Portée par des larsens en pleurs, le corbillard partit en trombe, autant pressé d'en finir que de rappeler solennellement le parcours d'un
groupe aujourd'hui disparu. Ainsi tout s'est achevé ici, comme cela avait commencé. RIP
Nous aurions déjà dû nous en douter. Le départ du batteur était un signe avant
coureur. Une lente contagion sur le moral des troupes. Car c'est un fait, les Brestois avaient perdu la ouach, Fanch. Au son d'un Joe Dassin ou d'un Velvet Underground, la mise en terre fut donc
immédiate. Dans l'urgence. Les corps encore chauds, crispés dans un rictus acide. Les regards fuyants.
Pourtant, l'éloge a rappelé le sous-estimé cv du combo, de leur vénération pour les Who ou le duo Page/Plant en passant par le décloisonnement d'un style. De leurs introductions défragmentées,
leurs reprises improbables (notamment disco) et leurs diverses prises de position (drogue, religion), la légende retiendra d'eux qu'ils sont de formidables et indisciplinées bêtes de scènes.
Mais le glas avait sonné et les attaques métalliques de la guitare étaient autant de coups de couteau dans l'épouvantail. Le public jouait les bonnes sueurs, tandis que le groupe se faisait des
cendres. Les mots, lâchés dans l'arène avec précipitation, s'amusaient à encercler et piquer la bête au vif, en prise avec un pamphlet rock. Finalement, les poursuivants capitulèrent et mirent -
en fin de veillée funèbre - le feu au bûcher.
Aux membres de la famille n'ayant pu se joindre au cortège, rappelons que le méchant des films d'horreur trouve habituellement un second souffle inespéré. L'ultime râle est prévu fin août à
Bruxelles.
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> Motorhead
> Daniel
Darc
> The Hives
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Oubliez Mireille. Oubliez Jeanne. Oubliez Vador. Dans la famille Darc, j'appelle Daniel, prêcheur décadent de son propre repentir. Si ce
coup-ci il ne s'est pas tranché les veines comme au Palace en 79, ce sont assurément ces tripes qui gisaient à terre.
Taxi Girl ? L'aumônier s'en sert comme d'un
cendrier. Sur place, l'église a pris feu depuis longtemps et chaque rasade de whisky en réveille les plaies sanguinolentes. Car si la robe protestante de l'artiste participe à sa mythologie, les
stigmates (prison, drogues) restent, eux, intacts et perceptibles. Et de cette époque, le p'tit Dany n'en conserve que l'urgence du propos : une écriture simple et immédiate dont les résonnances
du passé écrasent l'auteur dans une démarche chaloupée.
Vengeance ? Non. Rédemption. Comme le titre de sa reprise a capella de Bob Marley. Prix 2008 du Miossec bourré, le vilain canard de la chanson française en conserve autant la voix que le statut
de rejeté. Lui, le sublime bâtard aux traits tailladés à même la chair, est enfin revenu d'entre les morts. Et des morts, il en a connu : du batteur de Taxi Girl en passant par les années 80,
époque fluo et chevelu que nos contemporains se sont empressés de renier.
Lazare ? Non. Christ ressuscité d'entre les flows. Daniel Darc s'écroule autant qu'il se relève, malmène ses nouveaux disciples d'un rictus cynique et joue impassiblement de l'harmonica en
coulisses. En compagnie de ses apôtres Asyl, le prophète de l'Apocalypse se joue autant des dogmes qu'il livre un sermon rock dépouillé et boitillant d'une lenteur incandescente.
Inégal ? Oui. L'artiste est autant imprévisible qu'indomptable. Et c'est précisément ce qui en fait le charme...
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> Motörhead
> Matmatah
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Une lèvre velue à faire pâlir les bigoudens et l'aisselle aussi fournie que la testostérone de son public... Lemmy, ce sacré filou, a su
faire vrombir son pétaradant navire au rythme d'une marée qui en avait autant l'odeur que la forme.
Il en a connu des déboires, le vieux briscard. Oui, mon p'tit. Assez pour désormais
travestir son regard aguerri derrière d'insolentes lunettes noires. Cliché Heavy Metal? Qu'importe. C'est un survivant. Ancien roadie de Jimi Hendrix et bassiste d'Hawkwind, seul membre permanent
du groupe depuis ses origines, consommateur d'amphétamines et candidat malheureux pour la transfusion sanguine... Quand Motörhead passe, l'herbe ne repousse pas. Pourtant, on dit que le prétendu
démon a un comportement d'ange, aussi à cheval sur la politesse qu'une nonne dans un camp de scouts. Oui, l'vieux burné est sensible. Et on ne rigole pas avec ça. Qu'importent les assauts sourds
et profonds de sa basse devant un public accroché à son voisin comme une moule à son rocher. Lemmy en a vu, mon p'tit. Il en a vu.
