Lundi 18 février 2008

Vincent, c’est le prénom de ce trentenaire romantique à la voix grave.

Ludeal.jpgUn timbre qui se fraye sans bruit dans l’ambiance aérienne instaurée par les guitares slides et autres réverbérations mélodiques de l’écho.

Les textes sont détachés, se prêtant à l’abandon contemplatif. Bashung et Leforestier traînent leur hombre ici et là au grès des élégantes compositions.

Un chanteur ludique et idéal, certes, mais au charme discret dont les mots savent emprunter l’apesanteur pour s’inscrire durablement dans nos pensées.

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par VOUS Mag
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Vendredi 15 février 2008

Oubliez les récupérations mercantiles type franchise vestimentaire ou figurines pour initiés. Le jeu vidéo a depuis longtemps délaissé ses manettes pour s’attaquer au grand public. Adaptations au cinéma, économie parallèle, arts numériques, musique digitale, jeu de rôle grandeur nature… L’industrie vidéoludique vient au secours des scénaristes et du stress ambiant. Exemples à l’appui.

jeu-realite.jpgL’expression la plus visible et la plus restrictive du jeu vidéo est en premier lieu le cinéma. Ces dernières années nous ont offerts leur lot d’adaptations plus ou moins réussies : Resident Evil,  Doom, Hitman, Alone in the Dark, Mortal Kombat, Street Fighter, Tomb Rider, Super Mario Bros, Silent Hill, House of Dead, Final Fantasy, Wing Commander, Double Dragon, Dead or Alive, BloodRayne, Postal, A Dungeon Siege Tale… De quoi attraper le tournis ? Attendez de voir ce que réserve 2009 : Max Pain, Warcraft, Halo, Diablo, Return To Castle Wolfenstein, Onimusha, Tekken, Metal Gear Solid, Gears of War, Painkiller, Spy Hunter, Devil May Cry, Metroid ou encore Prince of Persia ! Rien d’étonnant, au-delà de la facilité scénaristique, quand on regarde le succès des machinimas. Si ces films amateurs réalisés à base d’extraits de jeux sont pour l’instant ignorés par les éditeurs Blizzard (Warcraft) ou Valve (Counter-Strike), Microsoft a, à l’inverse, développé pour Halo la licence « Game Content Usage Rules » à cet effet. Mais hormis le support lui-même, notons également les récentes implications de John Woo (Stranglehold), de Tom Clancy (Splinter Cell, EndWar, Ghost Recon, Rainbow Six) ou la création de la société de conseils The Jerry Bruckheimer Game Studio. Tout un symbole…

Dj GameBoy Vs Rayman
Au vue des lan party et de leur e-sport (compétitions en réseau local), de Second Life ou des sommes réelles générées par le poker en ligne, il subsiste une véritable économie parallèle. De quoi faire frissonner les romanciers d’anticipation. Même l’artistique s’y met. Le Pixel Art refait son apparition à l’image des créations de Craig Robinson, tandis que les mosaïques Space Invaders s’emparent de nombreux pays. A tel point que The Art of Urban Warfare, initié par Warhol et Luis, transpose ces Space Invaders en une lutte de pochoirs par équipe où la supériorité colorimétrique est de mise. C’était sans compter sur le domaine musical qui, en plus d’inonder les plateformes vidéo d’adaptations du thème de Tétris ou de Mario Bros, se lance dans les DJ Gameboy. Ainsi, Little Sound Dj, Gameboyzz ou autre Glomag exploitent le son Midi, s’appuyant la plupart du temps sur des développements amateurs. Ubisoft et EMI avaient quant à eux sorti le premier single « Making Fun (of Everyday Life) » issu du dernier Rayman, tandis que le groupe Korn vient récemment de publier le single « Haze » inspiré du jeu éponyme.

