Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 01:00

L'Adami (société de gestion des ayant-droits du secteur musical), Deezer (site international d'écoute en streaming avec 20 millions d'utilisateurs) et Europavox  (festival de Clermont-Ferrand dédié à la scène européenne qui fête sa 7e édition) se sont associés, il y a 3 ans, pour créer un prix récompensant et médiatisant de jeunes découvertes musicales sur la scène européenne.
   
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 Les conditions ? Être résidant français, ne pas être signé sur une major, s'être déjà produit sur scène et ne pas avoir bénéficié d'une exposition médiatique et nationale importante. En 2010, Music is not fun - lire itw ex-manager ici - a remporté l'édition (face à Fortune, King of Conspiracy, The Wankin' Noodles et Puss in Boots). L'année dernière, c'est Quadricolor - lire itw ici - qui fut le lauréat (devant François and the Atlas Mountains - lire itw ici -  Shiko Shiko, Success - lire itw ici - et This is the kit).

Cette année, en plus d'avoir confié la présidence à Philippe Zdar (confondateur du groupe Cassius - lire chronique ici - qui succède au pianiste d'Aaron), les trois membres fondateurs ont également ouvert leurs portes à deux autres festivals européens : Les Nuits Botaniques (Belgique) et le Montreux Jazz festival (Suisse). Le gagnant bénéficiera d'un coup de projecteur sur Deezer, Le Mouv' et dans Les Inrocks - lire itw ici, d'une date dans les festivals partenaires, d'une diffusion de son concert sur Arte.

Ainsi, les lauréats 2012 sont : Garciaphone, Hyphen Hyphen, Juveniles, Me et Odezenne - lire chronique ici. Les internautes ont du 8 au 29 mars pour voter pour leur formation préférée et déterminer un gagnant. L'annonce du lauréat sera effectué le 2 avril.
   


+ d'infos
www.deezerdetalents.eu



Par Longueur d'Ondes
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 01:00

 
Reportée en raison des mouvements sociaux d’octobre 2011 à Mayotte, la finale de la 3e édition du Prix Océan Indien s’est déroulée, le 16 décembre dernier, à la salle de concert Le Kabardock de l’île de La Réunion. Le magazine Longueur d’Ondes était sur place pour rendre compte de la victoire de l’artiste Bo Houss, jeune mahorais de 25 ans issu des musiques urbaines. Retour sur un Prix injustement mésestimé, mais ô combien essentiel.

La naissance du Prix Musiques de l’Océan indien date de fin 2004. La volonté initiale ? Révéler les artistes de ce secteur géographique en favorisant la diffusion de leurs œuvres et en apportant une aide au développement à l’international des lauréats. Mais la création du Prix se voulait également répondre à une segmentation des zones : Mayotte et La Réunion pour RFO, l’Afrique et Madagascar pour RFI... L’idée est donc de mutualiser les moyens et les supports, mais également renseigner sur les droits ainsi que la protection des artistes et de leurs œuvres.


Ainsi, le Prix prend en compte 7 îles : Les Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte, Rodrigues et Les Seychelles. Sa périodicité ? Organisée selon une biennale : une année le Prix, la suivante le développement des lauréats. 2007, première finale à Madagascar : Maalesh (Comores) remporte le tremplin. 2009, deuxième édition également à Madagascar, dans le cadre du Festival Angaredona : Mami Bastah (Madagascar) en sort vainqueur.

Octobre 2011, les différents mouvements sociaux qui secouent Mayotte font annulés la tenue du Prix Musiques de l’Océan indien lors du festival Milatsika à Chiconi. Reporté le mois suivant, il est organisé à la sale des musiques actuelles du Karbardock au Port (La Réunion). A cette issue, c’est Bo Houss (Mayotte) – que nous vous présenterons plus longuement dans un prochain numéro – qui s’illustre face à la guitare world de Teta (Madagascar) et au reggae Kom Zot (La Réunion). Mélangeant rock, r’n’b, hip-hop et chant mahorais, l’artiste et ses cinq musiciens ont su électrisé la soirée par leur polyvalence.


Que gagne-t-il ? Un dvd promotionnel contenant la captation de la soirée, une semaine de résidence-coaching scénique et sa programmation dans les festivals partenaires (Musiques Métisses d’Angoulême, Festival Les Suds, Babel Med Music de Marseille, Festival en Othe…), les voyages et visas étant pris en charge. Enfin, un titre du répertoire du finaliste est inclus dans la compilation 2011 de l’Organisation internationale de la francophonie.