Rien ne défrise ses tatouages, sorte de peintures de guerre, et chaque nouvelle salve est autant de coup de bottines vernies à la face de la virilité ambiante. Ca sent la sueur, mec. Le crachat.
Ca pourrait presque sentir le sang, ouais. Le son est massif, imposant, brutal, violent, lourd. Et l'attitude nonchalante et impassible - voir presque amusée - du maître de cérémonie, brouille
l'affront et rend impossible l'anticipation du set. Furieuse, la basse gronde, sorte d'arme de poing à la fois rythmique et mélodique. Derrière cette cavalcade, le batteur chevelu pilonne à la
manière du mortier et tente de rattraper l'assaillant. C'est un tout, compact et dévastateur, qui vous fout la trique et vaut tous les régimes amincissants du monde.
Archétype? Qu'importe, j'vous dit. Ce soir, Motörhead a mérité de virer son manager. Lui même qui avait conseillé, pour pouvoir passer dans l'émission anglaise Top of The Pops, de changer le nom
du groupe - bien qu'apparaissant comme sa meilleure définition -, instaurant le cigle Motörhead à la place de... Bastard.
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> Daniel Darc
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Si leurs interventions en anglais
sont de trop - bien que compréhensibles pour brouiller les pistes, les Moriarty ont tout de même prouvé leur excellente forme malgré une chanteuse malade. La complicité et l’espièglerie étaient perceptibles et ont rapidement recueilli
l’aval d’un public fuyant la pluie. En prime, une aérienne et généreuse reprise de Depeche Mode à l’image de ses membres. Silent Disco fut un concept aussi simple qu’hilarant : un
dancefloor où la musique est diffusée par des casques. Effet garanti : les participants entrent dans un véritable univers parallèle irrésistibles. Après pourtant d’excellents concerts
parisiens en solo (sans la très jeune Lisa Li-Lund), les French Cowboy semblent depuis Bourges avoir troqué leur envoûtant orage de chaleur contre des chapeaux en plastique mou. Dommage, c’est toute une fièvre narrative qui est
ici sacrifiée en version électrique et moulinée. Sna-Fu, groupe parisien de screamo virile, a réussi son pari la veille en se positionnant comme
remplaçant de The Ting Tings et en passant ce jour-ci sur la scène étriquée SFR. Bien que jeunes, MGMT (ne plus prononcer « Management ») a révélé une pop psychédélique moins
confuse que celle présentée à Paris.
Cali a perduré dans son personnage d’enfant naïf et influençable dont on ne peut croire la
sincérité que la première fois. C’est une reprise sucrée de U2 - renseignant sur son intarissable fascination du mythe - qui a clôturé les slams de l’épileptique chanteur. Pete Doherty, son
costard, son chapeau, ses pommettes violacées et ses Babyshambles ont finalement offert un concert honnête, efficace et plus sobre qu’à son habitude après quelques frayeurs sur une
potentielle annulation. Gnarls Barkley a surpris toute l’assistance en développant une énergie incroyable au service d’un funk hip-hop savamment dosé. Battles a parfaitement assuré
son rôle d’outsider en proposant une jam instrumentale et appuyée d’une réelle intelligence, décloisonnant le style dans une longueur hypnotique. Moby a beaucoup déçu pour son inédit remix
de tubes à la sauce Dance 90’s au mépris de l’unité temporelle de ceux-ci. La main sans cesse en l’air, l’artiste n’est pas parvenu à extraire ses compositions du magma général. Enfin,
Ez3kiel a présenté sans surprise son dernier show toujours aussi
efficace. Boule gonflable dans le public, artwork inspiré, versions saturées et déstructurées - notamment un « Versus » incandescent, … L’exercice laisse peu part à l’improvisation,
mais bénéficie d’une facette plus rock et sombre.
> Si certains se moquaient par avance de l’âge de ses protagonistes ou de la vacuité du style, The Offspring a incontestablement été le concert le plus fédérateur du festival.
Alors oui, le groupe a visuellement vieilli et joue - plus de 10 ans plus tard - ses tubes à l’extrême identique. Mais étrangement, ce juicebox joyeusement régressif a eu raison d’une foule
échaudée par la pluie et d’un gradin VIP se prêtant aux pogos pour l’occasion. Géniale machine à tubes punk rock, les californiens se sont offerts un voyage dans le temps avec une intensité
adolescente restée intacte. Une bouffée d’air frais salvatrice et communicatrice, enchaînée à battons rompus.