A l'assault des rues
tetris3c.jpgDes jeux ont également été transposés dans la réalité. L’émission de télévision de Fuji Tv « Le Mur Infernal », actuellement sur TMC, provient évidemment de Tetris. Sur le même principe, le Pac-Manhattan réunit depuis 2004 des étudiants new-yorkais au sein d’une course urbaine. A l’instar du jeu d’orientation Tourality ou des chasses au trésor (Geocaching) et leurs objectifs géographiques, le joueur Pac-Man connait la localisation précise de ses ennemis fantômes grâce à son GPS. Les Street Wars (exemple : BotFighter), où s’affrontent des concurrents armés de pistolets à eau, tout comme les Murder Party, sorte de Cluedo vivant, réintègrent eux aussi le jeu de rôle grandeur nature en s’affranchissant des clichés fantastiques. Le jeu est ainsi transposé dans une réalité urbaine, créant un espace de défoulement interactif. Un avantage certain pour la créativité et notre besoin de singularité sociale, autant qu’un retour à la nostalgie (univers connu) et à l’aveu que les joueurs, aussi geeks que peuvent l’être certains, établissent des ponts entre les genres. Car, plus que jamais, tout comme l’était la publicité, le jeu est devenu est des vitrines de notre société.

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> Over-gaming
(dépendance)
> Retrogaming (80's et 90's)
> Geekettes



 
par Role Playing Game
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Mercredi 13 février 2008

On estime qu'environ un milliard de cartes sont expédiées chaque année à l'occasion de la Saint Valentin. Un chiffre attribué à 85% aux femmes et battu uniquement par celles envoyées pour Noël. Du courrier que reçu la fille du geôlier du martyr (d’où le nom du billet), jusqu’au Saint arrangeant secrètement des mariages en plein âge médiéval, les légendes sont nombreuses. Explications.

Dès l’Antiquité, février était synonyme d’amour et de fertilité. C’était le mois de Gamélion, consacré au mariage de Zeus et Héra. Dans la Rome Antique, le 15 février célébrait Lupercus (Dieu de la fertilité) en effleurant les jeunes femmes avec des morceaux de chèvres sacrifiées. Le fait d’être touché était censé faciliter l’accouchement. Enfin, il est mentionné trois martyrs nommés Valentin pour la date du 14 février dans la religion catholique. Si aucune histoire ancienne ne relate avec certitude le rapprochement entre ces Saints et la fête actuelle, les ressemblances entre les différentes cultures est frappante.

Ce que l’on sait au moins de façon sûre, c’est que le pape Gelase Ier a autorisé cette pratique aux alentour de 498. La légende raconte que cette mesure visait à contrecarrer la célébration de Lupercus (« les lupercales »), car ce qu’il ne faut pas oublier c’est que toute fête chrétienne est un reliquat de fête païenne (un but sanitaire ou social). En l’occurrence, le jour de la Saint Valentin a longtemps été la fête des célibataires et non des couples. Afin d’épurer son calendrier catholique de tous ses Saints, l’Eglise a supprimé ce jour en 1969.

La St Valentin dans le monde
En Chine, le 14 février génère une grosse activité commerciale chez les jeunes depuis les années 80. Pourtant, il existe une autre fête traditionnelle des amoureux le 7 du 7ème mois du calendrier lunaire. Au Japon, les femmes offrent des chocolats (« Girl Choco ») à la gente masculine, tandis que les hommes offrent un linge blanc le 14 mars (« Jour blanc ») dont la valeur est généralement 3 fois supérieure à celle des chocolats. Pour beaucoup de femmes, ce cadeau est une obligation courtoise, notamment envers leurs collègues masculins. Enfin, la Saint Valentin provoque de vives critiques en Inde, au Pakistan et en Arabie Saoudite où l’on dénonce l’influence occidentale de cette pratique.

