Sexualité

Lundi 19 novembre 2007

Au rayon des excentricités nipponnes, il existe un nouveau venu. Du Hentaï (dessin japonais érotique) où les personnages zozotent ? Non ! Après les courses de Pony Girls (femmes poney), Doll Story et ses poupées ultra réalistes, le fétichisme du nylon ou des poupées « femmes-tronc », les japonais nous font le coup du justaucorps intégral. Ambiance Blue Men Intel Vs gymnastes fluos.

Doll.jpg Contraction de zeinshin taitsu, le Zentaï est une pratique gentiment BDSM (Bondage Discipline Soumission Sado/Masochisme) entre le déguisement du cosplay et la personne objet. Les participants y utilisent une combinaison (la plupart du temps en élasthanne) dont la cagoule est fermée. Rien d’inhabituel jusque là dans le monde des effets spéciaux, les marionnettistes ou en danse académique. Mais c’était sans compter sur les fétichistes japonais qui décidèrent d’intégrer ces vêtements moulants et ces visages sans expression dans leurs préliminaires.

Ici, pas de pénétration, ni de personnalisation du fantasme. Il est difficile de deviner l’identité de l’autre, même si certains peuvent laisser libres les yeux, la bouche, les mains ou les pieds. Chacun part à la (re)découverte de l'autre. L’anonymat y côtoie un semblant d’humanité. Les formes sont exacerbées et seul le corps devient le centre d’attention. On se frotte. On touche. On caresse cette seconde peau qui décuple la sensation du toucher. Et loin de ne s'arrêter qu'aux matières, l’environnement
même peut participer à l’érotisation. Certaines tenues sont fluos et intégrales, donnant à l’ambiance des airs de réunion Tupperware pour fan de masturbation en lycra ou spandex dans un décor du film « Tron ». D’autres portent des vêtements pour simuler la vie réelle (cf photo ci-joint) dans un esprit se rapprochant de la maison de poupées grandeur nature.

Mais bien qu’intrigant, le Zentaï apparaît comme une valeur sécuritaire pour ses participants. C’est l’action de livrer son corps sans dévoiler son âme. Se soumettre à l’approbation de chacun, sans aucun a priori familier ou identitaire. Car certains profitent justement de l’occasion pour changer de sexe, s’attribuant de faux seins ou des courbes supplémentaires. Un jeu de rôles qui rappelle certains Internautes prenant un pseudo du sexe opposé. Car effacer son identité permet une fois pour toute d’oser davantage et d’oublier à la fois sa morale, son statut ou son passé.


Et, il y a bien sûr une part de latence non négligeable dans le Zentaï. Une frustration volontairement domestiquée, contraignant majoritairement l’exercice au refus d'un acte sexuel complet. C’est donc tout autant une redécouverte sensorielle qu’une pratique érotique atypique, même si, à l’origine, les réunions de groupe n’incluaient pas cette notion orgasmique actuelle. En tout cas, le Zentaï est tellement à la mode, de part sa dimension esthétique et son nombre d’adhérents en hausse, qu’il en a dépassé le simple stade des soirées coquines. En effet, c’est au tour de la vidéaste hollandaise Joanneke Meester de l’intégrer à l’Art, et au groupe anglais Muse d’en faire l’étendard de son clip « Supermassive Black Hole ». Une preuve de plus, somme tout classique, du buzz universel dont bénéficie la pratique.

LIENS
> Maid Café
> Cosplay



Par Samuel Degasne
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Vendredi 17 août 2007

On connaissait le goût immodéré des japonais pour les monuments intellectuels français (Alain Delon, Mireille Mathieu, …), les sous-vêtements en coton, les Karaokés et les tentacules friponnes. Fini de rire ! A la rentrée, l’Empire du Soleil Levant exporte son concept-bar nippon à Paris.

Maid-Cafe.JPG

Comment ?
Certains se souviennent peut-être de la bunny girl. Une serveuse affluée d’un justaucorps, d’escarpins, d’un nœud papillon et d’une fausse queue de lapin... Initialement attribué aux serveuses des bars Playboy (en référence à la mascotte du magazine), le concept avait gagné bon nombre de boîtes de nuit douteuses des 80’s.