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> Vendredi
> Samedi
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Contrairement à sa sublime prestation à
Bourges, l’exercice de Camille - white gospel & human beatbox
à la sauce anglophone - a peiné à s’imposer. La faute au plein air qui, noyé dans le brouhaha, n’est pas parvenu à reproduire fidèlement au public les multiples chuintements et rythmiques
corporelles utilisés. Malgré cela, la robe de la chanteuse offrant la vue de ses magnifiques fesses et l’improvisation en compagnie de Nosfell a su réanimer la ferveur. Tunng a révélé une
électro pop efficace sans fioriture au son de cloches tintinnabulantes et d’un jeu électronique pour enfants. S’ils n’ont pas fait preuve d’originalité ou d’un palpable climat émotionnel, les
très attendus Vampire Weekend, les Kitsuné Midnight Juggernauts, les deux chanteuses de Santagold ou encore le NME’s band The Wombats ont au moins su réaliser un set
propre et efficace. Sharon Jones & The Dap Kings, sorte de mama black échappée de la Motown, a marqué les esprits d’un public pourtant à majorité rock. L’anti-Amy Winehouse est tombée
à genoux et a fait entendre son coffre rugissant dans la pure tradition du style. Phoebe Killdeer & The Short Straws est toujours aussi magnétique sur scène et a offert une reprise de Ray Charles plutôt lancinante.
Cavalera Conspiracy fut finalement plus brouillon que les attentes l’espéraient, troquant l’aspect mélodique pour une lourde rythmique alors même que Sepultura avait su réhabiliter des
influences tribales et brésiliennes. Malgré la fraîcheur du duo et une reprise de Gnarls Barkley, The DØ a étonnamment proposé un show uniforme et longiligne avec une voix de tête
entêtante. Grinderman a délaissé les sphères dandy - pourtant intéressantes - de son chanteur Nick Cave pour perdurer dans le garage lourd. Pas encore totalement rodé ? Le maître de
cérémonie lisait ses textes sur scène… Les molles instrumentations de N*E*R*D ont également surpris, malgré l’intelligence du projet et l’aura du producteur Pharell Williams. Sébastien
Tellier fut davantage transparent que sexuellement transgressif. Ballons juvéniles et maquillage à la Björk, les CSS (Cansei de Ser Sexy) ont contre toute attente enfoncé le clou avec
des versions énergiques beaucoup plus rock qu’électro à l’image de leur dernier album. Enfin, Fucked Up a distillé un punk primitif, dopé à la testostérone et appuyé par les interventions
musclées (notamment contre Justice) de son chanteur, sorte de clone troublant de Zangief (Street Fighter).
> Sous Le Chapiteau, c’est le titubant Daniel Darc qui a
allégrement remporté la mise. L’ange déchu et tatoué a multiplié les interventions gentillement cinglantes dans une tornade de larsens. Lorsque arrive l’hymne de Taxi Girl écrit « avec un
type qui bosse pour Madonna », le chanteur justifie la reprise pour « payer son loyer » et demande cyniquement au public de taper dans ses mains « comme pour Indochine ».
Bingo. Daniel se gausse dans un rictus hilare, malmène un spectateur ayant hurlé « rock’n’roooll ! » et se saisit de la grosse caisse pour l’envoyer sur son guitariste. Dépassant très
largement le temps appartit, et ce malgré les gestes paniqués des roadies en coulisses, Daniel Darc s’est accroché au micro et reste seul en scène avec son missel, clôturant sur le
« Redemption Song » de Bob Marley a capella. Plus tard, dans les coulisses, le chanteur est aperçu improvisant un bœuf à l’harmonica au stand Ricard.
T’es rock, coco.
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> Vendredi
> Dimanche
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Record historique de fréquentation pour les 20 ans du festival musical de Belfort. Malgré une clôture sous la pluie et un week-end chargé en
événements (Solidays, Main Square, Terre Neuvas, etc.), 100 000 festivaliers se sont succédés pendant 3 jours sur la presqu'île du Maulsaucy. L’Hexagone
sort finalement gagnant de ce tiercé éclectique à la dominance américaine. Keny Arkana, Missill, Daniel Darc et Ez3kiel sont en effet parvenus à se hisser sur le podium aux côtés de The Offspring
et Battles.
Vendredi
Belle introduction au festival que l’invitation de Keny Arkana. Si peu semblait l’attendre, le ton martelé et virulent de la rappeuse a su courageusement lancer les festivités. Dommage
pour le belge Arno, contraint d’amputer 20 minutes de sa prestation délicieusement rocailleuse en raison d’une panne d’électricité. Du spectacle La Bande Originale réunissant
pour l’anniversaire du festival Olivia Ruiz, Oxmo Puccino ou encore Amadou & Mariam pour des reprises rock classiques, nous retiendrons les interventions allumées de Didier Wampas. Lumineuse
sur album, Cat Power a fait une entorse à son nom en proposant - bien que de bonne facture - du mou pour le chat. Les Comets on Fire ont su réhabiliter un Deep Purple instrumental
se perdant parfois sur la longueur. Massive Attack s’est retrouvé un brin handicapé de part son intervention en pleine journée et un son incroyablement faible pour le style.
