Lundi 26 mai 2008
Depuis plus de 10 ans, l’association encourage la création et la pratique de musiciens amateurs en Ile-de-France. Le Grand Zebrock sélectionne ainsi des projets et met en place un accompagnement (atelier écriture, scénographie) suivi d’une promotion (scène à la Fête de l’Huma, compilation).


Premiers finalistes de cette édition : Chimère. (voir ci-contre) Un combo original de par sa forme (beatbox, violoncelle, guitare électrique, basse) décloisonnant les univers street culture et post-rock, puis détonnant par ses textes qui oscillent entre slam rageur et maladresses sincères. Le personnage peut paraître excessif, mais rappelle nos propres paradoxes. Deuxième : The Latitudz, un quatuor arrogant et efficace dans la pure tradition fusion et soul. Le rappeur et prédicateur malawien, Edash Quata, s’y impose avec une évidence désarmante. Troisième : le duo Zumabreck qui a marqué par l’audace de ses mélanges électro (clubbing / house déstructurée). Mais si on regrette parfois un manque d’unité dans ses trouvailles, le groupe a su tout de même humaniser sa musique et habiller habillement la scène.

Enfin, un prix spécial du public a été remis à Vaïan Olmes, songwriter folk et électrifié aux influences américaines.


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par Longueur d'Ondes
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Mercredi 21 mai 2008

Manager, producteur, directeur de festival, fondateur de Life Live in the bar, premier soutien de La Grande Sophie, Louise Attaque, Sanseverino, Java, La Tordue, Anaïs ou plus récemment des Sea Girls… Quoi de plus normal de voir atterrir cette hydre - toujours aussi fantasque - à la tête du théâtre des 3 Baudets qui permit à Brel, Reggiani, Mouloudji, Gréco et Higelin de prendre leur envol. Ouverture à Pigalle mi-août. Rencontre.

Quel est le leitmotiv de votre parcours ?
Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et la chance à ceux qui l’ont. Pour moi, les gens injoignables n’ont pas de sens. Le jour où tu ne n’arrives pas à me choper pour me parler d’un groupe, c’est que je suis mort. (Rires) Et je ne suis pas directeur artistique ! Aucun compromis. Je pousse juste les artistes dans leurs retranchements. Finalement, je suis une caricature du milieu alternatif, mais je m’arrange bien avec mon personnage qui, au fond, me ressemble. Etant mon propre patron, je peux me permettre d’ouvrir ma gueule, me causant parfois quelques soucis comme avec Daniel Colling, le directeur des Printemps de Bourges…


Parents mélomanes ? Culture du fanzine ? D’où vous vient cet appétit pour le live ?

J’ai découvert sur le tard. A 18 ans, je suis en Angleterre à regarder Nick Cave dans un bar. 10 ans plus tard et sans le prévoir, je place les Louise Attaque au Palace. Je ne me l’explique pas. J’ai toujours eu ce côté : « Amenons le spectacle au public » d’une façon ludique. De mes expériences d’assistant sur les plateaux de cinéma - notamment pour Chabrol -, j’en garde le soucis du détail et de la mise en espace. J’aime les plateaux au garde-à-vous ! (Rires) Mais je ne suis pas un artiste frustré pour autant, vu que je m’exprime dans les arts plastiques. L’aspect militant t’oblige juste à être tout le temps en mouvement. Par exemple, ma maison, je n’y vais que pour faire mes lessives…


Pas si loin que ça du « Do it yourself » punk, non ?

Oui, en cours de musique à 12 ans, je refusais déjà d’assembler ma flûte à bec et d’en jouer… Ah ! Et à Burningham, je me rappelle taper les fafs anglais avec mes potes punks en plein quartier rasta avec de la ganja partout. (Rires) J’écoutais les Sex Pistols, B-52’s, du rythm ’n’ blues, Johnny Guitar Watson, Peter Tosh. C’était ma période post-Ferré. Mais bon, si je pars sur une île déserte, j’emporte un Henry Purcell, un vieux Nina Simone et un Reggiani. Pourtant, à part Jean Cocteau ou Lou Reed que j’aurais aimé voir sur scène, je ne cours pas forcément après les grands.


Existe-t-il en France un souci de sensibilisation du public ?