Quoi de plus normal en pleine époque Collaricocoboy, Emmanuelle, publicités sexistes et cartes postales vintage improbables. Une fois Mai 68 digéré, on pouvait alors montrer le corps féminin sous toutes ses coutures et sous n’importe quel prétexte, traitant les réfractaires de censeurs, et tant pis pour ce qu’en pensaient les intéressées. Puis les féministes apparurent et on enterra le corps nu aussi vite que la société l’avait offert en pâture…

Un bar-fastfood tenu par des soubrettes ? Des pays occidentaux, tels quel’Italie et le Canada, s’étaient déjà essayés à cette mode nipponne. A Paris, l’initiative reste presque inédite. Il y a bien eu le salon Japan Expo 2006 et son Maid Café CCO Cha, mais rien de plus... Sur place, le spectacle se limite au plaisir des yeux et la serveuse attentionnée s’adonne à des « Bonjour chéri » ou des « Bien travaillé aujourd’hui, mon ange ? » De quoi alimenter l’imaginaire de dominateurs en puissance devant une armée de nymphettes candides aux positions lascives.

Pourquoi ?

Alors que la transgression, le fait de dépasser son statut sociétal pour vivre en secret ses vices, peut expliquer une bonne parties des pratiques - dite hors normes -, le fait de vivre au grand jour ce fantasme s’explique ici par une régression assumée. Au Japon, les valeurs morales sont importantes et leurs apparences sont exacerbées. Le fétichisme apparaît donc comme un rejet du refoulement et permet de s’échapper des dogmes. Mieux, c’est un exutoire teinté de revanche sociale et de nostalgie. L’ego reprend sa place face aux dons de soi qu’impose le monde du travail. Et dans cette société répudiant l’échec, l’engouement pour la sphère privée féminine et sa représentation, l’exposition de sa marginalité face à la masse ou l’accès à l’inavoué s’en trouvent amplifiés. Le « Fan Service » servait déjà à alimenter les mangas en fantasmes : scènes de douche, poitrines animées (« Gainax Bounce ») ou gros plans sur les culottes (« Panty Shot »). Le Maid Café restitue, lui, ce fantasme virtuel dans un quotidien qui cultive les icônes pop, colorées et volontairement décalées.


Reste à noter que cette tendance correspond à une réalité sexuelle et culturelle dans un pays où les sous-vêtements surpassent la nudité dans l’inconscient collectif et où la notion de pédophilie a été tardive. (La loi date de mai 99) La femme japonaise est ramenée à sa simple maternité quand les adolescentes véhiculent à l’inverse une innocence lubrique. Ainsi, en France, à l’exception d’individus en mal de spectacle et d’exotisme, le Maid Café pourrait très probablement rester anecdotique. Résultat d’une sexualité culturelle, disions-nous
.


LIENS
> Cosplay / Gothic Lolita
> Manga Paprika
 
 
Par Croque-Madame
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Lundi 13 août 2007

Trois tendances actuelles : devenir fleuriste, le vélo tuning et… le bondage. Bénéficiant de la démocratisation (verbale) du débat « sodomie, mon amie », certains s’imaginent donc désormais en premiers de cordée. Nœud plat, double, en 8… Une pratique sexuelle sur le fil qui permet à certains de rajouter une corde à leur arc. Et de prouver leur attachement ?

Hein ?
Non, le bondage ne s’adresse pas qu’aux têtes de nœuds ! N’allez pas imaginez un complot de Spidermanistes, voulant dominer le monde en transformant chaque victime en paupiette ficelée et figée dans sa gelée… Et bondage ne signifie pas non plus se prendre pour 007. Oula non ! Coquine, va… Ici, nous parlons de cette pratique érotique basée sur la contrainte. Dire que tout le monde la pratique actuellement est aussi faux. Admettre une récente curiosité collective serait plus exacte. Transgression, quand tu nous tiens…   Le bondage n’a pas à être assimiler directement au sado-masochisme, car la contrainte n’a le plus souvent qu’

un but esthétique et non basée sur une domination automatique (même si elle peut être un outil pour l’assouvir). Au Japon, la pratique s’ancre dans une tradition (Shibari : esthétisme orientale / Kinbaku : châtiment) datant tout de même du XVème siècle. Et attention aux préjugés : l’art moderne des jeux de corde n’est pas à apparenter à la torture, mais jeu de confiance avec son partenaire. So vintage ! 