Mais si Bo Houss a été sélectionné par le jury sur des uniques critères artistiques et scéniques, on ne peut toutefois s’empêcher d’en souligner la portée symbolique. Car des soulèvements de Mayotte, on retient surtout celle de sa jeunesse, dans un pays constitué en véritable orphelinat à ciel ouvert. Cette île, à la recherche de sa voix, trouve écho dans cette nomination et les textes de l’artiste. C’est un peuple, une jeunesse, qui se bat pour son avenir et s’illustre ici par ces chroniques du quotidien, incontestable pont entre la tradition (chant mahorais) et la modernité (musiques urbaines). Preuve, une fois encore, de la nécessité de vecteurs de valorisation comme le Prix Musiques de l’Océan indien.




> Bo Houss (musiques urbaines)
> Teta (world)
> Kom Zot (reggae)

 
 

Par Longueur d'Ondes
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 01:00


Bien sûr, et c’est même affreux pour toute une génération d’artistes du genre, pour peu que le propos soit un peu lettré, que le fond sonore soit un tant soit peu travaillé, il faudrait automatiquement que tout slam ressemble à du Abd Al Malik en puissance...

Mais ce serait trop facile. Et surtout pas totalement exact pour les Waggons qui allient rock psychédélique et blues au spoken word. Les textes de Lucien 16’s sont engagés – évidemment me direz-vous – oui, mais le chaud-froid de ce rap désespéré produit ici des étincelles au contact de cette musique intimiste. Ouatée.

Prenez le magnifique « Fuis aigreur » (12’18) : le MC harangue la foule, apostrophe. Oh, pas comme le rappeur, non, mais comme le ferait le crooner sur sa longue introduction. Dépassant le tempo, puis le laissant filer avant que la batterie n’explose. Avant que l’émotion ne vienne…

Sans conteste le meilleur groupe lyonnais de ce début de siècle. 



> Page MySpace



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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 01:00


Les années 2010 ? Le retour du groupe à mèche. Et pour preuve : 1/ Quadricolor est un groupe de chevelus ; 2/ ces jeunes rockeurs niçois sont prêts à exploser, n’attendant plus que la signature d’un label.

Leur crédo ? Un pont tendu entre électro-pop anglaise et psychédélisme américain, meilleur remède pour réconcilier la vieille Europe et le nouveau continent. Les paroles ? In english, dans le texte, et écrites par un parolier... Bref, depuis 1 an, le quatuor commence à se faire un nom, malgré son pseudo potache emprunté à une célèbre réplique de l’émission tv Popstars (merci Bruno Vandelli). Il faut dire que depuis le tremplin de Rock en Seine en 2010, les p’tits ont parcouru du chemin ! « C’était notre plus gros concert. L’année suivante, nous avons enchaîné pas mal de MJC, le Prix Deezer 2011 et sommes enfin devenus intermittents du spectacle. Hé oui, notre bac date quand même de 2009 et nous habitions encore il y a peu chez nos parents ! »

Groupe de lycée, donc ? « Pas du tout, nous nous sommes rencontrés – hormis le batteur – au conservatoire. » Hum… Ambiance studieuse, nous présumons. Voire des stakhanovistes du son, plus habitués des studios de répétition ou d’enregistrement que de la scène… Sourire : « Pas obligatoirement ! La scène et le studio méritent tous les deux un apprentissage. Nous nous refusons de faire un choix. D’autant que, si le disque physique vend moins, il est tout de même écouté. L’un complète l’autre et inversement. » Mais ce premier album ? « C’est en cours, mais nous ne sommes pas pressés. On a tellement vu des types de notre génération aller trop vite… Nous avons déjà pas mal évolué, murit. Finie l’expérimentation, nous connaissons nos capacités. Et, en soit, c’est déjà la preuve d’une certaine maturité... »



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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 01:00


Avouez ! Avouez que la lecture de cette chronique vous a d’abord intrigué (dégouté ?) à cause de son nom...

Il faut dire qu’il y avait certainement plus subtile pour nommer cette délicieuse farce punk, sorte de brouhaha gueulé du fond du garage avec le bourdonnement des décibels comme seule mélodie. Et puis bon, si cela a permis de découvrir un groupe... Mais même pas !