Incontestablement, mais il y a eu des efforts. Les médias sont saturés et l’Olympia ne représente plus un aboutissement. Là-bas, j’y ai d’ailleurs perdu la Grande Sophie... (Rires) Et puis, on ne peut parfois pas nier notre envie honteuse de régressif. Moi, je suis capable de programmer « Noemie chante Goldman » pendant une semaine ! Idem, je suis le seul à dire : « Mon salut, je le dois à Polnareff » grâce aux retombées de ses concerts exorbitants. Je suis content des bouses comme Star Ac’, parce que ça m’enrichit et que ça m’envoie tous les déçus. A ce propos, j’adore la phrase de Maya McCallum, ouvrant son concert sur : « Non à la dictature des musiques festives ! «  Génial... Je veux moi aussi pouvoir casser ces mythes, comme par exemple proposer un plateau chanson dans les férias…


Comment s’organise votre relation avec l’artiste ?
J’écoute peu les maquettes. Par contre, j’ai 3700 fiches sur tout le monde et j’ai besoin de voir 3-4 fois un artiste sur scène. Sur ces critères, Imbert Imbert est excellent : une gueule à la punk et une grande force émotive. Ce mec mérite 3 semaines chez nous ! Peu importe, on trouvera les solutions financières avec lui... Par exemple, du Didier Super : oui, mais assis ! La municipalité m’aide à perdre de l’argent et donc à prendre des risques. Profitons-en... (Rires) Et même si je dois couler avec, je ne démordrais pas sur certains artistes comme Lili, Thérèse ou encore
Katrin' Waldteufel. Je pourrais partir sur une île déserte avec chacune d’entre elles… La seule chose que je déteste, c’est l’humour potache…

Avec le réseau parisien déjà existant, comment les 3 Baudets vont-ils trouver leur place ?

Je ne vais pas avoir l’audace de faire une vitrine gratuite comme la Fnac. A ce propos, leurs shows cases semblent n’interloquer personne, pas même le Ministère et ce, malgré le principe non éthique que cela induit. Non, je veux pouvoir donner la chance à ceux qui ne l’ont pas eu comme Nicolas Jules ou Travis Bürki. Chez nous, nous avons de la place et on se moque qu’il existe ou non un album physique. Assurant nous-même notre communication, les 3 Baudets seront comme un label « francofaune », programmant du festif jusqu’au dépressif. C’est un animal de plus dans une capitale cernée par La Cigale, Le Chat Noir, Le Zèbre de Belleville, Les 2 Anes ou encore La Fourmi. Sinon, nous avons un salarié dédié exclusivement à une mission de jumelage international autour de la francophonie. Et, dernier rendez-vous à noter, notre futur festival « French Kiss My Ass » avec des groupes anglophones ou japonais qui chantent en Français. Yeah !

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 19 mai 2008

Récompensant des artistes essentiellement étudiants, le tremplin des différents Crous de France - Centres Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires - s’est déroulé en 4 étapes.

Une présélection sur maquette au sein d'une cinquantaine d'antennes étudiantes locales, un choix de 6 formations par un jury de professionnels sur Paris, une préchauffe éliminatoire dans le Mac de Bordeaux... Le tout pour atteindre en moins d'un mois une ultime finale en première partie de Rageous Gratoons devant un campus à ciel ouvert.

Grand gagnant de cette édition, les strasbourgeois Lyre le Temps ont su tirer leur épingle du jeu avec un rap scratché et anglophone au flow raillé plutôt punk. Mais si la mise en espace est efficace et que le look anglais (chemise blanche, cravate noir) renforce une imagerie classieuse à la Timberlake, le timbre de voix atypique mériterait, lui, l’utilisation d’une plus grande variété de registres pour ne pas uniformiser le set. Quoi qu'il en soit, l'exercice révèle une aisance certaine sur scène, des références jazz savamment réexploitées et un esprit complice plus que communicatif.

S’en suit ensuite Babayaga et sa musique de l’Est d’un niveau technique redoutable, puis le one-man canadien Simon Goldin finalement en décalage avec sa formule entre rock acoustique et bal populaire, et enfin La Goutte qui, malgré leur sincérité, ont peiné à se démarquer de leurs influences Mano Solo et autres combos néo-réalistes.

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gagnant


par Longueur d'Ondes
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Vendredi 16 mai 2008

Restaurants gastronomiques, étalages de marché, sites Internet spécialisés… Tous réintègrent désormais avec audace des légumes anciens ou oubliés dans leurs menus. C’est ainsi le grand retour du panais, du topinambour ou encore du salsifis, tombés en désuétude depuis plusieurs décennies.

Au cours du XXe siècle, le volume des espèces et des variétés de légumes consommés a décliné au fur et à mesure des avancées de l’urbanisation. Le développement de nouveaux modes de production et de distribution a conduit à restreindre l’offre en matière de diversité. L’exode rural entraînant une baisse de la main d’œuvre et la déprise agricole (abandon de l’activité de culture ou d’élevage) de certaines zones de faible productivité, l’agriculture intensive et de masse a supprimé les plantes à faible rendement et poussé à investir plus pour palier au déficit.