En pleine communion avec un public déchaîné, le génial bootlegger américain Girl Talk est resté imperturbable malgré la centaine de personnes sur scène. Ben Harper & The
Innocent Criminals n’a pas autant marqué qu’à son habitude. Toujours aussi peu à l’aise debout, le chanteur a transformé sa playlist en un jouissif autoradio FM, délaissant parfois la tension
revendicatrice de certains de ses tubes. Un peu répétitif en raison de son approche minimaliste en power rock, la dodue de Gossip a fait dans le revival
de Janet Jackson pendant la finale du Superbowl avant de sauter en sous-vêtements dans la foule. L’expérience Nortec Collective - pourtant difficile dans
ce cadre - a su s’en tirer avec les honneurs avec une vision intéressante de l’électro cuivrée. Enfin, le très jeune Calvin Harris a joué les zizis sauteurs disco, tandis que la
chorégraphie de Franck 2 Louise Drop It ! et son ballet électrique s’est révélée être une parfaite opposition entre la chair et la machine.
> La surprise de la journée était du côté de La Plage avec l’intervention électro de Missill. Parfaite maîtrise des breaks, montées en puissance, basses grésillantes... Le set fut
survolté, entre une Billy ze Kick punk et des L7 électro. Comble de la prestation, après une reprise saturée et déstructurée de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana, l’artiste - fêtant son anniversaire - a quitté ses platines pour rejoindre son groupe. Un final explosif et sévèrement martelé
qui a achevé l’assistance dans un chaos sonore et revigorant. Impressionnant.
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> Samedi
> Dimanche
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Depuis plus de 10 ans, l’association encourage la création et la pratique de musiciens amateurs en Ile-de-France. Le Grand Zebrock
sélectionne ainsi des projets et met en place un accompagnement (atelier écriture, scénographie) suivi d’une promotion (scène à la Fête de l’Huma, compilation).
Premiers finalistes de cette
édition : Chimère. (voir ci-contre) Un combo original de par sa forme (beatbox, violoncelle, guitare électrique, basse) décloisonnant les univers street culture et post-rock,
puis détonnant par ses textes qui oscillent entre slam rageur et maladresses sincères. Le personnage peut paraître excessif, mais rappelle nos propres paradoxes. Deuxième : The Latitudz,
un quatuor arrogant et efficace dans la pure tradition fusion et soul. Le rappeur et prédicateur malawien, Edash Quata, s’y impose avec une évidence désarmante. Troisième : le duo
Zumabreck qui a marqué par l’audace de ses mélanges électro (clubbing / house déstructurée). Mais si on regrette parfois un manque d’unité dans ses trouvailles, le groupe a su tout de même
humaniser sa musique et habiller habillement la scène.
Enfin, un prix spécial du public a été remis à Vaïan Olmes, songwriter folk et électrifié aux influences américaines.
LIEN
> Site officiel
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Récompensant des artistes essentiellement étudiants, le tremplin des différents Crous de France - Centres Régionaux des Oeuvres
Universitaires et Scolaires - s’est déroulé en 4 étapes.
Une présélection sur maquette au sein d'une cinquantaine d'antennes étudiantes locales, un choix de 6 formations par un jury de professionnels sur Paris,
une préchauffe éliminatoire dans le Mac de Bordeaux... Le tout pour atteindre en moins d'un mois une ultime finale en première partie de Rageous Gratoons devant un campus à ciel ouvert.
Grand gagnant de cette édition, les strasbourgeois Lyre le Temps ont su tirer leur épingle du jeu avec un rap scratché et anglophone au flow raillé plutôt punk. Mais si la mise en espace
est efficace et que le look anglais (chemise blanche, cravate noir) renforce une imagerie classieuse à la Timberlake, le timbre de voix atypique mériterait, lui, l’utilisation d’une plus grande
variété de registres pour ne pas uniformiser le set. Quoi qu'il en soit, l'exercice révèle une aisance certaine sur scène, des références jazz savamment réexploitées et un esprit complice plus
que communicatif.
S’en suit ensuite Babayaga et sa musique de l’Est d’un niveau technique redoutable, puis le one-man canadien Simon Goldin finalement en décalage avec sa formule entre rock
acoustique et bal populaire, et enfin La Goutte qui, malgré leur sincérité, ont peiné à se démarquer de leurs influences Mano Solo et autres combos néo-réalistes.
LIEN
> Page MySpace gagnant
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