Dimanche 24 juillet 2005 7 24 /07 /Juil /2005 00:00

Le festival retrouve ses lettres de noblesse avec le retour en force du rock. Franz Ferdinand, ce ne sont pas que des tubes... C’est aussi une terrible revanche. Explications.

Les Franz Ferdinand sont beaucoup de choses à la fois. Tout d’abord, il s’agit d’un pied de nez monumental face au vivier rock anglais. Une revanche attendue et espérée de la part du peuple écossais. C’est aussi un affront terrible au courant new-yorkais, distillant une musique aux rythmiques glam-disco avec un flegme des plus charismatique. Certes, nous les avons eu un an trop tard pour les découvrir, mais nous les avons un an plus tôt pour le prochain album, nous laissant ainsi la primeur de quelques inédits.

Le combo martèle le pas avec insistance et maîtrise les breaks avec une redoutable assurance, sans tomber dans le recyclage. Ils sont jeunes, ils sont beaux et sentent le souffre. Comble de tout, même si c’est pour dire, entres autres, que " le batteur a une grosse bite ", ils font l’effort de parler français en grands dandys décadents qu’ils sont. Mais Franz Ferdinand, c’est enfin et surtout, la revanche d’un style que des cyniques croyaient mort...
le rock, baby.

Force est de constater que les meilleurs concerts des Vieilles Charrues depuis sa création sont des artistes rock : Iggy Pop, Noir Désir, Muse, M,... La liste est longue. Voilà bien 50 ans maintenant que le rock nous fait vibrer et est à l’image des décennies qu’il traverse. Tour à tour, il change d’apparences et d’apparats. Il multiplie les métissages en exprimant le refus de l’ordre moral à sa naissance, l’insouciance, le mal ou la joie de vivre, le sexe.

Le rock est fédérateur, intergénérationnel et sait surtout se mettre en danger en remettant sans cesse son titre en jeu. Franz Ferdinand a donc redonné ses lettres de noblesse à ce festival breton qu’on disait " rock " avant qu’il ne s’ouvre à l’éclectisme. Jean-Jacques, Jean-Philippe, programmateurs chéris, la balle est dans votre camp : " this fire is under control "...

SUITE
> Compte-rendu du vendredi
> Rock en Seine 2005 : Pixies
> Art Rock 2004 : Rokia Traoré

Pour les
Vieilles Charrues.asso.fr

Par Vieilles Charrues
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Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /Juil /2005 00:00

S’illustrant chaque année par son esprit convivial, le festival a une fois encore enfoncé le clou avec un jeu de lumière des plus original et une mascotte emblématique.

 

Jacquito, le régisseur principal des Vieilles Charrues a eu une idée folle : suspendre une boule à facette au-dessus de la foule. Un câble d’acier entre la scène Glenmor et sa régie sur une longueur de 80 m. Une fois la nuit tombée, la lumière vient frapper la boule pour donner à la foule une ambiance particulière. Pour combler le tout, le plateau s’est enrichi de multitudes d’effets hypnotisant les concerts. La scène Kerouac n’est pas en reste avec un immense œil lumineux en son centre qui répercute les flashs de cet iris imaginaire.

Dans la foule, le partenariat mis en place avec les Nuits Botaniques de Bruxelles a apporté un éclairage différent à l’événement. En effet, de gigantesques plantes confinées dans d'étranges caisses en bois illuminent la pelouse. Les accès de circulations pour les secours et la presse sont parcourus de lumières bordées de plume.

Eléphantesque
Chaque année, les festivaliers attendent impatiemment le moment fatidique où ils connaîtront la nouvelle mascotte de l’édition. Les pronostics font rage toute l’année. Dessiné par El Globos, ce logo influence une bonne partie de la décoration du festival, dont notamment la signalétique qui voit apparaître un bon nombre de déclinaisons de l’animal. Cette année : l’éléphant.

L’année dernière, des slips kangourous ont été réalisés pour calquer à l’univers de la mascotte. Cette année, aucun pantalon à pattes d’éléphant n’a été prévu. Une troupe de la Garenne fait cependant allusion à l’emblème de 2005 : " Annibal et ses Eléphants ".