Pourquoi ?
Les personnes qui se font ligotées invoquent généralement une libéralisation des inhibitions. Je m’explique… Se sentir en sécurité, manipuler pacifiquement par son partenaire permet de surmonter l’interdit. On s’imagine que c’est l’autre qui nous guide alors que l’on reste consentant. (c’est pas moi, c’est lui !). Un fantasme fréquent chez les femmes dont l’éducation diabolisait la sexualité... Une fois ligotée, la personne se sent

également plus désirée qu’à l’ordinaire ou stimulée par cette mise en danger. Et attention, le bondage ne se conclut pas forcément sur un acte sexuel !  

Pour l’initiateur, l’excitation du partenaire ficelé est communicative. Le bondage permet aussi de mettre en valeur l’anatomie de manière générale. La soumission éventuellement provoquée coïncide à l’inverse avec le fantasme d’être absolument désiré chez la personne attachée. Enfin, la pratique oblige certains couples à faire preuve d’une attention beaucoup plus soutenue aux désirs ou aux gènes de l’autre. Allez… Avouez que j’ai titillé votre corde sensible, non ?

Pour aller plus loin
Il existe le Folsom Street Fair, une grande fête de rue à San Francisco. Chaque année, au mois de septembre, les fétichistes gays de l’uniforme en cuir se réunissent pour des démonstrations publiques. Un film de Daniel Chabannes (1996) relate cet événement. (attention, calembour à suivre) Peut-être bien le seul événement en plein air qui n’a pas peur qu’il pleuve des cordes ! Hum… Désolé. Vous allez me punir ?



LIENS
Kinky ou Vanilla Sex ?
> Libertin : génération full sexuelle



Par Croque-Madame
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Mercredi 20 juin 2007

Malgré l’échec des Verts, la préoccupation première des Français reste toujours la même : l'écologie. Pourquoi ? Parce qu’elle a su intégrer tous les secteurs : bio-construction, alimentation, vestimentaire, loisirs, médias ou politique. Bref, le bio se mange à toutes les sauces ! Et quand l’éthique joue les mercantiles, il ne manquait plus que l'industrie du X. Quand la nature s'invite dans la chambre à coucher...

  adam-and-eve.jpg
Comment ?
Ancrée dans un nouveau segment marketing, la nature reprend ses droits. Par exemple, avant qu'il ne soit clôturé, le site pornographique et norvégien "Fuck the Forest", reversait 80% de ses revenus pour lutter contre la déforestation amazonienne. Sur la même initiative, "Veg Porn" donne actuellement 5% à des associations végétariennes. Oui ! Du porno éthique ! On aura tout vu… Mais certains américains prennent le contrepied de ces sexo-activistes-écologistes en prônant à l’inverse l’Asexualité. C'est à dire, l'absence totale de conception. Si la pratique tend bien sûr à marquer essentiellement un rejet de la chair, elle peut préserver aussi l’équilibre démographique par l’abstinence. Pour ceux qui n'auraient pas envie de tomber dans de tels extrêmes et arriver à leurs fins, le rayon séduction devient lui aussi de plus en plus bio. On se réapproprie ici et là les aphrodisiaques enseignés par l’Antiquité (gentiane, gingembre, épices). Des philtres d’amour notamment réunis dans l’ouvrage "Hot Cuisine" et qui inspirent désormais les nouvelles bougies ou récents produits corporels.
 
Et pourquoi pas les sous-vêtements tant qu’on n’y est ? Après tout... Hum, trop tard ! Ensembles caraco, slips en soie ou en coton bio... Les marques n'ont pas attendu le film d'Al Gore pour se lancer dans la course. Peau Ethique établit même la traçabilité de ses produits comme toute viande rouge du boucher ! Les autres se lancent dans des fondations ou le mécénat écolo (Yves Rocher, Leclerc, etc.). Quant aux sextoys, ils nous jouent le même refrain avec le Rabbit Habit (en élastomère) ou le Solar Vibe (énergie solaire). Rajoutons là-dessus le Condomi, préservatif biodégradable, et la boucle est bouclée...
 
