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Hein hein ! Si l'exercice en a probablement effrayé certains, les autres étaient – pour sûr – en terrain connu, conquis. Volontairement soumis. Car l'un des derniers remparts du néo-métal
90's se tenaient bien là cette nuit, debout sur ses fondations indestructibles, transformant Saint-Cloud en champ des possibles.
La scène fait
penser à ce clip des Foo Figthers (décidément !) « The Pretender »… En fosse, un cordon de sécurité se tient en ligne, au garde à vous, le polo
bordeaux et les bouchons d'oreille de rigueur. Tous sont impassibles devant les provocations d'une foule impatiente, aux aguets. Avant que finalement tout n'explose. Big bang ! En seulement
quelques secondes... De ces lames de fond qui vous ramassent à la cuillère et ne laissent que peu de pitié pour la verdure ainsi rapidement piétinée.
Trois ans ! Trois ans depuis les Rage Against The Machine, que le parc n’avait pas connu l’anarchie. Une telle furie, un cocktail (molotov !) entre colère et énergie. Et le calme avant
la tempête ne fut que de courte durée quand Chino Moreno et ses assaillants donnèrent leur première salve, le temps de tout ravager. La guitare gronde, gueule et s’époumone, la batterie tonne et
les changements entre les chansons sont les seules amnisties éphémères avant que le couperet ne retombe. Inlassablement.
Cette voix hurlée, raclée du fond de la gorge, joue les bras de fer musclés avec les chuchotements et autres cris stridents à vous glacer le sang. On pique une suée devant ces larsens en pleurs
qui réinventent la définition du « Wall of sound ». L’ensemble est massif, délicieusement âpre et rugueux. Collectif. De ces véritables madeleines de Proust juvéniles dont on en
reprendrait chaque jour volontiers. De ces instants qui restent éternellement à prolonger.
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Cela fait plaisir de lire un bon morceau sur ce mythique moment (à répéter), joyeusement oublié dans la presse face à Dave Grohl.
Have fun vilain.
Bise from Dublin
J
Certaines choses ne changent effectivement pas ;)