Au moins, l’édition ne subira pas de couacs. Lors de l’année du canard, l’incident diplomatique a été évité de peu. En effet, Chrissie Hynde & The Pretenders s’en revenaient tout juste de manifester contre l’élevage de volailles en batterie…


Par Webcover Vieilles Charrues
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Vendredi 22 juillet 2005 5 22 /07 /Juil /2005 00:00

Premier jour du festival. Premières impressions. Premières émotions. Qui a réussi à creuser un peu plus le sillon des Vieilles Charrues ? And the winner is …

Pour réaliser un bon tiercé, il faut prendre en compte de nombreux paramètres. Chacun y va de sa recette personnelle pour dompter la chance et dominer le destin : étude du terrain, des antécédents, de l’écurie, de la gestion du stress, … Tous les moyens sont bons et les pronostics vont bon train.

Ce vendredi possédait de gros poids lourds en guise de favoris. De Ibrahim Ferrer, en passant par New Order ou Deep Purple
(dont le nouvel album sort en octobre), les paris étaient lancés. Ces géants n’ont plus grand chose à apprendre, mais la compétition a commencé mollement.

Certains ont pourtant essayé de concurrencer nos champions. Jeanne Cherhal a su développer des armes de séduction des plus sensuelles. Sa chanson sur la station d’épuration et sa reprise de Nougaro resteront dans les annales. Même combat pour Jane Birkin qui a offert une réinterprétation magistrale de la chanson " Elisa ".

Mais la course au titre ne s’est pas arrêtée là. Car les vrais gagnants de cette journée, guettant avidement le virage avant la ligne d’arrivée, sont bel et bien les outsiders.

An Pierlé a su transmettre son énergie communicative. Ghinzu a fait exploser les fréquentations de la scène Xavier Grall, poussant le vice jusqu’à réaliser des solos de guitare juchés debout sur leur synthétiseur. Luke, non content d’avoir réalisé une sublime reprise acoustique de la Mano Negra sur France 4, a cisaillé ses riffs et poussé une voix sans cesse sur la brèche pour notre plus grand plaisir. Enfin, LCD Soundsystem a clôturé la journée dans une frénésie quasi épileptique.

Les poulains sont finalement sacrément entraînés cette année. Méfions-nous demain de The Sunday Drivers et de Vitalic...

LIENS
> Concert Franz Ferdinand
> Anecdotes artistes Vieilles Charrues
> Les jeux de lumière : unique

Pour les Vieilles Charrues.asso.fr

Par Samuel Degasne
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Jeudi 21 juillet 2005 4 21 /07 /Juil /2005 00:00

Si l'on s'en réfère à l'étymologie, la transe est l'état d'exaltation d'un individu, transporté hors de lui-même et du monde réel. En ce temps actuels où les artistes jouent au coude à coude avec les produits, n'est-ce pas de cette transe dont nous devons nous délecter? Revenons à la fonction première de la musique. Ce sentiment collectif et intemporel qui déchaîne et passionne les collectionneurs jusqu'aux néophytes: l'émotion.

» Les Bars en Trans, petite soeur complémentaire des
Transmusicales, à la fois interaction entre les genres, les nationalités (trans-culturel) et excellant en son genre (trans-cendant), rappelle cette époque où les bars étaient le théâtre des découvertes et de l'imprévu, des acteurs à part entière de ce fil tendu où chaque représentation peut marquer l'Histoire de son empreinte. Cette année encore, les Bars en Trans se parent d'une pléiade de découvertes. Des sillons dans lesquels chacun puisera les bourrasques et l'accalmie qui lui manquent. Au fil du voyage, des artistes avec un même leitmotiv: trans-mettre. Faire partager ce que l'on a reçu. Prolonger l'écho.

De multiples formations ont été mises au grand jour lorsque la nuit venait tapisser les rues rennaises des éditions précédentes. Derniers exemples en date, Girls In Hawaï; ou bien encore Feist, qui suite à leur prestation bretonne ont enchaîné de nombreux festivals l'été dernier. Une fois encore, les Bars en Trans ont joué leur rôle de trans-ition.