Enfin, le sexe peut aussi venir en secours du militantisme. Des opinions inscrites sur sa culotte (Axis for Eve), en passant par des manifestations contre la pollution (A Poil et En Vélo), jusqu’à s’allonger nu pour écrire des slogans (Baring Witness), on est loin des guérillas Greenpeace !

Pourquoi ?
Même l’écologie fait l’objet d’une récupération libérale. Quoi de plus normal ? Plus la société avance et crée de l'effet de serre, plus elle développe une alternative. Soit par bonne conscience judéo-chrétienne, soit par profit. On crée le mal, puis on vend son remède et on alimente le tout en images. Le progrès nous a peut-être fait gagner plus de temps, mais il ne nous a pas rendus plus heureux ou sains. Certains sont donc revenus aux fondamentaux par pur esprit éthique, souci de contraction, bien-être ou simple pression sociale.
 
Et la bonne conscience, ça se vend combien sur eBay ?

LIENS (US)
> Fuck the Forest
> Axis for Eve
> Baring Witness


Par Croque-Madame
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Mercredi 13 juin 2007

Recherchées par certains (Afrique, Amérique Latine) ou traquées par les autres (magazines féminins, diététiciens), les rondeurs essuient régulièrement des tirs croisés. Qu’elles se rassurent, les formes avantageuses ont un nouveau fan club : les FA. Ces adeptes de la formule XXL n’ont que faire de vos ridicules bourrelets. Ici, on s’extase devant les amas graisseux, les corps figés et les goitres redondants. 

 
Fat-Admirers.jpg Hein ?
Il n’existe pas d’équivalent francophone. D’un côté les FA (Fat Admirers), de l’autre les BBW (Big Beautiful Woman) ou son pendant masculin BBM. De cette véritable attirance sexuelle pour l’obésité, au départ américaine, est née en 69 un plus large mouvement militant : Size Acceptance. Une communauté sortie du placard avec l’explosion d’Internet, assumant plus facilement son attirance pour les corps à la Botero grâce à l’anonymat électronique.
 
Mais si l’attirance sexuelle envers les gros gabarits est acquise aux US, il faudra attendre la fin des années 80 en France pour qu’elle quitte le domaine de la perversion fétichiste. Créée en 89, l’association Allegro Fortissimo installe sa fondatrice comme égérie Virgin et organise un mythique défilé à la Cigale. Le Pulp Club lance en 96 un site de rencontres spécialisé, tandis que SizeNet crée un portail d’informations. Désormais, une autre catégorie est apparue : les SSBW (Super Size Beautiful Woman).
Pourquoi ?
Côté esthétisme, les rondeurs semblent véhiculer des valeurs rassurantes et quasi maternelles. Certains y intègrent parallèlement un paramètre de soumission. Sur le plan psychologique, c’est aussi un refus de la dictature de la minceur (professionnel, érotique) et de la pression sociale exercée pour rentrer dans une norme. Si nos pays occidentaux possèdent un réel bizness de l’amaigrissement, les critères de séduction peuvent différer suivant les cultures.
 
Attention, cette non-discrimination est un droit légitime, mais elle doit s’accompagner d’une prévention sur les risques d’un surpoids trop important (diabète, hypertension, problèmes cardio-vasculaires). Car même si 95% des régimes sont des échecs à long terme (Paul Campos « The Obesity Myth »), il faut nuancer le fait « qu’il est bien d’être gros ». Pire, une tendance minoritaire et extrême s’était dessinée dans les années 90 : le Forced Feeding. Le fait de forcer son partenaire à s’engrosser.
 
Alors, toujours complexées ?
 
LIEN 


Par Croque-Madame
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Dimanche 18 février 2007

Les mœurs américaines sont en partie influencées par le nombre conséquent d’habitants. Cette coalition fédérale doit donc mener une politique de masse tant au niveau culturel, social ou économique, dont la fierté liée à l’appartenance et au patriotisme reste un des ciments de cette entente. Les demandes sont considérables et il faut sans cesse centraliser les offres vers le consensuel. Loi immuable du surnombre, quelques insurgés s’élèvent ainsi logiquement contre ce politiquement correct. Et si en musique Marilyn Manson endosse la décadence, la radio a elle aussi trouvé son enfant terrible.