Ce que tout le monde s’accorde cependant à penser, c’est qu’il n’est bien sûr pas nécessaire d’attendre la fête des amoureux pour prouver ces sentiments. Mais si certains en ont encore besoin, alors pourquoi pas ?


par Samuel Degasne
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Lundi 11 février 2008

« Un curry d’humanité », c’est ainsi que le groupe du vignoble nantais défini son 3ème album...

Ma-Valise.jpgFinie l’orientation « chanson française réaliste et populaire », Ma Valise et l’Orchestre de la Grosse Dame du Monsieur Potin a posé ses malles aux quatre coins du globe. Chants en dioula ou en wolof, inspirations d’Europe de l’Est ou du Sud, rock métissé ou musique world colorée… Leurs mélodies jouent désormais les ping-pongs épicés à l’image de ces polyglottes. Un tarmac qui, selon le groupe, s’est construit au fur et à mesure des rencontres : « Un métissage énergique et homogène, c’est ce que proposaient en leur temps La Mano Négra ou les Négresses Vertes... En soit, notre album est représentatif de la France d’aujourd’hui. Par exemple, un des membres de notre groupe est marié à une Roumaine et nous côtoyons donc beaucoup cette communauté. »

Et dans ce processus d’échanges, le groupe tient à conserver un équilibre : « Ma Valise est une démocratie, et non une Sarkocratie. Les textes sont écrits à plusieurs mains, tandis que certains troquent la batterie et la guitare. Enfin, nous mettons le plus possible en commun pour laisser aux autres l’opportunité de rebondir en s’appropriant le résultat. » Une philosophie qui a amenée à l’affirmation plus profonde de certains thèmes comme l’immigration forcée ou encore les sans-papiers. L’occasion également d’intégrer un membre supplémentaire « comme un beau-frère que l’on n’aurait pas choisi » afin d’établir une réciprocité album/live. Car dès l’enregistrement, le groupe a pour la première fois penser à sa transposition en concert. Une formule gagnante au vu de leur tournée imminente de deux mois en Allemagne. Un curry d’humanité, disions-nous.

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par Longueur d'Ondes
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Vendredi 8 février 2008

23 ans que le groupe marseillais existe. 15 ans que Freeman, l’un de ses chanteurs, y rêvait.

I-AM_BD.jpg
La BD est enfin sortie dans les bacs début décembre. Inscrit dans la mouvance des Marvel et autres Comic’s, Akhenaton, Shurik'N, Kheops et les autres proposent une image fantasmée du groupe pour notre plus grande plaisir.

Le premier volume d’une saga prometteuse à l’esthétisme soignée, emprunt de second degré.

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par Longueur d'Ondes
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Mercredi 6 février 2008

Rencontre à l'occasion de la sortie de l'album « Dispora Hi-Fi »

Diaspora-Hi-Fi.jpgCar une des notions principales de la démarche de Watcha Clan reste le nomadisme. Un mode de vie, autant qu’une façon de penser selon Sista Ka : « C’est une liberté.... Nous sommes tous conditionnés par notre passé, nos origines, notre famille. Nous devons pouvoir choisir selon notre passif, nos acquis et s’inscrire dans le présent. Se concentrer sur l’émotion... Vous savez, les Juifs du Nord ont un caractère fort. Cela donne envie de s’affirmer... Cette jeunesse possède une forte culture musicale et une volonté certaine pour le changement. On retrouve les mêmes similitudes en Europe de l’Est. Moins en France, mais cela ne devrait pas tarder... » Cette liberté si chère au groupe, hors frontière et hors âge, Watcha Clan la pratique tous les jours, à commencer par le choix de l’autoproduction : « Nous nous manageons et nous nous produisons. Et même si c’est long, nous cherchons sans cesse et réalisons notre propre son. La rencontre avec le label indépendant allemand Piranha Music (pour la diffusion internationale) était donc cohérente au vu de cette démarche. C’est un label qui a, comme nous, beaucoup œuvré pour l’ouverture. C’est simple, au sein de toutes les cultures, la danse apparaît souvent comme une base commune. Alors pourquoi ne pas les mélanger ? Ces savoirs ancestraux se complètent très bien grâce aux générations immigrantes, même au niveau des langues. Cela explique pourquoi notre musique résonne de manière si naturelle, mélangeant spontanément l’influence des Balkans au niveau des cuivres, de l’Afrique du Nord pour le chant ou de l’Espagne pour les rythmes. »