Urine est loin de squatter les fêtes de lycées : il s’agit du side project de Lab°, se la jouant ici crade sous les aisselles bien loin de leur dub habituelle. Car en moins de 30 minutes, ce sont bien 21 goulées de tord-boyaux qui sont avalées sec, in english dans le texte, avec le larsen en guise d’étendard.

Conclusion ? Ca défoule, ok. Idéal pour l’hiver. Et puis on se dit – quand même – à la fin du pogo que les membres (quarantenaires) de Lab° ont du raté un truc dans leur jeunesse pour s’y mettre aussi tardivement...

Bon, une fois le touche-pipi fini, on se remet au boulot maintenant ? 


> Morceaux en écoute



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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 01:00


Quand les dj’s concepteurs de la compilation « Swing Party » (Wagram) évoquent le genre...

« L’explosion de l’électro-swing pourrait s’expliquer à travers un regain de nostalgie, pourquoi pas, mais surtout parce que certaines bandes-son (passées dans le domaine public) ont pu être réutilisées à moindre coût par des producteurs… La différence avec Caravan Palace, et ce qui en explique le succès, c’est que sont des musiciens. Mieux ! Deux des membres du groupe sont des danseurs de swing... Le processus de création est donc différent : une sorte de théâtralisation très festive, colorée et des brassages qui sonnent plus naturels.

De plus, étant donné que l’électro-swing joue à la fois sur le tableau rétro et happy, tout en étant très mélodique, le genre peut à la fois satisfaire les cadres (principaux acheteurs), les publicitaires (diffuseurs) et les clubbers (utilisateurs). D
’ailleurs, petite anecdote au passage : la chanson de Patricia Kass « Pigale » a été écrite par Caravan Palace (bien qu’ils ne soient pas crédités sous cette forme). 

Enfin, et pour conclure, si l’électro-swing n’est pas autant développé dans certains pays (comme par exemple l’Allemagne et l’Angleterre, du moins dans une classification aussi précise), cela s’explique par les copyrights de certaines zones économiques : certains samples n’étant pas encore tombés dans le domaine public, on ne peut pas les diffuser, contrairement à la France... Eh oui, rien ne se perd, tout se recycle ! »


> Site Internet 


 

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 01:00


Dès l’album en main, il est évident que son caractère atypique ne s’appréciera pas que sur le plan de l’ouï. Par son emballage cartonné et sérigraphié, il y a en effet de quoi s’en sustenter à la vue et au toucher.

No Pilot ? Le brestois Florian Kokoska est bien trop modeste… No destination aurait été plus juste ! Car dans ce projet lorgnant sur le krautrock (Tangerine Dream, Kraftwerk), le progressif façon Mike Oldfield 2.0 et l’industriel, toutes les pistes restent évidemment ouvertes.

C’est le champ des possibles, et non le pilotage automatique, qui intéresse ici l’auteur. Des boucles électro et synthétiques en passant par les riffs bruts, le tout s’apprécie en surcouches, réussissant le pari de marier le cérébral au dansant.

Un objet anachronique – parfois expérimental – dont on ne sait s’il est vintage ou avant-gardiste, tant il est en décalage avec les productions actuelles. Ce qui, en soit, en signe déjà l’une des grandes qualités.


> Site Internet



 
Par Longueur d'Ondes
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 01:00


Si son tube house « Flat Beat » – bande originale d’une pub de Levi’s – l’a effectivement fait connaître du grand public, Quentin Dupieux aura consacré les 12 années qui suivirent à brouiller les pistes, refuser les honneurs et fuir toute sirène démagogique.

Résultat ? Après quasi trois films et un quatrième album, le dj s’inscrit toujours comme le miroir négatif du peroxydé David Guetta, sa mèche, sa vie, son œuvre. Quand l’un affiche un éternel sourire de scout puceau et squatte les médias, l’autre cultive la barbe, refuse éternellement de parler de ses créations et s’en remet au hasard des samples.

Le tout forme un maelström de découpages bruts, d’approches expérimentales entre groove salace, boucles acid et interludes surréalistes. Encore une nouvelle salve contre le formatage du genre (à l’image de ses ovnis filmiques) qui, sous ses airs faussement snobs, est surtout l’aveu d’une sorte de radicalité.

Entre exigeants, on se comprend. 


> Album en écoute
> Bio pour les Vieilles Charrues



 

Par Longueur d'Ondes
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