Après Claude Gassian, Philippe Lévy,
Jean-Baptiste Mondino, Craig Robinson et Youri Lenquette, c'est autour du photographe Robin d'être l'invité d'honneur de Rock Folio.
Au cœur même du festival, une partie des 150 portraits de la série Lift'In,
réalisée en marge de l'émission de Canal+, tranche avec les festivaliers qui s'encanaillent et les statues du parc dessinées par Le Nôtre. Pour tous les photographiés, un même cadre : un
monte-charge, une lumière blafarde s'extirpant du plafonnier crasseux et, surtout, un temps de pose limité. Les corps en suspens sont cristallisés dans l'instant. Confinés dans un espace
restreint. A la fois intime et insaisissable. Que le festival a récréé de toute pièce.
Korn, Franz Ferdinand, The Hives, Ghinzu, Iggy Pop, Queens of the Stone Age, Black Eyed Peas, Portishead ou encore Tricky... Ce n'est donc pas la liste de la
programmation de l'année prochaine, mais bien la liste non exhaustive des photos qui sont exposées. Mystèrieux, l'exercice oscille entre la spontanéité et la pose sur papier glacé. Brut. Le corps
relâché. A l'affût. Comme une bête apeurée que le chasseur (d'images) vient - enfin - d'attraper.
L'un est photographe indépendant, ancien bassiste
et membre de la web TV An Oriant. L'autre est un ancien professeur de philo de Quimperlé, à la retraite depuis 3 mois. Leur point commun ? Un livre sur les Vieilles Charrues en fin
d'année.
Comment est né le projet ? Guy de Lacroix-Herpin :J'ai eu l'idée en arrivant ici comme photographe officiel du festival en 2005. Bouquin ? Exposition ?
Les deux ? Mon coeur balançait tant les possibilités étaient grandes.
Le but est de démarrer une collection. Un état des lieux personnel et subjectif, marqué par le vécu de l'auteur à la manière de "Paris vu par...". D'où le choix de Marcel pour un premier livre
analytique et gonzo. C'est un travail sur la mémoire, hors de la dimension spectacle.
Qu'est-ce que ce festival a de particulier ? Guy : La médiatisation ! Et puis, c'est un gros public.
Personne ne peut se refuser à l'émotion que cela dégage, quel qu'en soit l'artiste. Marcel Lamer : La mythologie... Les Charrues sont, ici, une sorte de rituel de passage. Il n'y a pas d'agressivité et une douce permissivité. Une
libéralisation telle que l'on se demande parfois où est la révolte ? La transgression ?
N'y a-t-il pas également une revanche du Kreiz Breizh ? Guy : Exactement. On le voit par rapport aux
équipements de Carhaix. Puis au mode de consommation du festival. Certains spectateurs ne viennent que pour le site, moins pour la programmation et les conditions climatiques. Marcel : Il y flotte une idée de fierté retrouvée. C'est tribal. Les comportements sont clairement marqués, tant politiquement que dans sa dimension
identitaire. On s'affirme, on s'identifie, on s'approprie l'événement. Fiers, enfin, d'être des fils de ploucs !
Mais l'immersion, n'est-ce pas également révéler les "trucs" des magiciens ? Marcel : C'est comme
décortiquer Baudelaire. On prend conscience des artifices, et l'oeuvre elle-même a ensuite une autre saveur. Comme sublimée. Guy : Ici, l'environnement est propice à l'humanité. C'est avant tout un festival de rencontres. Avec une qualité d'accueil imparable. Ce sera donc
un livre sur l'esprit général. Une synthèse. Marcel : Attention à ne pas lâcher non plus de gros mots.Vexillologie,anthropologie, psychologie de groupes, etc. On n'écrit pas une thèse, hein.
Et quel est votre extraterrestre préféré ? Marcel : Je vais te répondre à la Léo Ferré
"L'extraterrestre ? Il est dans mon froooc !" Guy : Silver surfer. Le seul à avoir la classe...
La scène conventionnée de la Ville reçoit l’un des plus célèbres philosophes de la scène
internationale.
En parallèle de sa programmation
culturelle et multidisciplinaire, la ville du Blanc-Mesnil (93) organise pour la troisième année, quatre rendez-vous avec des intellectuels et des penseurs. L’occasion de s’interroger sur le
monde qui nous entoure à travers l’angle de la psychanalyse, du travail, de la philosophie ou encore de la démographie. Le 12 novembre à 18h30, c’est au tour du philosophe Alain Badiou d’ouvrir
la nouvelle édition, répondant à l’invitation de Bernard Vasseur, le coordinateur de ces rencontres.