Concernant le processus créatif, il n’y a pas de règles. Et il n’est pas rare qu’entre un album et les répétitions, il existe un fossé immense. C’est cette culture commune du remix qui les réunit, rejouant sans cesse le même morceau de façon acoustique, live, en version longue ou spontanée. Il est même parfois difficile de finaliser un morceau car la jam (improvisation) est sans fin tant que le plaisir est intact, d’où une intervention extérieure pour les arrêter. Nicolas Matagrin (Jarring Effects), l’ingénieur son de Meï Teï Shô les a aidé en ce sens : « Il a su rajouter des effets rock-dub sur nos créations. C’est une personne très authentique et humble. Une excellente rencontre à Lyon, en plein dans le studio du Peuple de l’Herbe. Le résultat ? Cela reste dans la continuité de ce que nous faisions, en prêtant une plus grande attention à la cohérence. Nous avons réussi à mener la production jusqu’au bout. »

Quant à leurs influences, le groupe cite spontanément Marseille : « C’est notre ville d’adoption. Elle est très métissée, très populaire. C’est un lieu qui inspire mais où il est difficile de travailler. Une ville décontractée, sans le moindre encadrement, où tu te moques de l’image que tu renvois. Très méditerranéen, en somme... Mais nous nous y sentons très bien. C’est pour cette raison notamment que nous sommes toujours en France. » Côté scène musicale internationale, les choix du groupe sont aussi collégiaux et cités d’une même voix : « Nous avons évidemment des affinités avec Asian Dub Fondation. D’ailleurs, après avoir fait leur première partie il y a quelques années, c’est eux qui nous ont conseillé d’acheter notre sampler actuel. Sinon, nous pouvons également citer Tinariwen, Transglobal Underground ou bien Lo’Jo en France. Ce sont des groupes qui nous ont toujours correspondu éthiquement et artistiquement. Voici des excellents exemples d’une musique recherchée en conservant une patte traditionnelle. »

Exemple à suivre.

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 4 février 2008

A ne pas confondre avec les parisiens metaleux de Watcha. Avec la sortie de son 5ème disque « Diaspora Hi-Fi », le combo signe ici plus de dix ans d’activisme. Un brassage multi-ethnique en plus d’un métissage ragga, électro et jungle. Rencontre avec Sista Ka, Soupa Ju, Matt et Clem.

Watcha-Clan.jpgLe nouvel album « Diaspora Hi-Fi » est une sorte de caravane méditerranéenne. Une ode à la tolérance et au rapprochement des cultures. L’occasion de concrétiser les résidences effectuées en Algérie ou au Maroc au printemps 2006. L’opportunité également de renouer avec ses racines, à l’image de la chanteuse découvrant Bal El Oued, la ville où a grandit son père, un juif berbère. Enfin, ‘étape marque une plus grande implication de Clem. Le musicien devient ainsi la pièce maîtresse des compositions, donnant plus d’ampleur à ses programmations par l’intermédiaire du laptop, de l’harmonium, de l’accordéon ou encore du mélodica. Ainsi, les sonorités sont chaudes et épicées, jouant le saute-mouton avec les rythmes froids de l’électro. Tout ici n’est question que de « rencontres », de « métissage » et d’ « ouverture » quand se côtoie l’Afrique contemporaine et ancestrale sur fond de détours tziganes ou espagnols. Une alchimie roots qui bat la modernité à son propre jeu, travestissant les chants orientaux ou phrasés ragga à la sauce jungle.