Biographie : action / vérité ?
Les éléments de la vie de l’animateur radio sont à l’image du personnage : fantasque. Howard Allan Stern est né en 1954 à Roosevelt (Long Island, New York) dans une famille juive. Choyé par ses parents, il prétendra pourtant par provocation que sa mère l’a souvent poursuivit avec la même fureur qu’Hitler pendant que son père Ben l’injuriait. C’est en suivant ce dernier à son travail, la radio, qu’Howard décide très tôt de devenir lui-même animateur. Après avoir travaillé bénévolement au sein de celle de l’université de Boston, il en sort diplômé en 1976. Emettant tout d’abord sur New York en 1978, puis sur Détroit et Washington, c’est en 1986 qu’Howard Stern est diffusé nationalement grâce au réseau Infinity (filiale de Viacom).

Howard Stern a également fait l’objet d’un show durant de nombreuses années, retransmettant ses émissions sulfureuses à la télévision. Enfin, il est le producteur de la série télévisée « Son of the Beach » et s’autoproclame finalement le « roi de tous les médias » (« king of all medias ». Son émission radiophonique du matin était suivie par 12 millions d’auditeurs dans 46 villes et rapportait près de 100 millions de dollars en revenus publicitaires par an. Le pape de la radio trash a même été dernièrement le principal invité de Larry King sur CNN. En 2006, c’est sur la radio Sirius diffusée par satellite qu’il trouve refuge. Une aubaine qui lui permet de renouer avec une liberté de ton, alors que le réseau hertzien américain censure de plus en plus ses interventions.

Pamela Anderson, Dennis Rodman, Carmen Electra et Donald Trump font partis des quelques habitués de l’émission, car c’est tout le gratin décadent qui défile à sa porte. Même les sérieux Johnny Depp, Paul Mc Cartney ou Arnold Schwarzenegger y sont passés. Le show a quant à lui lieu accueilli de prestigieuses prestations scéniques comme AC/DC, Aerosmith, Beck, Dave Grohl, Noel Gallagher, Korn, Iggy Pop, Smashing Pumpkins, Sting ou bien encore Stevie Wonder.

La voix de l’insurrection
Afflué d’un look proche de Slash des Guns and Roses, Howard Stern sait cultiver tout l’attrait que peut susciter le média radiophonique. Ainsi, l’animateur invite très régulièrement des actrices pornographiques à ses émissions, leur demandant le plus souvent de se dévêtir entièrement pendant l’intégralité de leur passage à l’antenne. Grand classique également de ses interventions, la diffusion de nombreux enregistrements où certains auditeurs s’adonnent à faire l’amour au téléphone (« phone sex »). Exercice qu’il réalise aussi bien en direct sur les ondes. Le discours s’alterne entre délires scatologiques, « fuck » et bavardages scabreux, après qu’un générique avec des bruits de pets ait annoncé le ton.

Côté révélations, Howard oscille entre délires provocateurs et vérité crue, sans jamais que l’auditeur ne puisse déceler son authenticité. Il prétend notamment à l’antenne que son meilleur coup est une poupée gonflable. La suite se transformera ensuite par un débat délirant avec des auditeurs déchaînés ou stupides. Pire, en 1992, il s’attire les foudres de la justice. Howard avait déclaré à l’antenne que son unique expérience sexuelle avec une femme afro-américaine se résumait à s’être masturbé sur l’image de Tant Aunt qui figure sur les boîtes de crêpes. La marque l’a condamné à verser une amende de 600 000 dollars.

Tout comme la religion, l’actualité est également une de ses cibles préférées. Howard s’y attaque comme à son accoutumée : dans la démesure. En 1982, il essuie l’un de ses premiers scandales avec le crash du vol 90 d’Air Florida. L’animateur avait appelé la compagnie pour demander les horaires du prochain vol vers le pont de la 14ème rue, le lieu du drame...

