « Mortadela » d’Alfredo Arias et actuel animateur
d’ateliers professionnels, organise jusqu’au 28 septembre son propre festival dans son théâtre du 11ème arrondissement parisien.
L’association, qui compte près de 80 membres, accompagne depuis 1999 les spectacles vivants dans une démarche de formation, de production
et de diffusion. Au programme de ce festival théâtral à l’ambiance de cabaret : de la magie, des marionnettes, de la danse, des apéros surprises, des parades en plein air et, bien
entendu, des pièces contemporaines.
Ainsi, c’est près de 18 spectacles tout public - dont de nombreuses créations - qui vont se succéder rue de Montreuil comme « La cloche et le Papillon » de Joël Grare, « Et Dieu
oublia le Prince Charmant » de la Compagnie En Plein Chœur ou encore « Amour Amor » de Stéphanie Fumex. Côté classiques, il faudra compter en septembre sur Alfred de Musset avec « Un Caprice » ou
encore Marguerite Duras avec « La Musica Deuxième ».
Une consécration pour cette association qui organise régulièrement dans l’année des rendez-vous mensuels sous forme de débats ou de projection de courts métrages aux Roches Noires, aux Têtes
Brûlées ou encore au Café de Paris dans le cadre du Collectif Prod.
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C’est une réflexion intemporelle autour des relations homme/femme qui attend ici le spectateur. L’oeuvre de
John Gray (« Les hommes viennent de Mars… ») y est digérée à travers les réadaptations anachroniques des contes de Perrault et des frères Grimm. L’occasion d’offrir une vision décalée
et contemporaine des poncifs du sentiment amoureux.
Thème universel autant inscrit dans une réalité
fantasmée qu’un stéréotype d’antan, le Prince Charmant continue de fasciner. La jeune troupe En Plein Chœur part de ce postulat pour en analyser les tenants et aboutissants. Cette image héroïque
et avenante s’est inscrite dans l’inconscient collectif, sorte d’idéal absolu que la modernité semble avoir oublié. Blanche-Neige, Cendrillon, Adam et Eve… La pièce tente de démontrer que
l’Histoire peut se tromper et que Cupidon ne résonne pas forcément en des termes aussi restrictifs. Et si Blanche-Neige était finalement attirée par l’animalité du mafieux ? Et si Adam était
au fond prisonnier de son innocente primitivité ?
La pièce sait prendre des contre-pieds intéressants, réhabilitant le coryphée de la tragédie antique comme juge omniscient. Et si certains personnages surjouent parfois pour des raisons comiques,
le texte vient rapidement rattraper cette faiblesse. Schéma classique de cette fameuse quête théâtrale du réalisme propre aux acteurs. Le reste est porté par de fins jeux de mots, inscrivant
« le théâtre dans un théâtre » et n’hésitant pas à sortir du cadre pour en dynamiser la narration. Pas de codes. Pas de règles. Les préjugés sont bousculés et réinterprétés à contresens
sous la houlette d’un charismatique narrateur. On y rit. On s’émeut. Preuve que la compagnie a des jours plus que prometteurs devant elle. Un bon moment.
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Mercredi 20 décembre 2006
Ancien rock critique et membre de Freddy Coudboule, Thomas Vandenberghe se lance dans un one man show « En Rock
et en Roll », inspiré et influencé par son ancien métier. Rencontre avec l'artiste à l'occasion du festival des Bars en Trans.
Comptez-vous proposer
quelque chose de différent pour le festival ?
Je vais parler de Rennes :
cette confrontation entre les passionnés de musique et les passionnés d’alcool. Moi-même j’y ai succombé l’année dernière aux Transmusicales, entraîné dans un trou noir de 3 jours. Pour moi,
Rennes est donc une ville du rock, même si j’associe Niagara à Chinon... La chanteuse était dans mon lycée.
Pourquoi une telle fascination pour Queen ?
