Vendredi 13 juin 2008

Les bordelais sont de retour avec un 2e opus dominé notamment par l’ombre d’un Manu Chao dans les arrangements et d’un Serge Gainsbourg dans l’interprétation.

Rien à voir a priori avec le roman de science-fiction de Clifford Donald Simak dont est tiré le nom du groupe. Ni même avec l’ecstasy, d’ailleurs. Et pour cause, le tempo ne se cale pas sur la fréquence cardiaque, mais plutôt sur le léger hochement du bassin. La guitare acoustique, l’harmonica ou la contrebasse, tout valse d’une même ronde pour servir un chant grave mi susurré, mi étouffé. Les chœurs sont délicats et l’album construit des univers sonores complets, jouant des surcouches pour installer son univers.

Seul regret : une voix en retrait qui ne félicite pas toujours l’intelligibilité des textes malgré leurs profondes rigueurs poétiques, renforçant pour le même coup la ressemblance avec l’homme à tête de chou ou le ton monocorde d’un Miossec.

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par Longueur d'Ondes
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Mercredi 11 juin 2008

Deux frères et une copine de fac composent le line-up de ce groupe de rock, dont les textes sont en français.

Bien que n’étant pas - à la base - originaires de l’hexagone, le combo a su développer certains attraits de la scène nationale : une voix nasillarde sur une musique simple et directe autant qu’un power trio aux rangs resserrés et aux accents gentiment mélancoliques. Car si Daisybox marque, ce n’est pas tant pour sa force mélodique ou narrative, mais pour son esthétisme léché naviguant vers des rivages pop et électrifiés.

L’unité est respectée et propre sous tout rapport, donnant à l’utilisation de l’imagerie « mannequins plastiques et ascenseur d’hôtel luxueux » de la pochette une certaine cohérence avec son contenu. Ici, nul explosion rageuse ou cynisme vengeur, mais un set efficace et mainstream, rappelant parfois les nantais Dolly.

Idéal pour une diffusion FM ou sur la bande originale d’un teen movie.

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 9 juin 2008

La gouaille a encore de beaux jours devant elle. Et ce quintet est à cette image, sorte de liberté de ton d’un Paris d’antan qui se serait préservé de son stress.

Cruelle poésie ou comptines humanistes, les portraits sont taillés dans la matière brute de l’âme au détour d’une guinguette. La voix enfumée de Nader Mekdachi puise ses accents dans les brèves de comptoir, les apéros du soleil couchant et les ponctuations world. Sous ces ballades romantiques, il y a toujours un swing enivrant et nostalgique pour vous consoler ou jouer la sérénade aux héros de la rue.

Ce 4ème album acoustique sert la culture populaire avec une rare noblesse dans l’écriture, néanmoins teintée d’humour. Padam sait ainsi faire délicieusement la synthèse de ses dernières années et hurle son amour pour la vie. Ici, ça respire la simplicité. On se pose en observateur amusé des agitations extérieures, sans attaque apparente du temps.

Et c’est tant mieux.

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par Longueur d'Ondes
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Vendredi 6 juin 2008

Oubliée la crête gélifiée, le noir et le fluo, les slims ou les singlets moulants. Au printemps dernier, les adeptes de la Tecktonik ont vu d’un mauvais œil l’arrivée en France du Melbourne Shuffle. Nouvelle lubie, nouvelle danse et mode vestimentaire, le Melbshuffle est aux pieds ce que la Tecktonik est aux bras.

La Street Dance - appellation générique pour ces danses venues de la rue - fait son grand retour dans les médias grâce notamment à son exploitation dans les clips Rap ou R’n’B. Dans ce contexte de réappropriation et de métissage, deux principaux mouvements américains avaient par ailleurs donné le ton, dépassant leur simple statut initial. Il y eu par exemple le New School (ou New Style), exploitant à son avantage des mouvements rapides et combinant d’autres danses comme le Popping, le Boogaloo ou la Wave Dance. Puis, nous pouvons noter entre autre le Krump (ou Clowning), mélangeant dans un esthétisme tribal des figures acrobatiques. De beaux exemples de synthèse d’héritages culturels, soulignant chaque fois l’importance sociologique liée à ces émergences et la mutation de l’espace public en un gigantesque terrain de jeu.

Mais au-delà même du Melbshuffle, de nombreuses danses avaient bien évidemment capitalisé sur les mouvements des pieds et des jambes. Le JumpStyle belge, par exemple, consiste en un enchaînement de sauts sur une rythmique appuyée. D’autres variantes sont connues, à l’image du Hardjump, y intégrant des notions plus ou moins chorégraphiées. Enfin, plus récemment, le Footworkin’ (ou Jurkin’) de Chicago et ses refrains accélérés sur des beats acides donnait dans le remix Riverdance du Break Dance traditionnel.