SUITE
> US : la provocation a trouvé son maître

Par FJM Publications
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Jeudi 15 février 2007

L’étude du sens mots et leur évolution (la sémantique) est importante pour affiner des concepts, nommer l’émergence de nouvelles catégories ou en améliorer l’image. L’emploi actuel de termes comme « technicienne de surface » ou « hôtesse d’accueil » en est un des exemples. Le nouveau venu « kink » ou « être kinky » n’échappe bien sûr pas à la règle.

Le mot vient de l’argot américain et signifie une pratique sexuelle sortant de la norme. Tout dépend bien évidemment de ce que qui constitue la moyenne. Des partenaires sexuellement conservateurs (« Vanilla Sex ») peuvent considérer n'importe quoi d’autre que le sexe monogame dans une chambre à coucher comme étant une pratique hors norme, et inversement. Quoi qu’il en soit, le mot est devenu tendance et a traversé l’Atlantique pour atterrir dans la bouche de nos apprenties « Sex and the City ». De quoi donner quelques suées anglophones à notre ami francophile Jacques Toubon…

Habituellement, le terme kinky évoque la fessée, la domination/soumission, le sadomasochisme et le fétichisme sexuel (réunis sous le terme de BDSM). Si ces comportements ne sont pas nouveaux, son utilisation amicale et sa revendication le sont davantage. Désormais de plus en plus de personnes, notamment des femmes, avouent et assument ce penchant. C’est une façon d’excepter ses pulsions et son instinct, loin d’un quelconque jugement social ou d’une moralité judéo-chrétienne. L’explosion des kinks est due à l’émission de télé-réalité canadienne KINK qui analyse les pratiques sexuelles de différents couples et ses répercutions dans leur vie.

Dans les milieux psychiatriques américains, on recense certains penchants extrêmes des kinks sous l’appellation de paraphilie. La frontière est subjective tant elle est soumise à raisonnement personnel, aux lois juridiques itinérants aux cultures et à la différence entre pur fantasme et pratique. L’enjeu des médecins est de définir si l’attirance ou la pratique correspondent à une perversion nécessitant une intervention psychologique.

Le succès des films pornographiques gonzo (« All Sex ») dans les années 90 avec sa caméra subjective et son absence de scénario a changé la donne et poussé plus loin les mœurs avec ses gangbangs ou autre humiliation (bukkake, stacking). En raison de son goût pour l’interdit, les individus tentent régulièrement de dépasser leurs limites. Le gonzo donne aux spectateurs une forme de satisfaction narcissique consistant à actualiser des fantasmes d'emprise. Cette forme de pornographie est appelée à s'enrichir de sous-genres concomitamment au développement de l'égalité réelle entre les hommes et les femmes. Le Hentaï (dessins animés porno japonais) a lui-même longtemps diffusé des scénarii sur le sadisme, la zoophilie et l’inceste. Des actes qui ne sont d’ailleurs pas illégaux dans certains pays.

Bref, être kinky, sans adopter non plus de tels extrêmes, c’est hype ! Les femmes assument leur plaisir, leur côté coquin ou leurs penchants délicieusement pervers, devant des hommes ébahis qui n’ont rien vu venir. Les sex toys connaissent des ventes florissantes et investissent toutes les discussions, tandis que l’échangisme explose chez les femmes célibataires ou non. Et vous, où en êtes-vous ?


DOSSIERS
>
Echangisme : Girls just want to have fun
> Orgasme : ce que vous ne savez pas ?

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Liste des pratiques
Exhibitionnisme, voyeurisme, échangisme, sadisme (plaisir de faire mal), masochisme (plaisir d’avoir mal), bondage (s’attacher), scatophilie (excréments), urophilie / ondinisme (urine), crachat, émétophilie (vomi), hygrophilie (matières humides), acomoclitisme (rasé), acrotomophilie (personne amputée), auto,epiophilie (couche-culotte), axilisme (aisselles), chronophilie (âge différent), cryophilie (froid), exobiophilie (extraterrestres), fétichisme (objet), fist-fucking (poing), coît intercrural (cuisses), frottement, gérontophilie (personnes agées), godovisme (exhibition à cheval ou à bicyclette), harpaxophilie (vol), hiérophilie (religion), klysmaphilie (lavement), lactophilie (allaitement), lictiophilie (léchage), maIeusophilie (femme enceinte), nanophilie (nain), nécrophilie (mort), nécrodendrophilie (arbre mort), pédiophilie (poupée, jouet), pédophilie (enfant), podiaphilie (soubrette), podophilie (pied), pygmalionisme (statue), scopophilie (spectacle, film), sidérodromophilie (train), sitophilie (nourriture), somnophilie (sommeil), spermophilie, tératophilie (déformation), trichophilie (poils), trimammophilie (3 seins), vampirisme, zoophilie.



