Maroquinerie, 7 mai. Challenger
au podium du mauvais goût avec Didier Super et MC Circulaire, le duo regressivo-trash a de quoi diviser. Et c’est ce qui en fait justement son charme : un ovni volontairement primaire et
irréverencieux de la Région nantaise venu taquiner les orphelins de l’ancien Pulp* parisien.
L’attitude
Poils assumés sous les bras,
crètes punk dans le public et concours de topless sur scène, les protagonistes sont à l’image de leur immence farce. Une ambiance riot grrrls à souhait, jouant autant les clins d’œil du punk gay
que du kitch eighties. Car pour le duo Rebeka Warrior et Mitch Silver - pseudonymes aussi grossiers que leur troisième degré - l’expérience se vit définitivement en live. Pour preuve, les murs de
la salle, suintant la sueur et l’hormone, s’en souviennent encore. Hymnes à l’anarchie, coups bas sous la ceinture ou encore exhortations pornographiques… Tout est permis. Mais rien de plus
facile, au fond, quand on porte une perruque et des lunettes qui préservent de l’anonymat. Idéal pour entraîner un public dans son irréel délir, sorte de défouloir ou cour de récrée entre sales
gosses excomuniés.
Le son
Sexy Sushi fait dans l’animal, le binaire. Tant au niveau des paroles que de l’enchevrêtement des beats. Comme si le fond - crasseux et vulgaire au
possible - devait automatiquement épouser une forme réduit à son élément le plus basique. Le plus minimal, pour ne pas dire simpliste. Car ici, l’électro-clash est passé à la moulinette du
synthétiseur Bontempi. La basse est grasse et tembourrine la tempe jusqu’à l’abruptissement. La voix est saturée grâce à un micro qui montre vite ses limites. Quant aux chansons, elles sont
tirées au sort au moyen d’une grande roue. Foutage de tronche jusqu’au bout, surtout que le hasard désigne pour la 2ème fois un même titre qu’il faut recommencer puissance 2. Le tout
évoque une junk food aussi huileuse qu’honteuse. Vulgaire et facile. Efficace, directe et instinctive.
L’esprit
Pourquoi la formule
marche-t-elle ? Tout d’abord, grâce à son audace punk, vent de liberté juvénile et utopie invincible. L’exhibitionnisme y est total et sans aucune limite. Ensuite, le revival régressif
eigthies, dont Groland a su en tirer un angle prolo, profite à l’aura du groupe. Un seul leitmotiv : la transgression, soit le culte du comportement marginal pour ne pas rentrer dans une
norme castratrice, même si cela doit passer par le plus ou moins douteux. Enfin, comment préjuger d’un premier degré au vu des cv des deux protagonistes ? Rebeka Warrior (alias Julia Lanoë)
est en réalité la chanteuse du groupe nantais Masnfield TYA, tandis que son comparse Mitch Silver (alias David Grellier) est à la tête du prolifique collectif Valerie. Qui dit
mieux ?
Le deuxième album de Sexy Sushi est sorti mi-mai chez le jeune label Scandale Records.
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*Ancienne boîte de nuit du 3ème arrondissement de Paris, connu notamment pour ses rassemblements queercore
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Au sein de ce concours musical sur les artistes émergents d’Île-de-France, près de 60 artistes ont été sélectionnés mi-mars - sur
écoute - par 50 spécialistes des musiques actuelles (programmateurs, directeurs artistiques, journalistes, partenaires).
Deuxième phase de la sélection : le live. Retransmis chaque mois en direct sur le site de MyGroovyPod,
ces concerts à la Bellevilloise - auxquels le magazine indépendant Longueur d’Ondes a notamment participé - ont été l’occasion de juger un niveau de performance assez élevé.
Si le rock français du groupe Apple Shift a remporté la mise le 26 mars dernier, l’excellent blues-country de
Cotton Bellys a fait une forte impression avec deux voix du jury contre trois. Revival rock, oblige.
Phase finale : une soirée des Awards, qui aura lieu en septembre, sera consacrée à la crème des crèmes
de cette première édition.
Et concernant la 2ème
édition ? Démarrage des inscriptions début juin. A vos maquettes !
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Par Longueur d'Ondes
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Paraphrasant Katerine et les Daft Punk, « Hobo, après tout » aurait pu être une maxime cousue sur son sac de voyage.
Mais s’il perpétue la tradition folk de ces artistes itinérants des années 30 à la Bob Dylan, ce fils et frère de musicien y associe surtout les carnets de route de la soul british, de Van Morrison à The Jam.
Son répertoire constitue ainsi une schizophrène BO hollywoodienne entre guitares, cuivres et voix expressive.
Hobo, dis donc.
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Par Europavox
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Solitaire et boulimique, Konstantin Gropper s’est rendu spécialiste du mille-feuille musical.
En superposant les couches sucrées de la musique classique, celles salées des Balkans et celles acides d’un Radiohead, le multi instrumentiste étoilé s’épargne la lourde cuisine habituelle de la
pop lyrique.
Ici, tout est fin et nuancé, preuve qu’un seul homme peut être à tous les fourneaux, au service d’une intimité folk et baroque d’une grande subtilité.
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Par Europavox
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La sappe qui claque, le talon haut et les couleurs qui titillent
l’épileptique, la Beyonce punk fait se rencontrer Grace Jones, Björk et les Clash autour d’une partie fine alcoolisée.
A tous les étages, c’est Mardi Gras qui se fait surprendre par Halloween dans un melting pop hilare.
Derrière le prodige ? L’illustre batteur des Damned. Ska, hip-hop, nu clash et afro beat, tout y passe avec outrance et irrévérence.
Le pire ? C’est qu’on en redemande.
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Par Europavox
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Collectionnant les
tarmacs de l’Europe et du continent africain, Tatiana Heintz et Gilbert Trefzger bousculent les horizons folk.
Dans leur sillage, le duo a réuni un melting-pôtes des plus classieux : Keziah Jones, Mick Jagger ou bien encore Jamie Lidell.
De sacrées figures de proue qui ont su reconnaître en eux un nomadisme à la fois culturel et philosophique, dont la soul apporte une bouffée d’air frais.
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Par Europavox
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Ici, les nerds ont troqué l’électro 8-bits pour s’attaquer à d’autres claviers : ceux analogiques de leurs parents.
Résultats de l’opération ? Un funk-pop sous électrode, non loin d’un Paul Simon ou d’un Fela Kuti.
Le tout en VO norvégienne non sous-titrée, s’il vous plait.
Dopé par les percussions afrobeat et sublimé par d’amers instruments acoustiques, la musique est accompagnée d’un théâtre d’ombres en digital qui rythme les échanges.
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Du Saule au plafond, en première partie de Bénabar ou sur la platine de ton salon, le songwriter belge a su se faire un nom.
En deux albums, le colosse de 2 mètres au timbre juvénile fait dans l’épopée bucolique.
L’épaisseur de l’écorce a su convaincre jusqu’aux bonnes feuilles de Dominique A.
Comptines malicieuses et envolées délirantes, l’atypique Saule pleureur vous laisse l’âme rêveuse sur votre balançoire.
Preuve qu’il sait mener à bien son bouleau.
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Par Europavox
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