» 10 bars vous donnent rendez-vous cette année, tels des phares guidant les curieux. Autant de marques indélébiles dont les murs de Rennes se tapisseront. Les Bars en Trans, composante essentielle d'une création musicale en constante évolution. Une quête déambulatoire ajoutant de la couleur à nos activités nocturnes. Un souffle enivrant d'émotions et d'humanité


Par Aoura
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Mercredi 20 juillet 2005 3 20 /07 /Juil /2005 00:00

Cela aurait pu être l’un des rêves de Jules Verne. TransAtlantys l’a réalisé : un train sous-marin reliant Paris et New-York. Les travaux sont prévus juin 2005. Descriptif d’un impressionnant chantier sur le site Internet de la société.

Fin mai 2005, TransAtlantys.com annonce une nouvelle innovation en matière de transport. En effet, le site Internet de la société fait état d’un projet révolutionnaire : un train sous-marin effectuant le trajet entre la capitale française et New-York en huit heures. Il regorge de détails : des informations sur la société, sur son fondateur Jean-Luc Stefenson, mais également sur les caractéristiques du chantier et du voyage. Le tout est agrémenté de témoignages de commerçants qui profiteraient de cette nouvelle émulsion. On croise par exemple Sophie, une traductrice, ou bien encore Patrick Prémont, un restaurateur.

L’ergonomie est simple et efficace grâce à une interface intuitive réalisée en flash. On navigue aisément parmi les rubriques dans des tons qui renforcent l’univers marin. Même la barre de défilement participe à cette symbolique en laissant transparaître des bulles s’échappant vers la surface.

La création d'un véritable buzz
Mais TransAtlantys ne s’arrête pas à son seul site Internet. La société a renforcé sa communication avec l’aide de l’agence de publicité DDB. L’opération a nécessité un budget brut de 3,2 millions d’euros. Le 23 mai dernier, une première campagne de teasing, s’appuyant sur un unique visuel, a été lancée sur les principaux portails français, afin d’augmenter les fréquentations du site Internet. Le 31 mai, ce sont les panneaux publicitaires des gares et des métros de Paris, Marseille et Lyon qui se sont habillés aux couleurs de la société. De plus, un concours est organisé sur le site pour être parmi les premiers voyageurs. Les actionnaires d’Eurotunnel n’ont qu’à bien se tenir …
Fin mai 2005, TransAtlantys.com annonce une nouvelle innovation en matière de transport. En effet, le site Internet de la société fait état d’un projet révolutionnaire : un train sous-marin effectuant le trajet entre la capitale française et New-York en huit heures. Il regorge de détails : des informations sur la société, sur son fondateur Jean-Luc Stefenson, mais également sur les caractéristiques du chantier et du voyage. Le tout est agrémenté de témoignages de commerçants qui profiteraient de cette nouvelle émulsion.

On croise par exemple Sophie, une traductrice, ou bien encore Patrick Prémont, un restaurateur.L’ergonomie est simple et efficace grâce à une interface intuitive réalisée en flash. On navigue aisément parmi les rubriques dans des tons qui renforcent l’univers marin. Même la barre de défilement participe à cette symbolique en laissant transparaître des bulles s’échappant vers la surface.Mais TransAtlantys ne s’arrête pas à son seul site Internet. La société a renforcé sa communication avec l’aide de l’agence de publicité DDB. L’opération a nécessité un budget brut de 3,2 millions d’euros. Le 23 mai dernier, une première campagne de teasing, s’appuyant sur un unique visuel, a été lancée sur les principaux portails français, afin d’augmenter les fréquentations du site Internet. Le 31 mai, ce sont les panneaux publicitaires des gares et des métros de Paris, Marseille et Lyon qui se sont habillés aux couleurs de la société. De plus, un concours est organisé sur le site pour être parmi les premiers voyageurs. Les actionnaires d’Eurotunnel n’ont qu’à bien se tenir …

Une communication qui déraille.
Le buzz a formidablement fonctionné par le biais du marketing viral (contamination des leaders d’opinion). La hausse du nombre de visiteurs sur TransAtlantys.com peut témoigner de ce franc succès. Mais la campagne prend désormais un tournant décisif. Vendredi 4 juin a débuté une vague de publicités radio et presse magazine révélant la supercherie. Effectivement, un train ne peut effectuer ce trajet en roulant à 600 km/h. L’URL du site Internet a été déposée par voyages-sncf.com.