Le courant est né au début des années 80 au sein de l’underground australien


Le Melbshuffle (ou Shuffling, Melbourne Shuffle) est issu, comme son nom l’indique, de Melbourne. Mais si les Djs étrangers nomment ainsi le style pour illustrer son croisement entre « la danse du poulet et celle du robot », c’est seulement en 92 que le mot  apparaît en Une du journal The Age. Bien que ringardisé dans les années 90, le style a finalement fait son grand retour grâce aux nombreuses vidéos des plateformes d’hébergement en ligne.

Les mouvements de base combinent le Moonwalk et un martèlement du pied. Certains danseurs n’hésitent d’ailleurs pas à recouvrir le sol de poudre de talc pour faciliter la sensation de glisse. Plus rarement, quelques variantes intègrent les bras ou des sauts pour compléter ces pas stylisés. Au niveau vestimentaire, les danseurs utilisent principalement des phats (pantalons larges et évasés en bas) pour cacher les pieds et des sweats à capuche ou des casquettes. Dernièrement, certains ont même opté pour des pantalons corsaires, afin de mettre davantage en valeur leur jeu de jambes.

Côté musique, la composante principale était à l’origine le triptyque Jazz / Acid / House. Au fur et à mesure, c’est la très populaire Transe Music du début des années 90 qui pris le relais, puis finalement le HardStyle et l’Electro à l’arrivée de la House Minimale. Très prisé en Hollande, en Belgique et dans le Nord de la France, le HardStyle (130-150 bpm / battements par minute) est également utilisé pour le JumpStyle et la Tecktonik.


Les aficionados sont en majorité métropolitains avec une moyenne d’âge de 15 ans


Si la France connaît un retard relatif en la matière, le Melbshuffle a lui déjà gagné le Japon et l’Allemagne depuis quelques années. Il est également présent dans quelques raves parties du Royaume-Uni et de la Thaïlande (Koh Phang Ngan). Des compétitions sont même organisées en Lituanie ou en Malaisie et un documentaire intitulé « Melbourne Shuffler » est sorti en DVD en Australie à la fin de l’année 2005. Dans le Sud de la France, la danse se développe grâce à quelques boites de nuit, telles que l’Inox Electronic Club à Toulouse ou encore le Barlive à Montpellier.

Suite aux nombreuses critiques à l’encontre de la Tecktonik, le contexte actuel pourrait bien favoriser l’émergence du Melbshuffle en France. En effet, au-delà du débat portant sur son cigle de l’aigle héraldique propre aux empires (de Charlemagne en passant Napoléon et les nazis), le terme « Tecktonik » est en France une marque déposée par Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin, de la discothèque Metropolis à Rungis. Il est donc impossible d’organiser une soirée employant ce terme sans un accord préalable, contrairement à la majorité des mouvements de danse. Enfin, depuis décembre 2007, TF1 Entreprises est devenu l’agent international de la marque. Certains danseurs veulent ainsi se détacher de cette dénomination « Tecktonik » et choisissent volontairement l’appellation Danse Electro pour éviter toute récupération.

Face à cette surenchère, le ton est donné. La Street culture du Melbshuffle aura-t-elle raison des fins commerciaux de la Tecktonik ?

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> Analyse de la
Tecktonik


par Rue89
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Mercredi 4 juin 2008

Le groupe yvelinois mérite plus qu’un simple chronique. Pour ainsi dire, c’est même la révélation hip-hop du moment, réussissant de magnifiques hold-up à Bourges et lors du Grand Zebrock.

Le quatuor construit ainsi un univers sonore très riche entre approche funk, envolées rock et arrogance US. Le rappeur malawien réussit à s’y imposer tel un prêcheur soul, balayant les convenances et s’attardant sur scène dans de longues introductions parlées et caractéristiques.

Incroyable d’imaginer que ce combo vient de l’hexagone, tant le flow est naturel et les influences complexes rappelant l’élan du mouvement fusion dans les 90’s. L’énergie est là. Le groove et le romantisme aussi. Un album d’une réelle intelligence qui sait réconcilier les styles et ne pas sombrer dans les raccourcis évidents.

Incontestablement, les « Tudz » possèdent cette facilité et cette aisance imparable qui s’en révèlent presque… énervante.