A 70 ans passés, Alain Badiou est certainement l’un des philosophes français les plus connus à travers le monde, depuis le décès de son confrère Jacques Derrida. Mieux, son aura en Amérique
latine, aux Etats-Unis ou encore en Asie, participe à sauvegarder une certaine tradition intellectuelle française à la Jean-Paul Sartre, soit un engagement philosophique et politique
indissociables.
Très estimé auprès de ses collègues et des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, le philosophe s’est interrogé tout au long de sa vie sur le rôle de la vérité, sur l’individualité dans la
communauté et sur la lutte des classes à travers un militantisme radical. Car Alain Badiou ne renie rien, de ses positions « ultragauchistes » - comme il aime à se définir - jusqu’à son pamphlet
« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » dont il a vendu plus de 20 000 exemplaires.
Au « Je pense, donc je suis » de Descartes, Alain Badiou répond par un « Je pense, donc je fais. » Définitivement. Et c’est déjà un grand coup de pied dans la fourmilière.
Jusqu’au 23 novembre, la Biennale d’Art Contemporain « Art Grandeur Nature 2008 - Zones Urbaines Partagées
» accueille des artistes qui s’interrogent sur l’évolution du territoire de la Seine-Saint-Denis, et notamment le lien qu’il entretient avec l’individu. Parmi eux : le « graphiculteur » Olivier
Darné.
Depuis quelques années, l’artiste
développe ses recherches autour de la « pollinisation de la ville » : le Rucher Expérimental sur le toit de la Mairie de Saint-Denis, les Butineurs Urbains sur les trottoirs de Paris et
d’Aubervilliers ou bien encore la ruche Bee-box suspendue dans le quartier de Stalingrad à Paris et depuis juin au Forum du Blanc-Mesnil dans le cadre de la résidence départementale.
Car, hormis la comparaison élaborée dans Les Fourmis de Bernard Werber, qui mieux d’autre que l’abeille pour symboliser l’interaction entre l’individu et la société ? L’insecte s’organise en
colonies grâce à une intelligence collective, subdivisant le travail par l’intermédiaire de castes. Olivier Darné interroge ainsi le visiteur sur notre productivité en explorant le tissu urbain
pour en révéler les richesses. Le miel apparaît alors comme une malicieuse métaphore de notre or, entre monde sauvage originel et réalité urbaine.
Déjà initiateur de courses d’abeilles ou de siestes sous les ruches, l’artiste a conçu deux installations au Blanc-mesnil : Les Chambres Fortes. Un pavillon recueille et amplifie tout d’abord le
bourdonnement incessant des ouvrières affairées à leur labeur à la Cité Pierre-Sémard. Un ballet indéfectible dont la production est visible dans un coffre-fort, sur place ou au Forum, et sous
forme de pots étiquetés.
Bien plus qu’une réflexion sur notre nécessité de travailler, c’est également l’occasion, en pleine grisaille hivernale, de ne plus avoir le bourdon et de s’offrir ainsi une seconde lune de
miel.
3 ans et 57 rencontres ont permis de dessiner avec justesse la relation qu’entretienne les artistes avec la chanson.
Entre sociologie, psychologie et Histoire, les 820 pages de ce livre offrent un panorama complet des différentes typologies de chanteurs d’Aznavour à Kent, en passant par Agnès Bihl, Michel
Fugain ou encore Yves Jamait.
Que sont les Editions Tirésias ? Nous ne sommes pas un éditeur indépendant, mais « parallèle », car nous avons des obligations envers un imprimeur que nous ne pouvons
sous-payer. Ce sont nos choix qui font la différence. Nous sommes donc différents, oui, mais pas plus indépendant qu’un autre. Nous travaillons sur la mémoire, sur le sens des mots. C’est un rôle
social que nous accomplissons depuis 89. Certainement l’une des raisons pour laquelle notre bureau est le moins tagué du 18ème parisien.
Ce livre est-il une déclaration d‘amour ou de la didactique ? Il appartient à la mémoire collective. Il n’y a pas de résistance sans poème et il n’y a pas de vie sans chanson. La chanson est la chose la
plus universelle et intemporelle. Elle nous évoque des souvenirs heureux, malheureux ou historiques. Et c’était encore plus saisissant quand la chanson n’avait ni image, ni métier. Elle n’était
alors qu’un rêve sur papier, distribué dans la rue.