Il s’agissait avant tout d’une campagne d’image afin de renforcer la notoriété de la société. La filiale de la Sncf compte affirmer son positionnement d’opérateur global de voyages en ligne. Il était donc nécessaire de mettre en place ce jeu de piste pour mettre efficacement en valeur les produits hors train de l’e-tourisme. Ainsi, cette campagne jouait sur le teasing, la connivence et la sympathie. Elle s’est conclue par ce slogan : " Parce qu’on ne peut pas aller partout en train, voyages-sncf.com vous propose aussi l’avion, des séjours … " Les clients frustrés se voient donc redirigés vers une nouvelle offre plus accessible.

Même si l’effet d’annonce a eu un véritable impact auprès des consommateurs, l’idée n’est pas pour autant novatrice. En effet, l’agence TBWA/GGT avait tenté sans succès l’opération en avril 2004 avec l’Atlantic Tunnel. La campagne aura eu au moins le mérite de nous extirper de notre train train habituel.

LIEN
> site officiel


Par BLAST
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Mardi 19 juillet 2005 2 19 /07 /Juil /2005 00:00

 

Que se passe-t-il lorsque que la communauté des téléchargements se fait avoir à son propre piège ? C’est ce qui s’est passé dernièrement avec la détection d’un nouveau genre de virus qui s’attaque aux MP3. Un loup est entré dans la bergerie…

L’entreprise SophosLabs, spécialiste de la sécurité et dans l’analyse des virus, a détecté le 21 avril un nouveau ver. Il s’appelle Nopir (W32/Nopir-B) et détruit les virus MP3 par l’intermédiaire des réseaux d’échange volontaire de fichiers via le disque dur et une connexion Internet (Kazaa, E-Mule,…), Nopir signifiant : No Peer to peer.

Son fonctionnement est simple. Le virus Nopir se fait passer pour un programme de copie destiné aux DVD de commerce (AnyDvd). Ainsi, il cible la tranche des Internautes qui téléchargent le plus. A son ouverture, il affiche un écran " anti-piratage " et tente donc de détruire tous les fichiers " .mp3 ", " .com " et de désactiver quelques utilitaires systèmes. Le virus se propage sur les disques durs internes, externes et sur les baladeurs Mp3.

Peer to pire
Malversation d’une maison de disque, utilisateur aigri ou pirate intelligent ? Personne ne le sait. Par habitude quand un virus informatique possède un but bien précis, un message se trouve dans les codes d’élaboration du virus. Exemple : " Kill Bill Gates ", etc. Mais Nopir n’en contient pas et la Police d’Internet n’a intercepté aucun message de pirate informatique se vantant de la fabrication de Nopir sur les forums spécialisés.

Le problème est que Nopir ne remplit certainement pas la tâche que son créateur lui a donné, car il ne fait pas la différence entre les mp3 téléchargés légalement ou non. Il semble toutefois que la propagation du virus soit pour l’instant limité et ne s’attaque qu’aux utilisateurs de Windows.

Mais qu’adviendra-t-il si un autre informaticien modifie le code même du virus pour l’améliorer ? Car créer un virus demande de réelles capacité informatiques que peu de gens possèdent. En effet, la plupart des vers qui sont trouvés sur Internet ne sont que des évolutions d’anciens virus. Il est donc facile de les éradiquer. N’ayez aucune crainte, il suffit tout simplement de maintenir régulièrement à jour son anti-virus.

Enfin, petite surprise, le virus proviendrait de … la France.

LIENS
> Source
> Bien choisir son ordinateur de bureau : le PC
>
Lan Party : vos amis sont vos pires ennemis


Par Magazine BLAST
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Lundi 18 juillet 2005 1 18 /07 /Juil /2005 00:00

L’évocation du concert provoque encore des battements de cœurs soutenus...

Rokia-Traore.jpgCe fut l’un des plus beaux concerts du festival de Saint-Brieuc, une messe vaudou ravageant sur son passage les autres têtes d’affiche. Le set africain commença dans la poésie. La gracieuse malienne francophone charma la foule avec une sensualité à toute épreuve, se faisant l’écho des percussions.


Comble de tout, Rokia Traoré invita sur scène Keziah Jones pour un "melting potes" hallucinant. Une incantation surexcitée où les instruments semblaient vivants et habités.