Il ne faut pas négliger non plus les conséquences des pénuries en temps de guerre qui poussèrent à la surconsommation de certaines variétés, provoquant par l’abondance un dégoût relatif et post-traumatique. Les affres de la restauration collective ont, elles aussi, parfois participé à certains bannissements dans les nouvelles générations. On estime ainsi aujourd’hui que sur l’ensemble des variétés comestibles cultivés il y a cent ans, près de 75% ont disparu.


Une situation inquiétante dans un monde qui bascule vers l’obésité


Quelques irréductibles remettent au goût du jour ces légumes oubliés tels que le crosne du Japon, le cerfeuil tubéreux, la carotte jaune longue du Doubs, la pomme de terre suédoise bleue, la betterave chiogga, l’arroche des jardins rouge. Certains ont d’ailleurs bénéficié d’un effet de mode comme le retour d’Halloween en France. Ainsi, les cucurbitacées, le pâtisson, les coloquintes ou le potimarron connaissent depuis dix ans un nouvel engouement en automne, envahissant aussi bien les décorations que les assiettes.

Même la recherche scientifique a recommencé à valoriser les vertus de végétaux oubliés et sous-estimés, faisant davantage état de leurs vitamines, de leurs minéraux et de leurs fibres. De récentes études, relayées notamment par le livre "Alternative Medicine and Rehabilitation" en 2003 sur les atouts antioxydants des polyphénols (des molécules organiques), offrent des perspectives intéressantes dans le traitement et la prévention du cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives.


Influence perceptible dans l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique


Les cuisiniers, en particulier ceux de la cuisine gastronomique ou traditionnelle, se sont eux aussi réapproprié certaines saveurs, en offrant de nouvelles perspectives culinaires à leurs plats. Cardons, tétragone, ficoïde, pissenlits, orties sauvages, salicorne, nèfles, baies de sureau… Chacun sollicite ces sensations oubliées jusqu’alors, en combinant les couleurs, les formes, l’originalité et la nostalgie d’antan. Des chefs comme Marc Veyrat ont pris l’habitude de se fournir dans les sous-bois, louant les qualités de la menthe sauvage, du crocus sylvestre, de l’oxalis ou autres baies et champignons peu utilisés.

Effet garanti: la curiosité des consommateurs urbains est attisée


Pourtant, le problème n’est pas récent et certains militent depuis des années pour ce retour. Bernard Lafon, par exemple, est à la tête de sa ferme "Oh légumes oubliés" depuis 1977. Ce producteur de Sainte-Marthe (à 15 km de Bordeaux) est un amoureux de la biodiversité et des plats de son enfance. Il réhabilite, valorise et vend des pâtissons, du pourpier, du sureau, du vergus du Périgord, du navet noir ou encore de l’amour en cage. Il s’agit actuellement d’un des lieux les plus visités de la Gironde.

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par Rue89
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Mercredi 14 mai 2008

11 nominations aux Laurence Olivier Awards (Société des Théâtres de Londres), 7 aux Theatregoer’s Choice Awards (Prix du public) et 8 Tony Awards… L’adaptation du film homonyme et coloré de John Waters bat tous les records. Joué depuis octobre 2007 au Shaftesbury Theatre à Londres et depuis 2002 au Théâtre Neil Simon de Broadway, la comédie musicale a déjà généré plus de 135 millions d’euros. A quand la France ?

En 1962, la rondouillette Tracy Tumblad tente d’intégrer le casting d’une émission télévisée populaire, grâce aux conseils de ses amis black. Une love story naît alors de ce contexte où se mêle ségrégation, opposition white trash et société consumériste. L’histoire a ainsi tout de la fable universelle et intemporelle à la Bollywood, entre castes sociales et ethniques. Au sommet de ce mécanisme pyramidal subsiste des Etats-Unis 60’s en proie à un ennemi commun : la différence. Un antagonisme présent au sein de l’Amérique profonde, tant chez les prolétaires et les obèses qu’à travers une immigration non assimilée. La jalousie haineuse et les chants prennent alors prétexte à toutes les situations.