Une bonne chanson, c’est quand la créature échappe à son maître ? Exactement. Nous accompagnons la chanson. Nous nous l’approprions. Elle raconte notre vie. Mais c’est aussi à travers un interprète que l’on
s’identifie. Nous avons d’ailleurs été surpris des références des artistes. Pour tous, c’est Ferré. Puis seulement Nougaro, et enfin Brassens. Très peu Brel et jamais Gainsbourg.
Etonnant.
Comment s’est effectué le choix des intervenants ? Nous sommes partis de Mireille Mathieu, puis avons envoyé près de 300 courriers. N’étant pas aussi connu que Gallimard, les artistes qui ont
répondu présents partent d’une démarche sincère. Ils n’ont plus rien à prouver, à part l’envie « d’être ». C’est un instant de nudité total et nous avons ainsi accompagné leur
réflexion. Didier Wampas, par exemple, était à la fois étonné et content qu’on lui pose la question « Pourquoi chantez-vous ? », car c’est pour lui un choix profondément
politique.
Des souvenirs marquants ? La poésie contemporaine d’Allain Leprest, la finesse de Mandelson, les questions existentielles d’Akhenaton, la joute verbale sur Ferré avec
Thiéfaine… Le public reste souvent avec une image préconstruite de l’artiste. A chaque rencontre, nous avons réussit ici à découvrir l’homme…
Un autre artiste insaisissable, que vous avez rencontré pour ce livre, c’est Loïc Lantoine… Il est davantage non saisissable qu’insaisissable. Loïc porte la souffrance et la nostalgie des banlieues Nord d’antan. Il se réclame de la
sphère populaire et ouvrière. Même similitudes que Patrick Sébastien : quand Loïc veut ne pas passer pour un intellectuel, l’autre fait en sorte qu’on le prenne pour un con. Pourtant, les
deux ont le respect du travail et une connaissance pointue de la chanson.
Quelles similitudes avez-vous trouvé dans les parcours de chacun ? Il semble difficile de vieillir pour une femme. Certaines ont souvent été roulées dans la farine, réduite à un jeu du corps et un objet de
désir. C’est frappant de voir la rage qui habite Keny Arkana, sa volonté de sortir de sa condition féminine. A l’inverse, Gilles Servat a un discours intéressant sur le genre des mots. Chez lui,
la mère est masculin.
Qu’ont pensé les artistes de cette démarche ? Guizmo (Tryo) a gardé de nous un souvenir heureux. Akhenaton nous a même fait visiter la montagne où il se promène à vélo, avant de repartir aussi vite qu’il
nous est apparu. Beaucoup, comme lui, ont pu s’exprimer sur leurs origines étrangères. C’est une véritable relation de fierté qui a été le socle de leur cheminement. Pour Cali, je pense que ses
photos sur scène ne sont pas si étrangères à notre venue. Il y en a même un qui nous a dit : « Ma maison n’est plus la même depuis votre passage... »
Oubliée la crête gélifiée, le noir et le fluo, les slims ou les singlets moulants.Au printemps dernier, les adeptes de la Tecktonik ont vu d’un mauvais œil l’arrivée en France du Melbourne Shuffle. Nouvelle lubie, nouvelle danse et
mode vestimentaire, le Melbshuffle est aux pieds ce que la Tecktonik est aux bras.
La Street Dance- appellation générique pour ces danses venues de la
rue - fait son grand retour dans les médias grâce notamment à son exploitation dans les clips Rap ou R’n’B. Dans ce contexte de réappropriation et de métissage, deux principaux mouvements
américains avaient par ailleurs donné le ton, dépassant leur simple statut initial. Il y eu par exemple le New School (ou New Style), exploitant à son avantage des mouvements rapides et combinant
d’autres danses comme le Popping, le Boogaloo ou la Wave Dance. Puis, nous pouvons noter entre autre le Krump (ou Clowning), mélangeant dans un esthétisme tribal des figures acrobatiques. De
beaux exemples de synthèse d’héritages culturels, soulignant chaque fois l’importance sociologique liée à ces émergences et la mutation de l’espace public en un gigantesque terrain de jeu.
Mais au-delà même du Melbshuffle, de nombreuses danses avaient bien évidemment capitalisé sur les mouvements des pieds et des jambes. Le JumpStyle belge, par exemple, consiste en un enchaînement
de sauts sur une rythmique appuyée. D’autres variantes sont connues, à l’image du Hardjump, y intégrant des notions plus ou moins chorégraphiées. Enfin, plus récemment, le Footworkin’ (ou
Jurkin’) de Chicago et ses refrains accélérés sur des beats acides donnait dans le remix Riverdance du Break Dance traditionnel.