Par Samuel Degasne
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Mercredi 13 décembre 2006

Finies les répressions des années 90, le Village gay de Montréal est l’un des plus grands quartiers homos du monde. L’endroit est devenu un incontournable lieu touristique et économique grâce aux investissements publics. L’importance est telle que le maire de l’arrondissement vient de placer le Rainbow Flag dans sa chambre du conseil.

Organisé autour de la rue Sainte Catherine entre les stations de métro Beaudry et Papineau, le Village gay s’étend sur plus de 2 km. Historiquement un quartier pauvre du centre-ville, il regroupe une bonne partie de la communauté LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans) québécoise. Cette concentration est due aux nombreuses expulsions des 90s. Ironie du sort, c’est désormais le gouvernement qui fait la promotion de ces Village People (« gens du Village »), vantant le climat tolérant de Montréal comme attraction touristique.

Le Village est très vite devenue l’épicentre festif, culturel et économique de la communauté gay et lesbienne grâce à ses nombreux magasins, bars, saunas et événements. La densité dépasse très largement celle de Paris et équivaut aux villes de San Francisco et de New York. Une population qui devrait exploser dans les prochaines années aux vues des récentes modifications : un accès wi-fi généralisé, un immense complexe communautaire, la rénovation des colonnes du métro Beaudry aux couleurs arc-en-ciel ou bien encore la localisation du quartier sur les cartes officielles de Montréal.

C’est beau une ville la nuit
La vie nocturne n’est pas en reste avec le regroupement des bars et clubs les plus branchés du pays. Le complexe du Sky offre sur 3 étages une vue imprenable et 7 terrasses, dont une avec piscine et spa. Ensuite, à chacun ses goûts : drag queen au Cabaret Mado, karaoké au Club Date, ambiance rétro au Tube ou pérégrinations nocturnes au Backroom. Côté communauté, l’Aigle Noir fait les yeux doux aux adeptes du cuir et autres fétichistes, le Stud taquine les Bears, le Parking charme les plus jeunes et enfin l’Idem, le Météor, le Relax et le Rocky attirent une clientèle âgée, notamment fan de la « danse en ligne ». Tradition montréalaise pour finir, le Village accueille de nombreux danseurs musclés en nu intégral. Les aficionados des jeunes éphèbes et androgynes fonceront ainsi au Taboo.

Mais malgré la tolérance et l’éclectisme ambiant, la municipalité vient de se faire récemment critiquer pour avoir coupé les fonds du festival local Divers/Cité et de sa gigantesque gay pride. Une décision qui marque la fin d’une pacifique trêve ou le signe d’une politique pas si unitaire qu’elle le prétend ?

> Site officiel

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Outgames 2006
L’été dernier, Les « Rendez-vous Montréal » ont été un événement culturel et sportif aux retombées internationales, attirant plus de 12 000 participants et 250 000 touristiques. La dernière fois que Montréal a connu une effervescence du même genre, c’était pour les XXIe Jeux Olympiques il y a 30 ans. En opposition aux Jeux Gays de Chicago, les organisateurs montréalais ont trouvé un soutien de la part de la Fédération Européennes des Sports pour Gays et Lesbiennes. Les Outgames ont ainsi réussi à réunir certains pays où l’homosexualité est toujours considérée comme illégale. La Conférence Internationale sur les Droits Humains des LGBT a ouvert les festivités, aboutissant sur une Déclaration commune qui sera présentée à l’ONU. 

> Photos

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AUTRES
>
Bears : la barbe à papa
> Hétérophobie : pour/et contre

Par Plu-G Mag
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