C’est plus pour la
musique que pour l’image. Le côté opéra rock décalé. Car oui, je suis un fan de rock et en même temps un passionné des mélodies. J’ai d’ailleurs rencontré Brian May, le guitariste. J’avais la
main moite. Lui, il se l'est essuyé. Même échec avec Primal Scream ou le chanteur de Weezer. Quand un autiste rencontre un fan coincé, ça ne fait pas d’étincelles... (rires)
Comment votre reconversion a été accueillie ?
Certains petits
groupes ont enfin compris que je me moquais d’eux. (rires) Côté confrères, c’est avant tout mon 1er public, d’où le buzz. Vous savez, j’ai toujours été attiré par le comique. Pour moi,
les reportages « Spinal Tap » ou « Take Line of the Evil Nation » sont de véritables bibles. Il me manque encore « The Rocky Horror Show » à voir.
Nostalgique ?
Non, je suis libéré depuis que je ne suis plus
journaliste. Mes participations dans Rock&Folk et MTV Pulse sont plus une récréation. Je viens par exemple de découvrir les Sparks et j’adore… Finalement, j’ai toujours eu 5 ans de retard sur
l’actualité. Arcade Fire m’a aussi scotché dernièrement. Sinon, je ne suis pas fan des Libertines. Pete Doherty en nouveau Sid Vicious, je trouve ça galvaudé.
Vous trouvez ça rock, si je vous demande de me pistonner auprès de Philippe
Manoeuvre ?
C’est rock, mais c’est très dur... Pour rentrer à Rock&Folk, il m’a fallu écrire un spectacle. (rires)
J’oublie donc les pots-de-vin ?
Essaie quand
même…
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One woman show déjanté et aux grimaces improbables
Audrey n'a pas son pareil pour tordre son visage, hurler et imposer un rythme effréné à son
corps. Une ambiance familiale au café-théâtre devant une assistance préférant écouter le caustique Gilbert, maître des lieux, qu'un match de football au stade. Sans le moindre temps mort, la
comédienne survole une palette assez complète de la femme : future mère hystérique, attachée de presse complaisante, adolescente boutonneuse, chanteuse lyrique au physique ingrat ou enfant naïf.
La belle a su faire preuve d'originalité et dépasser la moyenne des productions du genre.
Des mimiques survoltées
Ainsi, le public est convié à lancer des roses en plastiques sur scène, après qu'elles furent savamment distribuées par
un assistant improvisé. Mieux, Audrey nous livre un sketch irrésistible où elle mime une partie de jambe en l'air à la sauvette dans une réserve de supermarché. Au milieu de la représentation,
une saynète au rire jaune sur le divorce vu par les enfants remet les pendules à l'heure et tranche avec la personnalité excentrique de l'artiste. Enfin, elle conclue le spectacle par un best-of
des réjouissances et salue son public au bord de la porte de sortie. Sourire en coin et robe mi-cuisse, Audrey vous décoche un regard malicieux et pétillant. Un bon moment.
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par Le Progrès
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Le lyonnais est de retour avec un nouveau spectacle au Complexe du Rire
L’humoriste s’était fait connaître dans les pièces « Proposition délirante » ou
« La boulette ». Issu du duo lyonnais les « 2 autres », Thierry Marconnet s’émancipe et se lance en solo le temps d’un spectacle après avoir reçu quelques prix en France et en
Belgique. Le résultat est en dessous de ses précédentes prestations.
Un spectacle gentillet
Tout d’abord, le comédien n’est pas encore totalement à l’aise sur scène, problème généralement dû au démarrage d’une série de
représentations. Ensuite, malgré quelques calembours bien sentis, les chutes tombent rapidement dans le déjà-vu et la facilité : cameraman de Koh-Lanta, avocat louche, cancre timide, chanson
à trois accords ou personnage de demeuré en fil rouge. Le pire arrive dans un sketch avec les noms des joueurs de l’Olympic Lyonnais, exercice que l’on aurait cru réservé aux poésies de Bruno
Masure. « 1 autre » manque cruellement de rythme et de gags, mais à voir la mine sincère de l’artiste, on serait presque tenté de tout lui pardonner.
par Le Progrès
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