Le courant est né au début des années 80 au sein de l’underground australien
Le Melbshuffle (ou Shuffling, Melbourne Shuffle) est issu, comme son nom l’indique, de Melbourne. Mais si les Djs étrangers nomment ainsi le style pour illustrer son croisement entre « la
danse du poulet et celle du robot », c’est seulement en 92 que le mot apparaît en Une du journal The Age. Bien que ringardisé dans les années 90, le style a finalement
fait son grand retour grâce aux nombreuses vidéos des plateformes d’hébergement en ligne.
Les mouvements de base combinent le Moonwalk et un martèlement du pied. Certains danseurs n’hésitent d’ailleurs pas à recouvrir le sol de poudre de talc pour faciliter la sensation de glisse.
Plus rarement, quelques variantes intègrent les bras ou des sauts pour compléter ces pas stylisés. Au niveau vestimentaire, les danseurs utilisent principalement des phats (pantalons larges et
évasés en bas) pour cacher les pieds et des sweats à capuche ou des casquettes. Dernièrement, certains ont même opté pour des pantalons corsaires, afin de mettre davantage en valeur leur jeu de
jambes.
Côté musique, la composante principale était à l’origine le triptyque Jazz / Acid / House. Au fur et à mesure, c’est la très populaire Transe Music du début des années 90 qui pris le relais, puis
finalement le HardStyle et l’Electro à l’arrivée de la House Minimale. Très prisé en Hollande, en Belgique et dans le Nord de la France, le HardStyle (130-150 bpm / battements par minute) est
également utilisé pour le JumpStyle et la Tecktonik.
Les aficionados sont en majorité métropolitains avec une moyenne d’âge de 15 ans
Si la France connaît un retard relatif en la matière, le Melbshuffle a lui déjà gagné le Japon et l’Allemagne depuis quelques années. Il est également
présent dans quelques raves parties du Royaume-Uni et de la Thaïlande (Koh Phang Ngan). Des compétitions sont même organisées en Lituanie ou en Malaisie et un documentaire intitulé
« Melbourne Shuffler » est sorti en DVD en Australie à la fin de l’année 2005. Dans le Sud de la France, la danse se développe grâce à quelques boites de nuit, telles que l’Inox
Electronic Club à Toulouse ou encore le Barlive à Montpellier.
Suite aux nombreuses critiques à l’encontre de la Tecktonik, le contexte actuel pourrait bien favoriser l’émergence du Melbshuffle en France. En effet, au-delà du débat portant sur son cigle de
l’aigle héraldique propre aux empires (de Charlemagne en passant Napoléon et les nazis), le terme « Tecktonik » est en France une marque déposée par Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin,
de la discothèque Metropolis à Rungis. Il est donc impossible d’organiser une soirée employant ce terme sans un accord préalable, contrairement à la majorité des mouvements de danse. Enfin,
depuis décembre 2007, TF1 Entreprises est devenu l’agent international de la marque. Certains danseurs veulent ainsi se détacher de cette dénomination « Tecktonik » et choisissent
volontairement l’appellation Danse Electro pour éviter toute récupération.
Face à cette surenchère, le ton est donné. La Street culture du Melbshuffle aura-t-elle raison des fins commerciaux de la Tecktonik ?
Comptable de formation et autodidacte, le sculpteur a achevé cette année deux sculptures en bronze
dans la commune de Chévremont (Territoire de Belfort).Deux œuvres massives qui font autant la fierté de la
bourgade que celle du retraité devenu un jeune talent.
Avant de devenir lui-même acteur de son art, Jean-Pierre Bernard a
longtemps visité les musées en simple spectateur. Une sensibilité accrue qu’il a su un jour mettre à l’épreuve de la photographie, puis de l’argile. De cette phase d’observation et de
persévérance, Jean-Pierre en garde des réminiscences. Une quête de l’élégance et de la pureté. Une volonté de rattraper le temps perdu. Une obsession communicative qui le pousse désormais à
parfois utiliser des patines ou des peintures flashies sur ses bronzes. Car se sont réellement deux univers qui se rencontrent ici : l’essence noble et brut du matériau froid face à la
couleur vive de la modernité. Un joyeux anachronisme qui fait le pont entre les cultures et les âges.