Et des pays, le groupe en a visité au cours de leurs 400 concerts. Réunion, Inde, Cuba, Hongrie, … Rien ne leur échappe. Ce nouvel opus est à cette image : polymorphe, complexe et canalisé. La sensualité vient bousculer les préjugés d’un monde qui n’a pas encore fait la paix avec sa modernité et ses traditions. Seuls, Watcha Clan continue d’avancer en hommes libres et indépendants, loin des sentiers battus. Une quête autant artistique que philosophique vers l’universalité, expliquée par le groupe avec un naturel désarmant : « Nous avons toujours été attirés par l’étranger. La volonté d’associer l’arabe et l’hébreu, de mélanger ce qui n’est pas mélangeable. L’envie de voyager non pas pour apprendre, mais pour échanger dans le cadre de résidences en invitant des musiciens d’horizons différents (hip-hop, arabe, andalou, fusion). En bref, casser les barrières, encore et encore. »

Rien d’étonnant alors, pour le groupe, d’utiliser le terme de Live électro-world sur sa page MySpace: « L’utilisation d’électro-world était beaucoup trop restrictif et évoquait un soundsystem. Nous avons donc rajouté « Live » afin de rappeler que nous jouons des instruments traditionnels. C’est justement ce qu’illustre la diaspora : ne pas être enfermé dans un moule et, grâce à la sauce électro, continuer de faire vivre les traditions. » Même l’utilisation des samples de l’explorateur français Théodore Monod parait alors naturel. L’humaniste aux engagements politiques tranchés (mouvements antinucléaires et antimilitariste, défense des Droits de l’Homme, opposant à l’exploitation des animaux) a longtemps voulu imposer le respect de la vie sous toutes ses formes. Mais ici l’importance est double : « Ces extraits proviennent du documentaire « Désert Rebel ». Les membres de ce collectif sont des amis qui, comme nos deux managers, partagent la même inspiration, la même volonté politique et une autre manière de penser. Le projet est de soutenir un artiste qui échange sa kalachnikov contre une guitare. Cela nous ressemble. »

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par Longueur d'Ondes
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Vendredi 1 février 2008

Christoph Borkowsky Akbar est sans conteste l’une des figures mythique de la scène indépendante allemande. L’actuel président du label a façonné le paysage sonore européen en y redéfinissant ses frontières.

12x12-Jubilee-Edition.jpgAlors professeur d’Anthropologie à la Faculté, Christoph s’est tout d’abord fait connaître dans les années 80 en organisant des festivals itinérants avec les groupes Carte de Séjour (Rachid Taha), Dissidenten (Allemagne) et 3 Mustaphas 3 (Londres). Quelques années plus tard, c’est pour protester contre l’Apartheid qu’il réunit Marrabenta (Mozambique), Stella Chiweshe (Zimbabwe) ou encore The Kalahari Surfers (Afrique du Sud) et en profite pour monter une structure qui accueillera le résultat de cette rencontre. Piranha était né.

Ainsi, après que le Troisième Reich eu interdit les musiques black, gitanes et juives, c’était tout un pan de l’Histoire de la musique qui prenait alors sa revanche. Aujourd’hui la structure emploie 7 personnes et a sorti plus d’une centaine d’albums. Des Français ? Il en existe au sein du label : Maurice El Médioni (Marseille), Darko Rundek (Paris) ou bien encore… Watcha Clan. Les 20 ans sont à présent l’occasion de saluer une démarche qui a toujours su rester éthique. Pour l’occasion, des amis Djs ont notamment été invité pour élaborer des remixs du répertoire de Piranha, présent sous la forme de « 12x12 Jubilee Edition ». Le tout uniquement en téléchargement.

La suite ? Piranha se prépare à l’édition de films et une nouvelle branche axée sur les artistes de rue.

Rien que ça.

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par Longueur d'Ondes
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