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par Longueur d'Ondes
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Lundi 2 juin 2008

Dernier poulain en date du micro label rennais, le combo électro expérimental est aussi un vrai groupe de scène.

En témoigne leur prestation remarquée aux Rockomotives de Vendômes à l’hiver dernier où accordéon, batterie, basse, guitare et machines habillaient les lieux. Créé par le clavier David Euverte (Ripley, Dominique A) et le chanteur Philippe Onfray (Casse Pipe), les Xmasx savent autant emprunter les sons froids d’un trip-hop résolument contemporain que les sonorités déstructurées du jazz.

Procédant par touches sonores, le mixage de Thomas Pol y est subtil, profitant des cassures de rythmes pour donner une cohérence à l’ensemble. Les envolées sont somptueuses, sortant des nappes ambiantes et fantomatiques. La voix se pose ainsi dessus, céleste et péremptoire, à l’attente d’un nouvel orage de larsens.

Terrifiante et envoûtante, cette musique, même sous ses virages les plus pop, est chargée d’images cinéphiles.

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par Longueur d'Ondes
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Vendredi 30 mai 2008

Dandysme incandescent, électro sautillante et new wave éméchée… Le 2ème opus du quinquet parisien confirme que le rock peut encore surprendre le dancefloor, et inversement. Après quelques amorces sur David Lynch, les films nanars ou les bars parisiens, rencontre avec le crooner trash Nicolas Ker et le soundwriter destroy Laurent Bardainne.

Comment s’est réalisée la signature avec le label Tiger Sushi ?
Laurent :
Venant du jazz, nous avions le fantasme de jouer du rock. A l’origine, nous avions une formation trip-hop chiante du nom de Crépuscule, avec une chanteuse. Vu que nos nouveaux morceaux sonnaient new-wave, on a donc tenté de se rapprocher de The Record, mais le patron du label est un filou. Il nous a orienté vers une fausse adresse et nous sommes tombés par hasard sur Tiger Sushi. (Rires) On a ensuite passé une annonce pour un chanteur. Je crois même que j’ai encore la lettre de présentation de Nico !

Qu’est-ce qui a évolué avec ce 2ème album ?

Nicolas :
Nous avions une volonté pop. Un « Poni Hoax for sale » avec une collection de singles, juste pour le fun ! (Rires) Etant donné que certains viennent du conservatoire ou du funk, il y avait de la rigueur et tout s’est mis en place rapidement
L :
Le leitmotiv était la danse, même si Nico déteste danser. Quelque chose qui tienne la route, à côté d’un batteur qui joue avec Rokia Traoré ou d’un guitariste qui voulait de la noise. Finalement, en écoutant les Daft, je me suis rendu compte que l’on pouvait faire une musique subtile et danser dessus sans complexe. C’est devenu une évidence et il ne nous a fallu que 3 répétitions pour rentrer en studio.

Au vu de votre musique, êtes-vous nostalgiques ?

L :
Les Stones et les Doors sont notre seul compromis dans le groupe, même si on ne peut pas nier des influences comme The Cure, ou Daho… Mais oui, ce n’est que l’accident qui peut créer l’inédit.
N :
J’ai fait Math Sup et je peux vous dire que rien n’est stable, même dans les mathématiques. La Science, c’est le doute permanent.

D’où vient l’idée du personnage de Sigrid qui donne son nom à l'album ?
N :
C’est une nana mannequin, que nous croisions souvent dans les expos. De là est venu l’idée d’un thème général sur la surconsommation de culture et de communication.
L :
Et puis, c'est un nom qui claque ! De manière symbolique, Sigrid est d'ailleurs venue faire les chœurs sur un de nos morceaux. Nous voulions parler de la solitude des gens dans les grandes villes et Nico était célibataire à l’époque... Aujourd'hui, on a tous une obligation de bonheur et une addiction aux moyens de communication, style e-mails et SMS. A New-York, je me suis senti seul au monde…
N :
C’est dingue ! Pour qu’ils se parlent, il faut une interface entre les individus. Le besoin d’un objet transitionnel. Je pense que les gens devraient pousser le trip à donner des noms d’animaux à leurs objets. (Rires)

Vous avez besoin d’une thématique par album ?
N :
Ca permet d’ouvrir les vannes. Il n’y a pas de libertés sans contraintes. Les textes à thèse, j’essaie de les ouvrir à l’interprétation, de la même manière que Lynch a un rituel strict et se laisse porter par l’inconscient collectif. C’est le ressenti personnel qui en oriente ensuite le traitement. Le matériau de base n’existe pas. Seul l’esthétisme est maîtrisé ! Le temps est linéaire : tout procède par plagiat. On ressasse les mêmes thèmes et la nouveauté est une illusion progressiste.