Cette année a été marquée par l’aboutissement du « Galant de Chèvremont » en juin dernier. Une sculpture de plus de deux mètres de haut qui a nécessité cinq ans de travail. L’initiative
marque à la fois une sensibilisation à l’art et la volonté de protéger le patrimoine local. En effet, l’œuvre puise son origine dans une balade traditionnelle aux environs de 1756, et chantée
lors des fêtes familiales. Chèvremont faisait alors parti de l’Ajoie à une époque où le Royal Comtois aurait pu être ce soldat Garant revenant de la guerre. Et si une première démarche de
conservation avait été effectuée en 1978 par un groupe folklorique grâce à la tradition orale, la légende a désormais prit pied dans le bronze. Cristallisée et figé dans le matériau, elle peut
traverser sans crainte les générations. Une seconde sculpture sur le parvis de la Mairie acte l’initiative et effectue un rappel de sa grande sœur juchée sur le carrefour principal de la ville.
Les deux œuvres se renvoient ainsi l’appareil alternant pour l’une un axe contemporain et un angle résolument narratif pour l’autre.
INFOS > Fonderie d’Art Bronze
Prenez un stage de cire perdue en pleine Provence. Pendant 5 jours, apportez votre sculpture et repartez avec une copie de celle-ci en bronze et avec sa patine. Le formateur (Ingénieur INSA-IAE)
vous apprendra toutes les techniques de cet art et le fonctionnement du four à fusion. Des financements sont possibles par l’Anpe et les Fonds d’Aide à la Formation.
> Site officiel
> Le Bronze Industriel
Fondée en 1934 et située à Suippes (Champagnes-Ardennes), l’entreprise est actuellement le leader de la métallurgie des alliages cuivreux spéciaux.
> Site officiel
> Musée du Bronze
L’économusée d’Iverness (au Québec) est un des seuls instituts reconnus dans le monde. Cet organisme, sans but lucratif, est voué à la recherche, à la mise en valeur, à la diffusion, à la
fabrication, à l’interprétation et à l’éducation relative à l’Art du Bronze.
> Site officiel
> Atelier François Bronze
Avant de déménager sur Avignon, l’atelier fut créé en 1958 à Paris. Il perpétue depuis la tradition de la restauration, de l’entretien et de la conservation de tous les objets d’art en bronze.
Fort de sa renommée internationale, François Bronze intervient dans toute l’Europe. Tout y passe, des horloges, aux statues, en passant par les fontaines publiques ou les monuments aux morts.
> Site officiel
Si depuis 82, la Loi Lang a réussi à sauver les petits diffuseurs français de la concurrence en limitant les rabais, la mesure
souffre aujourd’hui de nombreux détournements. Internet et ses multinationales relancent l’offensive qui avait coûté la vie des disquaires. Nul n’en connait l’issue, mais une chose reste
certaine, c’est que dans le milieu, une page se tourne.
La Région Aquitainea
dernièrement choisi de monter au créneau avec une campagne de sensibilisation à l’occasion des 25 ans de la loi sur le prix unique du livre. Car oui, un livre n’est pas plus cher que l’on aille
dans un hypermarché ou une librairie de proximité ! Cette loi a ainsi favorisé la diversité de la production éditoriale et inspiré une dizaine de pays européens.
Ce que l’on sait moins cependant, ce sont les constantes tentatives d’y déroger : non-conformité avec le traité de Rome (libre
concurrence européenne), les discounts sur les exportations belges et sur les livres scolaires ou parascolaires, les bons d’achats ou les cartes de fidélité. Autre menace : le port gratuit
des boutiques en ligne. La stratégie constitue un véritable argument de vente et le livre y sert de produit d’appel. C’est ici qu’intervient la confusion entre le commerce culturel et le commerce
de la culture. Ces pratiques, même si elles font souvent l’objet de condamnations, sont courantes.
Le problème ? Les trois principaux groupes (Alapage, Fnac et Amazone) ne sont pas inquiétés par les amendes judiciaires et
établissent même leur stratégie sur des positionnements à perte pour conserver leur monopole. Le pire ? Ces enseignes ne sont que des intermédiaires.
Pourquoi préférer les libraires ?
Si les grands réseaux de distribution amplifient les succès, elles ne proposent ni choix qualitatifs, ni véritables conseils (à part
quelques forums ou présentoirs illusoires). Perte de temps. Perte d’argent. Le combat est donc inégal face à des librairies dont la mission est la lecture, la recommandation, les collectivités
locales et la personnalisation du client. Attention, les libraires ne nient pas l’importance d’Internet. Ils soulignent juste son rôle initial d’extension de l’activité traditionnelle. Avons-nous
envie d’un marché qui décide unilatéralement de ce qui est bon ou ne l’est pas ?
L’Etat doit prochainement se prononcer sur la question et propose en préambule la création d’un label indépendant. En vue d’écrire un
nouveau chapitre à la Loi Lang ?
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