Au premier abord timide, le nigérian anglophone a rapidement fait claquer ses phalanges pour habiller subtilement l’improvisation. La basse s’emportait dans les slaps, tandis que l’on ne peut plus retenir les percussions dopées par les chœurs.

Clôturé en véritable apothéose, le concert laissa le public chaos, bouche bée, vidé et conquis. Bâtant le parvis encore hébété par cette démonstration, chacun semblait déçu … un spectacle comme ça n’arrive qu’une fois dans une vie.


LIENS
> Site de l'artiste
> Rock en Seine 2005 : Pixies
> Vieilles Charrues 2005 : Franz Ferdinand 


Par radio PRUN'
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Dimanche 17 juillet 2005 7 17 /07 /Juil /2005 00:00

A la manière de Divine Comedy, le 7 ème Masque n'est pas un groupe, mais bel et bien une seule personne. La démarche du personnage nantais est bancale, à l'image d'une musique qu'on ne peut restreindre à un seul registre : l'électro-rock / chanson française.


Masque.jpg
Tony Dufil, véritable chef d'orchestre, est un enfant du grunge dont la plume a trempé dans le cyanure. Une sincérité qui fait mal et qui touche, faisant cohabiter un enfer et un paradis dont on ne veut jamais plus redescendre. Le nom 7ème Masque provient d'un conte. L'histoire de ce fou réveillé un matin et persuadé qu'on lui a volé ses sept masques. Après avoir subi les brûlures des rayons du soleil sur son visage et hurlé son désespoir, l'aliéné remercia finalement ce prétendu voleur imaginaire. Désormais, il pourra affronter la vie sereinement, sans artifice ni subterfuge derrière lequel il pourrait se cacher…

Cette histoire symbolise le thème général des textes : la catharsis ( Ndla : purgation des peines par la tragédie ), une façon de déclamer ses malheurs et ses peurs pour s'en libérer. Des incantations de la guitare écorchée, en passant par les rythmes désarticulés de la machine, le flot hypnotisant du piano et les projections des photos de Mademoiselle Irène, tout convergeait vers ce nom, selon l'auteur. «Un grand tout, né de petits riens».

La véritable aventure a commencé en 2002 avec un premier album autoproduit qui en dit long sur son contenu : «Une vie peut en cacher une autre». Après quelques dates intéressantes comme la première partie de Dolly ou des représentations au TNT à Nantes, le 7ème Masque est resté sur un constat. Chacun tombe en accord sur la singularité de l'Ovni, mais pour les programmateurs, l'artiste sort des sentiers battus et défrichés. Ni trop rock, ni trop électro, ni trop chanson française, mais tout à la fois.

Théâtralisation de nos refoulements
Mais c'était mal connaître l'animal… Têtu, acharné et boudant les convenances, Tony va malgré tout se fabriquer un place en or parmi le bastion protégé de la scène underground nantaise… Durant ces trois dernières années, il va alterner à la fois des concerts acoustiques et intimistes, jusqu'à l'attaque pure des décibels maltraitant nos oreilles et nos sens.

Sur scène, ce chaman barbu immole les instruments et fait virevolter les âmes au service d'un brûlot d'une rare intensité scénique. On assiste à une théâtralisation de nos refoulements. Tour à tour timides, sensibles et souffrantes, ces hybridations provoquent votre hydrocution, sans jamais s'abaisser à la facilité ou au recyclage. Ondulant entre l'accalmie d'une colère maîtrisée, cette formation balaie d'un geste notre vécu, comme seul un Lynch pouvait le faire.

Petite anecdote, le 7ème Masque a promi en direct sur une radio que lorsqu'il jouerait dans un concert suffisamment conséquent, il raserait son épaisse chevelure frisée sur scène... A quand Bercy ?

Eté 2005, un second album va faire son apparition. Résolument plus rock et plus dansant, mais toujours entaché de cette délivrance qui lui est caractéristique. Une aubaine pour cet artiste rare, orfèvre et émouvant, aux qualités diverses indéniables, voir presque inhumaines...


Electro-rock / chanson française
1 er album : « Une vie peut en cacher une autre »
Sortie du 2ème album : été 2005
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Site officiel


Par Webomusic
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