Comment expliquer votre récente surexposition ?

N :
Les mauvaises critiques nous font aussi rire. Par exemple, il y a un blog qui a dit que nous avions des têtes de Pow Wow. J’ai trouvé ça génial ! (Rires) C’est notre côté masochiste. On considère que c’est déjà cool qu’on parle de nous, et sans égocentrisme. On n’est pas successible.
L :
Le côté hype vient de notre label électro. Pourtant, si nous traînons au Paris Paris, on traîne aussi dans les troquets du 18ème. Nous ne connaissions pas tous ces djs avant.

Comment appréhendez-vous les remixs de vos chansons ?
N :
Le remix de Chloé était une tuerie. Etant donné que la musique nous échappe à la base, il n’y a aucun problème pour que quelqu’un se l’approprie.
L :
C’est toujours hallucinant de voir que des titres écrits dans une chambre sont ensuite repris par d’autres. Par exemple, le remix de « Budapest » par Joachim était très touchant.

Quel regard porte les autres pays sur votre travail ?

L :
Nous avons beaucoup joué à l’étranger. Il n’y a qu’en France que les gens se prennent la tête sur notre anglais. A l’extérieur, on focalise juste sur le fait de faire un bon concert. C’est tout. Nous, pendant ce temps-là, et même si nous ne gagnons pas trop de sous, on voyage.

Réfléchir au prochain album, c’est se maintenir en mouvement ?

N :
On parle déjà du suivant parce qu’on s’emmerde. La pochette, les notes, le thème…
L :
C’est aussi pourquoi nous avons des projets parallèles. Sinon, je vais jouer à Wow. (Rires)
N :
Et moi à Call of Duty !
L :
C’est la phase la plus tripante, car le produit fini est très peu intéressant. Nous pouvons encore améliorer les lights et les clips. Et puis, quand je vois avec quelle galère nous débattons sur les photos, je me dis que c’est justement là que nous sommes avant tout musiciens...

De quoi parlera ce troisième opus ?

N :
De la guerre, mais sans sombrer dans la lamentation ! Je viens du Cambodge. Je suis un war baby. C’est vous qui êtes traumatisés, pas nous. En France, on est très protégé alors que la guerre est une valeur commune entre les peuples et les générations. Par exemple, je veux raconter l’histoire de cet ambassadeur américain en Iran qui baisait comme un fou le soir... La guerre, c’est aussi intime et la vengeance est contagieuse. Je pense aborder le thème à travers le déchaînement sexuel que cela provoque. C’est Léonard Cohen qui disait « La guerre a été faite par les vieux pour pouvoir baiser les femmes des jeunes. » (Rires)
L :
J’ai moi aussi une fascination pour la folie ultime. La guerre est un état naturel. Mais, ne vous inquiétez pas, nous allons crypter tout ça. Le pire, c’est que Nico est assez fort pour écrire un texte en une seule après-midi.
N :
La musique est préexistante. Quand on est disponible, pas besoin de batailler, toutes les influences se déversent d’un seul coup…

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par Longueur d'Ondes
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Mercredi 28 mai 2008

Le sentez-vous ? Nous sommes à une époque charnière. Un moment aussi excitant qu’effrayant car nul ne peut en prédire l’issu. Des révolutions, il y en a pourtant eu : l’arrivée de la cassette audio, la bande FM, le vidéo clip... Puis Internet a changé la donne.

Les choses ont-elles vraiment changées pour autant ? On pille la toile à la recherche de la dernière sensation, comme chez n’importe quel ancien disquaire. L’accès à l’information s’est développé considérablement, mettant la culture à portée de clics. Instituant une proximité avec l’artiste, les internautes ont pris le relais des anciens fanzines papiers. Mieux, le MP3 et le streaming ont réintégré une mobilité dans l’écoute et permettent enfin de sortir du format de stockage standard d’un album.

La différence, c’est l’avènement d’un mode Shuffle. Les styles jouent à saute-mouton sans réelle filiation, tandis les groupes sont consommés de manière orgiaque au mépris de l’unité d’un disque. Résultat ? D’excellents hybrides, mais aussi la victoire de singles surmédiatisés. Certes, on écoute plus, mais pas mieux par manque de temps et paresse. En soit, le symbole de nos propres goûts et contradictions. Au mieux, la preuve qu’il faut continuer de soutenir l’initiative de défricheurs comme Zyva Music.

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par Zyva Music
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