Meilleure comédie musicale 2007 ? Les critiques britanniques ne s’y sont pas trompées. Dans cette joyeuse récréation kitch et régressive, les décors sont criards, les sourires sont forcés et les mèches gominées comme tout épisode d’Happy Days sous acide. Très vite, on se laisse emporter par l’énergie communicative de l’excellent casting vocal, qui parvient même à en effacer la vedette. De la blonde arriviste en passant par la grosse rêveuse, le gentil black, le bellâtre timide, la mégère jalouse ou encore la frigide en éclosion, les personnages sont volontairement caricaturaux pour cloisonner les ambiances et rappeler la naïveté d’antan. La Soul, le Funk et le Big Band donnent des airs de boom déjantée - inspiré par le Buddy Dean Show - où les déhanchés et les claps dans les mains remportent allégrement la mise. Sans temps mort, le casting anglais est si parfait (dont un postiche de The Supremes) que l’on en vient à être profondément tatillon et guetter, en vain, le moindre faux pas. En prime, Michael Ball, le travesti anglais jouant le rôle de la mère de Tracy, apporte un décalage bienvenu et irrésistible, confirmant le second degré de cet ovni. Effet garanti, même chez les inconvertis du genre.

En France, et ce malgré les nombreuses récompenses, on peut se poser légitimement la question de savoir si une adaptation aurait autant de succès. Tout d’abord, la légèreté des paroles Soul et leurs traductions dans la langue de Molière pourraient malmener la tradition du parolier francophone en guimauve édulcorée. En effet, nos patriotes éprouvent le besoin - somme tout inédit en Europe - d’intellectualiser les œuvres à tout prix et de fuir toute culture populaire. Une méfiance qui ici devrait être plus accrue en raison du remake récent réalisé avec John Travolta. Ensuite, l’hexagone voue un amour particulier aux Etats-Unis dans son inconscient collectif, en particulier pour cette époque guimauve qui ne développe que peu de nostalgie chez les réfractaires de l’ère Elvis. Difficile donc de s’identifier directement dans cette ode à la tolérance et à la liberté dont la désuétude évoque presque l’imagerie gay. Enfin, les comédies musicales françaises peinent à décoller malgré leur qualité (Cabaret, Roi Lion) quand les mêmes adaptations sont jouées depuis des années à Londres ou Broadway. Et si les comédies françaises sont en France des tremplins, c'ets à l'étranger une récompense pour les acteurs expérimentés. Que l’on se rassure, dans ses références et ses faits, l’exception culturelle française existe et résiste toujours. Mais est-ce toujours un bien ?

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par Samuel Degasne
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Vendredi 9 mai 2008
Lunettes fumées, chaussures en cuir, cheveux en bataille et aussi mythique que certains groupes présents dans l'Espace Presse de Rock en Seine 2007... Pas de doute, c'est bien le rédacteur en chef de Rock&Folk qui se tient là, observant, amusé, les artistes qui défilent en conférence de presse.

En vieux rocker, quel regard portez-vous sur le festival ?
C'est une chance ! Paris, la ville lumière, s’était déjà essayé à l’exercice du festival rock il y a quelques années au Parc des Princes, avec une affiche réunissant aussi bien les Rage Against the Machine que NTM. Malheureusement, personne n'est venu. Mais la nouvelle génération est différente. Je reviens de 3 festivals et c'est fou de voir ces gamins avoir autant besoin de lives. D'autant que l'affiche ici est intéressante. Ca change de Muse et Artic Monkeys que l'on a eu tout cet été.

Vous êtes venu pour des groupes en particulier ?
Je suis là pour Arte et pour voir The Jesus and Mary Chain, évidemment. Il y a aussi The Horrors, mes petits chouchou, Kings of Léon que j'ai vu 3 fois, et Bjork la grande prétresse électro. Bien sûr, je suis triste pour Amy Winehouse, mais après l'avoir vu à Bénicassim, nous nous doutions qu'elle ne sera pas là aujourd'hui. La pauvre avait plein de bleus... Mais c'est le prix à payer ! C'est pour ça que je suis toujours admiratif des gosses de 23 ans qui assument des scènes aussi grosses.

Pour autant, nous vous aurions plus attendu sur les festivals anglais de ce week-end...
Ici, c'est chez nous ! Je suis très couleurs locales... Et c'est important que l'on soutienne notre scène. Cela permet de pouvoir placer des bonnes premières parties sur des concerts comme celui d’ Iggy Pop, par exemple. Fini d'être seulement exportateur.
Et puis il faut dire qu’aujourd’hui il n’y a plus de codes. Avant, il fallait une pédale Wah-wah et un ampli Marshall pour être rock. Les choses ont changées maintenant. Ca fait donc des festivals moins monochromes. Biensûr, il manque un vieux nom comme The Who, mais le public actuel ne vient plus que pour de la découverte.

Etre rock, c'est avoir un pantalon en slim, un bombers et une mèche rebelle ?
C'est un facteur de reconnaissance ! Dans les années 60, c'était les cheveux longs. A Berlin, j'allais par exemple voir les chevelus pour leur demander des disques pirates. Ca paraissait logique. Chaque mouvement a sa panoplie et tant mieux.


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par Blog officiel Rock en Seine
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Mercredi 7 mai 2008
Le groupe, tout juste revenu de sa tournée US, ouvrait le festival à la place de Patrick Wolf lors du festival Rock en Seine 2007. Entretien avec Paul, batteur du groupe.

Content d'être ici ?
Exactement ! D'autant que cela faisait 6 mois que nous n'avions pas joué en France. Et comme on est parisiens, c'est le pied. De toute façon, c'est difficile de faire une comparaison entre les deux publics. Mais on est rassuré, même avec une seule bière dans le ventre, celui de Rock en Seine était très réceptif.


Il y a un groupe que vous aimeriez voir ?
The Hiiiiives. Pas pour prendre des idées, bien sûr. Parce que c'est vrai qu'en tant qu'artiste, tu ne viens jamais avec une oreille neutre... Et puis Arcade Fire, mais seulement par curiosité.

Quelle est votre actualité ?
On sort un nouveau maxi en digital dans le monde entier (plateformes de téléchargement) et en distribution physique aux US. Nous l'avons enregistré en avril avec notre propre label. Comme ça, on est exactement dans l'ère du temps. Pour les Etats-Unis, c'était spécial. Nous avions pressé des albums sur place pour les distribuer à la fin de nos concerts. Et puis, il faut dire que nous avions aussi fait de ce pays une de nos priorités. En France, nous ne sommes plus qu'en transit... (Rires)

Une anecdote particulière par rapport au concert ?
Oui ! La batterie était sur une estrade. Etant donné qu'elle est monté sur roulettes, j'ai eu l'impression d'être sur un bateau ! (Rires) 


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par Blog officiel Rock en Seine
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Lundi 5 mai 2008
Malgré un démarrage mou et cacophonique, la prestation à Rock en Seine 2007 fut un choc. Irréparable. Historique. Jamais le public n’aura autant été aussi soudé, rejoignant les lumières citadines, encore chaos et hébété pas le concert.

A-t-on besoin encore de le rappeler ? La prêtresse électro a marqué les années 90. Alternant les styles au grès de ses humeurs, l’ancienne chanteuse des Sugarcubes a fait sans cesse preuve d’un avant-gardisme déroutant. Une artiste complète et multiforme, capable d’épouser une musique minimale, pop, folk et lyrique dans un charivari baroque. Autant se l’avouer, que l’on aime ou non, Björk Guðmundsdóttir ne laisse pas indifférente. A la fois expérimentale, mélodique et scénographique, elle repousse continuellement les dogmes de la musique pour s’attaquer de plein fouet aux émotions.

Et ne nous méprenons pas... Ceux qui voyaient encore en Björk une gentille lutine excentrique, n’ont qu’à se remémorer la liste de ses prétendants de Goldie en passant par Tricky et actuellement le plasticien Matthew Barney. Sur scène ? C’est pire. Malgré un timide démarrage, la voix puissante et caractéristique de la chanteuse saccade comme à son habitude sa diction... Pour notre plus grand bonheur. Autour d’elle, une cohorte féminine de cuivres, relookée gospel contemporain. L’esthétisme général emprunte autant les couleurs fades du pastel que les lasers ou les lithographies d’animaux. Confettis argentés, flammes, stroboscopes et toiles d’araignées sortant de ses manches… L’Islandaise nous sort sa panoplie de magicienne.

Björk parcourt la scène en sautillant et sollicite du regard ses musiciens dans sa parure dorée, fuseau blanc sur les hanches. Le set virevolte entre classiques, sons distordus et torturés, explosions épileptiques et battements hardcore. Euphorie dans la foule qui reprend en chœur les exhortations de la chanteuse. S’extirpant en coulisses pour boire son mug, l’artiste à l’épaisse crinière brune donne ses dernières indications avant de remonter sur scène pour faire chanter à la foule un joyeux anniversaire pour deux de ses musiciens. Le concert se finit en apothéose dans un fracas apocalyptique et assourdissant…

Trois heures après sa prestation, Björk est toujours au village artiste avec son équipe à fêter l’événement à grand renfort de platines. Et si de mémoire de festivalier la cohésion a rarement été aussi poussée et perceptible… rare un after aura, de la même manière, autant marqué les bénévoles.


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par Blog officiel Rock en Seine
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